715 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
715
Décisions totales
383 581
Ordonnances
247 271
Avec résumé IA
**Sujet principal** : Demande en référé-suspension et injonction contre le refus de titre de séjour d'un étudiant étranger. **Juridiction** : Tribunal administratif de Toulouse (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension de la décision préfectorale de refus de titre de séjour. Il estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une situation d'urgence justifiant la suspension, ni un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. **Textes appliqués** : La demande était fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative (référé-suspension). Le juge examine également les conditions de délivrance d'un titre de séjour au regard des articles L. 423-23 et L. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : AMARI-DE-BEAUFORT
Avocat : SELARL BRETLIM FORTUNY
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet d'un titre de séjour et d'injonction de délivrer une autorisation provisoire de travail. Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant tunisien, n'établissait pas l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment en l'absence de risque imminent d'éloignement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux récépissés.
Avocat : BEAUFORT
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande d'indemnité de M. B..., qui invoquait la responsabilité de l'État pour des retards et erreurs dans le traitement de sa demande de carte de résident. La juridiction a estimé que l'administration n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité, notamment car elle avait proposé des solutions alternatives suite à des dysfonctionnements du téléservice ANEF. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FORTUNATO
Avocat : DIEUDONNE DE CARFORT
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler un blâme disciplinaire prononcé par la ville de Versailles. Le juge a estimé que la délégation de signature au maire-adjoint était régulière et que les griefs de vice de procédure, d'erreur de fait et de disproportion de la sanction n'étaient pas fondés. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code général des collectivités territoriales relatives aux délégations et à l'exécutoire des actes communaux.
Avocat : ROCHEFORT
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a rejeté la requête en annulation, considérant notamment que la décision avait été signée par une autorité compétente en vertu d'une délégation régulière et que les moyens soulevés, dont la méconnaissance de la procédure contradictoire, n'étaient pas fondés au regard des dispositions spécifiques du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BEAUFORT
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B..., une étudiante gabonaise, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le refus, fondé sur l'article 9 de la convention franco-gabonaise de 1992, était suffisamment motivé au regard des résultats médiocres et des absences de la requérante dans sa nouvelle formation à distance. Elle a également jugé que ce refus légal rendait régulière l'obligation de quitter le territoire prise sur le fondement de l'article L. 611-1 du CESEDA.
Avocat : AMARI-DE-BEAUFORT
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 2 juin 2025 lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet de l'Ariège avait légalement fondé sa décision sur le rejet définitif de sa demande d'asile, conformément aux dispositions de l'article L. 611-1 4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les autres moyens, notamment ceux invoqués au titre de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.
Avocat : AMARI-DE-BEAUFORT
Le Tribunal Administratif de Toulouse statue sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'une ressortissante étrangère. Le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et en injonction, considérant que l'arrêté attaqué, abrogé en cours d'instance, n'a reçu aucune exécution et que son abrogation est définitive. La juridiction se prononce également sur la charge des dépens liés au litige, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : AMARI-DE-BEAUFORT
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi d'une demande d'indemnisation suite à un incendie causé par un mineur placé sous la responsabilité du département de la Manche. La société Filia MAIF, subrogée dans les droits de la victime, et les héritières de celle-ci demandaient réparation au département. Le tribunal a rejeté ces demandes, considérant que la responsabilité sans faute du département, en tant que gardien du mineur, n'était pas engagée pour ce type de dommage. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative pour faute et l'article L. 761-1 du code de justice administrative concernant les frais irrépétibles.
Avocat : ROCHEFORT
Avocat : AMARI-DE-BEAUFORT
Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une première demande de titre de séjour. La requérante, membre de famille d'une citoyenne de l'Union, n'a pas démontré l'urgence, car le délai de traitement anormal ne crée pas par lui-même une situation d'urgence et ses arguments (couverture maladie, voyage) ne caractérisent pas un préjudice grave et immédiat. La juridiction applique les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 233-17 et R. 233-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : BEAUFORT
Le Tribunal administratif de Paris statue par ordonnance sur une requête initialement dirigée contre un refus implicite de délivrer une carte de séjour pluriannuelle. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales, le juge donne acte de ce désistement et ne statue plus que sur la demande d'allocation pour frais d'instance. Il condamne l'Etat, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à verser au requérant une somme de 1 000 euros.
Avocat : BEAUFORT
Avocat : JESUS-FORTES
Avocat : AMARI-DE-BEAUFORT
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite d'une demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le tribunal a annulé la décision implicite du préfet des Bouches-du-Rhône, considérant que l'administration n'avait pas procédé à l'examen individuel et concret de la situation de l'étudiant, notamment de la réalité et du sérieux de ses études, comme l'exigent les articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai d'un mois.
Avocat : LEFORT
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête d'une ressortissante algérienne demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande d'admission au séjour. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant, la requérante n'ayant pas établi avoir sollicité la communication des motifs auprès du préfet. Il a également écarté l'application de l'article L. 435-1 du CESEDA, rappelant que le séjour des ressortissants algériens est régi exclusivement par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : DIEUDONNE DE CARFORT
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension et d'injonction de délivrer un permis de construire pour une résidence étudiante, refusé par le maire de La Riche. Le juge a constaté que le litige avait perdu son objet, le maire ayant retiré l'arrêté de refus contesté. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête en référé, sans examiner le fond des arguments sur l'urgence ou la légalité du refus initial.
Avocat : FORTAT AARPI VALWILL
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. Le juge a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas suffisamment compte de la situation personnelle et familiale du requérant, notamment la scolarisation de son enfant et les soins vitaux en France pour sa fille gravement handicapée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : LEFORT