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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

715 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

715

Décisions totales

383 581

Ordonnances

249 125

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : FORTEffacer tout
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2310760

Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 16 août 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé un titre de séjour à M. A..., ressortissant malien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal juge que ces décisions portent une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la présence continue de l'intéressé en France depuis 2018, de son mariage avec une compatriote en situation régulière et de la naissance de leurs deux enfants scolarisés. En conséquence, le tribunal fait droit au moyen tiré de la méconnaissance de cet article.

Avocat : DIEUDONNE DE CARFORT

6 novembre 2025• 2ème chambre
CAA78Ordonnance• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE00509

Avocat : LEFORT

6 novembre 2025• Juge des référés
« Précédent3456789Suivant »
Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2507436

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. C..., ressortissant nigérian, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 30 septembre 2025 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le requérant invoquait notamment un défaut d’examen, un défaut de motivation, une erreur de fait, et la méconnaissance des articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ainsi que de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de la requête, estimant que la décision de l’OFII était suffisamment motivée et fondée sur une application correcte des textes, notamment l’article L. 551-15 du CESEDA qui permet de refuser les conditions matérielles d’accueil en cas de demande de réexamen.

Avocat : AMARI-DE-BEAUFORT

5 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510170

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme E... d'une demande de suspension de la décision du préfet du Nord du 23 septembre 2025 accordant le concours de la force publique pour son expulsion. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de l'absence de signification régulière du jugement d'expulsion et de l'absence de solution de relogement pour sa famille avec trois enfants. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie compte tenu des délais dont la requérante avait disposé pour quitter les lieux, et qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code des procédures civiles d'exécution.

Avocat : FORTUNATO

5 novembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2519090

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant à M. A..., ressortissant égyptien, un titre de séjour en tant que membre de famille d'un apatride. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la demande de M. A... portait sur un changement de statut et non sur un renouvellement de titre, et qu'il n'apportait pas de justifications suffisantes sur l'atteinte grave et immédiate à sa situation. La solution retenue s'appuie sur l'interprétation de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés par le requérant.

Avocat : LEFORT

4 novembre 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2302252

Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé le certificat d'urbanisme opérationnel défavorable délivré le 17 janvier 2023 par le maire de Saint-Michel-sur-Orge à Mme A... pour la construction d'une maison individuelle. La décision a été jugée insuffisamment motivée en droit, en violation des articles L. 410-1 et R. 410-14 du code de l'urbanisme, car elle ne précisait pas les dispositions légales applicables aux motifs tirés de l'insuffisance de la voirie et de l'absence de desserte en eau potable. Le tribunal a également retenu une erreur de droit concernant le motif lié à l'emplacement réservé n°5 du PLU, sans examiner les autres moyens. En conséquence, il a annulé le certificat et enjoint à la commune de réexaminer la demande de Mme A... dans un délai de quinze jours.

Avocat : ROCHEFORT

4 novembre 2025• 9ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2418949

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté du 30 octobre 2024 par lequel le préfet de la Vendée avait obligé M. A..., ressortissant turc, à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de fait en estimant que l'intéressé était isolé en France, alors que sa mère et son frère mineur, avec lesquels il vivait, s'étaient vu reconnaître la qualité de réfugiés. Cette annulation a entraîné par voie de conséquence celle des décisions fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LEFORT

30 octobre 2025• 7ème Chambre
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2501385

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B..., ressortissant turc, d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus de la préfète de l’Essonne d’enregistrer sa demande d’asile en procédure normale et de lui délivrer une attestation de demandeur d’asile. En cours d’instance, la demande d’asile a été enregistrée le 21 février 2025 et M. B... a obtenu le statut de réfugié par une décision de la Cour nationale du droit d’asile du 14 mars 2025. Par ordonnance du 30 octobre 2025, le tribunal a constaté que les conclusions principales de la requête avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur celles-ci, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées, aucune condamnation n’étant prononcée sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : LEFORT

30 octobre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2514097

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l’arrêté du 14 avril 2025 par lequel le préfet du Val-de-Marne a refusé le renouvellement de la carte de résident de M. C... B.... Le juge a constaté que l’urgence était présumée en matière de refus de renouvellement de titre de séjour et que le requérant justifiait d’un intérêt suffisant, notamment au regard de son emploi. Il a également relevé l’existence d’un moyen sérieux tiré de la méconnaissance de l’article L. 433-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en l’absence de changement dans la situation du demandeur depuis la délivrance de sa précédente carte de résident. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l’exécution de l’arrêté préfectoral et enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail sous astreinte.

