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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 094 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 094

Décisions totales

383 581

Ordonnances

256 668

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : FRANCEffacer tout
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505152

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les requêtes de Mme C..., ressortissante mauricienne, contestant un arrêté du préfet de police du 30 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trente-six mois. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, en se fondant sur un arrêté de délégation de signature régulièrement publié et sur la motivation suffisante des décisions. Le moyen d’erreur manifeste d’appréciation a été rejeté faute de précisions. La décision a été rendue sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE

6 novembre 2025
TA78Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2308347

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par la société Carrefour Hypermarchés d’un recours en plein contentieux contre une injonction de mise en conformité assortie d’une astreinte de 140 000 euros par jour, prise par la directrice régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités d’Île-de-France le 12 avril 2023. Par un acte enregistré le 30 septembre 2025, la société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement par ordonnance du 6 novembre 2025. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater l’extinction de l’instance.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARLU FRANCOIS SUREAU

6 novembre 2025
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2506657

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par la société Carrefour Hypermarchés d’un recours en excès de pouvoir contre une lettre de la directrice régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités d’Île-de-France, lui notifiant une intention d’injonction de mise en conformité. La société s’est désistée de sa requête par un acte enregistré le 30 septembre 2025. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par ordonnance du 6 novembre 2025, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à un désistement de procédure.

Avocat : SELARLU FRANCOIS SUREAU

6 novembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324252

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la SAS Hays France, qui sollicitait la restitution d’un crédit d’impôt recherche (CIR) de 796 544 euros pour l’année 2013. La société contestait le refus de l’administration fiscale, qui avait requalifié les contrats conclus entre les filiales du groupe (Hays Pharma Consulting et Hays Pharma Services) avec Hays Pharma en mise à disposition de personnel plutôt qu’en sous-traitance de recherche. Le tribunal a estimé que les dépenses engagées par ces filiales ne pouvaient ouvrir droit au CIR, faute pour elles de justifier de la réalité d’opérations de recherche éligibles et de la nature de sous-traitance des prestations facturées. La solution s’appuie sur les dispositions de l’article 244 quater B du code général des impôts, dans sa rédaction applicable au litige.

Avocat : CABINET CMS FRANCIS LEFEBVRE

4 novembre 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512688

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. C..., ressortissant mauritanien, qui contestait un arrêté du préfet de la Moselle lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, de défaut de motivation et de défaut d’examen sérieux, estimant que l’arrêté était suffisamment motivé et que la signataire disposait d’une délégation régulière. Il a également jugé que le requérant, arrivé en France en 2022, n’apportait pas d’éléments suffisants pour démontrer une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, malgré son mariage récent avec une Française et son suivi psychiatrique. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et la convention européenne des droits de l’homme.

Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE

4 novembre 2025• Reconduites à la frontière
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503671

Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par la société GLM Services d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’inspectrice du travail du 24 janvier 2025 lui refusant l’autorisation de licencier une salariée pour motif économique. Par un mémoire du 16 octobre 2025, la société requérante a déclaré se désister purement et simplement de son recours. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 4 novembre 2025, mettant ainsi fin à l’instance.

Avocat : SELAS CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE LYON

4 novembre 2025
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201455

Le Tribunal Administratif de Bastia était saisi par Mme A... épouse B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur du 29 septembre 2022 prononçant l’invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que contre les décisions de retrait de points antérieures. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la décision d’invalidation, celle-ci ayant été retirée par l’administration après l’introduction de la requête. Il a également jugé irrecevables les conclusions dirigées contre plusieurs décisions de retrait de points, les points correspondants ayant été restitués avant l’introduction de la requête. La solution s’appuie sur les dispositions du code de la route et du code de justice administrative.

Avocat : LANFRANCHI

4 novembre 2025• Magistrat statuant seul
TA14Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503504

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 29 juillet 2025 par lequel le préfet du Calvados a ordonné l'expulsion de M. B..., ressortissant togolais, vers le Togo. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne démontrant pas que l'exécution de la mesure préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation avant le jugement au fond. En conséquence, il n'a pas examiné le moyen tiré de l'atteinte grave et manifestement illégale au droit à la vie privée et familiale, invoqué sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : COURSET-FRANCOIS

4 novembre 2025
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407648

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B... contestant sept décisions de retrait de points sur son permis de conduire pour des infractions commises entre 2020 et 2023. Le tribunal a constaté que quatre de ces décisions (infractions des 18 mars 2020, 5 avril 2022, 10 juillet et 17 juillet 2023) avaient été retirées par le ministre de l’Intérieur après l’introduction de la requête, rendant les conclusions sans objet. Pour les infractions des 22 mai 2020 et 5 juillet 2023, les points avaient été restitués avant la requête, rendant les conclusions irrecevables. Enfin, concernant l’infraction du 12 juin 2023, le tribunal a rejeté la demande d’annulation, considérant que le moyen tiré du défaut d’information préalable n’était pas fondé.

Avocat : FRANCK COHEN AVOCAT

4 novembre 2025• 11ème chambre, JU
TA86Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2503177

Le Tribunal administratif de Poitiers, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 15 septembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de renvoi, se déclare territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait en Loire-Atlantique à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au tribunal administratif de Nantes. La solution retenue est un renvoi pour compétence territoriale, sans examen au fond.

Avocat : DESFRANCOIS

4 novembre 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2511286

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par un ressortissant péruvien en situation irrégulière d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a constaté qu'une seconde requête du même requérant, portant sur le même arrêté, avait déjà obtenu gain de cause, entraînant l'annulation de l'arrêté attaqué. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la présente requête, celle-ci étant devenue sans objet.

Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE

3 novembre 2025• Reconduites à la frontière
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2511112

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision fixant le pays de destination d’un arrêté d’expulsion, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Nanterre (Hauts-de-Seine) à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par ordonnance, il transmet l’affaire au Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, seul compétent pour en connaître.

Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE D'ASILE

3 novembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2303387

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de Mme A... tendant à la restitution des retenues à la source prélevées sur ses dividendes de source française perçus en 2020 et 2021. La requérante, résidente fiscale française, soutenait une double imposition et contestait la procédure de réclamation. Le tribunal a jugé que la requérante n'avait pas produit de pièces justificatives suffisantes pour établir le montant et les conditions de la retenue à la source, comme l'exige l'article R. 197-3 du livre des procédures fiscales. En conséquence, la demande a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.

Avocat : CABINET CMS FRANCIS LEFEBVRE

3 novembre 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2514761

Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de M. C... contestant un arrêté du 8 octobre 2025 de la préfète de l’Essonne l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans, et un arrêté de placement en rétention du 9 octobre 2025. Le requérant invoquait notamment l’insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit à être entendu, l’absence de saisine de la commission du titre de séjour et du collège de médecins de l’OFII, ainsi qu’une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées, que la procédure était régulière et que la mesure d’éloignement ne portait pas une atteinte excessive au droit au respect de la vie privée et familiale de l’intéressé. En conséquence, il a rejeté les demandes d’annulation et d’injonction, sans faire droit à la demande de frais d’instance.

Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE

3 novembre 2025• 12ème chambre, éloignement
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2515390

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. C..., ressortissant égyptien, contestant l'arrêté du 20 octobre 2025 du préfet de la Seine-Saint-Denis le maintenant en rétention administrative. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et une erreur d'appréciation, estimant que sa demande d'asile n'était pas dilatoire. La juridiction a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait pu légalement estimer, sur le fondement des articles L. 754-1 et L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), que la demande d'asile avait été présentée dans le seul but de faire échec à la mesure d'éloignement.

Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE

3 novembre 2025• 12ème chambre, éloignement
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505121

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a constaté que Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée en urgence par la commission de médiation le 7 janvier 2025, n'avait reçu aucune offre de logement adapté (type T1) dans le délai légal de six mois. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder à son relogement sous astreinte, conformément à l'obligation de résultat pesant sur l'État en matière de droit au logement opposable.

Avocat : SELARL CABINET FRANCK BANERE

3 novembre 2025
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505002

Le Tribunal Administratif de Rouen, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Gironde portant obligation de quitter le territoire français, a constaté que la requérante avait été assignée à résidence en Gironde. En application des articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Bordeaux, seul compétent territorialement.

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE

31 octobre 2025
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503414

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du préfet du Calvados du 29 juillet 2025 ordonnant l’expulsion de M. B... vers le Togo et le retrait de son titre de séjour. La condition d’urgence a été reconnue, mais le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de la menace grave à l’ordre public constituée par les condamnations pour violences conjugales et sur mineur. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et le juge a également refusé d’admettre l’intéressé au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : COURSET-FRANCOIS

31 octobre 2025
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504983

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante géorgienne, contestant l'arrêté du préfet du Nord l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a notamment écarté les moyens tirés de la violation du droit d'asile et de l'erreur manifeste d'appréciation, en application du règlement (UE) n°604/2013 (Dublin III) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE

31 octobre 2025• POLE URGENCES
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2301330

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de l’EURL DOMISENIOR, qui contestait des rappels de TVA pour les années 2015 à 2018. La société, exerçant une activité de services à la personne en mode mandataire, soutenait être éligible au taux réduit de TVA prévu aux articles 278-0 bis et 279 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que son activité relevait de la coordination et du soutien, et non des prestations directes de services à la personne, et que le décret n° 2013-510 du 17 juin 2013 excluait légalement le mode mandataire du bénéfice du taux réduit. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, confirmant ainsi la position de l’administration fiscale.

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

31 octobre 2025• 5ème Chambre