Avocat : DIEUDONNE DE CARFORT

29 octobre 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2501576

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête d'une ressortissante étrangère contestant l'arrêté préfectoral du 31 janvier 2025. Cet arrêté lui refusait l'admission au séjour, l'obligeait à quitter le territoire français, fixait le pays de renvoi et prononçait une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et ne révélait aucun défaut d'examen de la situation personnelle et familiale de la requérante. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, les moyens soulevés n'étant pas fondés.

Avocat : AMARI-DE-BEAUFORT

29 octobre 2025• 7ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2501237

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. D..., ressortissant marocain, contre un arrêté préfectoral du 12 juillet 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et un défaut d'examen de sa situation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions, en considérant que les stipulations de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 faisaient obstacle à l'application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision confirme ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : LEFORT

28 octobre 2025• 9ème Chambre
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2501809

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus du préfet de police de Paris de lui délivrer une carte de résident en tant que bénéficiaire de la protection internationale. En cours d’instance, le préfet a fait droit à sa demande, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction, dont M. B... s’est désisté. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la demande d’aide juridictionnelle provisoire, celle-ci ayant été accordée. Enfin, il a rejeté les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.

Avocat : LEFORT

23 octobre 2025
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2404561

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par M. et Mme D... de recours en excès de pouvoir contre des décisions du préfet de l'Ariège du 23 avril 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et leur interdisant le retour pour 24 mois. En cours d'instance, le préfet a délivré un titre de séjour à M. D... et une autorisation provisoire de séjour à Mme D..., rendant sans objet les conclusions principales en annulation. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions à fin d'injonction concernant le signalement au système d'information Schengen, faute de précision sur le fondement juridique applicable.

Avocat : AMARI-DE-BEAUFORT

23 octobre 2025
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2400618

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la demande de la société Paon 48, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour l'année 2019. La société soutenait que la TVA n'était exigible qu'au fur et à mesure de l'encaissement des loyers, et non dès la signature des contrats de location. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article 269 du code général des impôts, la TVA était devenue exigible dès l'encaissement d'un acompte versé par le locataire avant la prestation, tous les éléments de la future prestation étant alors connus. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi le bien-fondé des rappels de TVA et des intérêts de retard.

Avocat : BANCEL-ZUIN-LEFORT

23 octobre 2025• 1ère Chambre
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00973

Avocat : LEFORT

17 octobre 2025• 4ème chambre
CAA31Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-24TL00861

Avocat : AMARI-DE-BEAUFORT

16 octobre 2025• 1ère chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2513503

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de la Ville de Paris concernant des désordres d'infiltrations au Centre Paris Anim’ Censier. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative en vue d'une éventuelle action en responsabilité. L'expert désigné devra déterminer les causes des désordres, évaluer les responsabilités et proposer des solutions réparatrices, en présence de la Ville, des syndicats de copropriétaires et de la CPCU.

Avocat : CABINET MOUNET HUSSON-FORTIN (AARPI)

16 octobre 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2400148

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante kosovare, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne refusant de lui délivrer un titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de sa situation et n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation au regard des articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que les décisions ne méconnaissaient pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni celles de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : AMARI-DE-BEAUFORT

15 octobre 2025• 1ère Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2405360

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante guinéenne, qui contestait le refus de titre de séjour pour raisons de santé pris par le préfet de la Haute-Garonne. La requérante invoquait une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que, malgré l'absence de son traitement spécifique (Biktarvy) en Guinée, l'intéressée n'établissait pas l'impossibilité d'y bénéficier d'un traitement de substitution approprié pour son infection au VIH et à l'hépatite B. Par conséquent, la décision de refus n'est pas entachée d'illégalité et la requête est rejetée.

Avocat : AMARI-DE-BEAUFORT

15 octobre 2025• 1ère Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2406566

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de Mme B... épouse A..., ressortissante cambodgienne, contestant l'arrêté du préfet de Tarn-et-Garonne du 1er octobre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que le préfet avait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a relevé que Mme A... résidait en France depuis près de huit ans avec son époux, titulaire d'un titre de séjour longue durée, et que ses deux enfants majeurs étaient restés au Cambodge. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus de titre, de l'obligation de quitter le territoire et de la fixation du pays de destination, en application des stipulations de l'article 8 de la CESDH et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : AMARI-DE-BEAUFORT

15 octobre 2025• 1ère Chambre