4 094 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4 094
Décisions totales
383 581
Ordonnances
260 518
Avec résumé IA
Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Paris, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par la SAS Penske Autosport contre trois décisions de rejet de remboursements de crédits de TVA, a constaté son incompétence territoriale. La décision attaquée émanait du directeur départemental des finances publiques du Cher, situé dans le ressort du tribunal administratif d’Orléans. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif d’Orléans, seul compétent pour en connaître.
Avocat : CABINET BRYAN CAVE LEIGHTON PAISNER (FRANCE) LLP
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté les requêtes de M. A G, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans, ainsi qu'un arrêté de maintien en rétention administrative. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la violation du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), de l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), et de la méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant). La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment les articles L. 754-2 et L. 754-3 pour le maintien en rétention, et les articles relatifs à l'obligation de quitter le territoire français.
Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté les requêtes de M. A G. Il a d'abord jugé légal l'arrêté du 20 mars 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a ensuite validé l'arrêté du 16 juillet 2025 maintenant l'intéressé en rétention administrative. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment les articles L. 754-2 et L. 754-3, ainsi que sur les stipulations de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en formation de juge unique, a rejeté la requête de M. F, ressortissant mauricien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 3 août 2025 ordonnant son maintien en rétention administrative. Le tribunal a jugé que la compétence du signataire de l'arrêté était établie et que la décision était suffisamment motivée. Il a estimé que la demande d'asile de M. F, présentée après son placement en rétention, présentait un caractère dilatoire, et que l'intéressé ne justifiait pas de garanties de représentation suffisantes, notamment en raison de l'absence d'adresse stable déclarée aux autorités. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, un ressortissant algérien, qui contestait les décisions du préfet du Pas-de-Calais du 19 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de l'incompétence de la signataire était infondé, la délégation de signature étant régulièrement publiée. Il a également jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le moyen d'erreur manifeste d'appréciation, non étayé, était irrecevable. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, applicable aux requêtes ne comportant que des moyens manifestement infondés ou irrecevables.
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 21 août 2025 fixant l'Algérie comme pays de destination pour l'exécution de son interdiction définitive du territoire français, prononcée par le tribunal judiciaire de Bobigny. Le juge a rappelé que la mesure d'éloignement découle directement de la condamnation pénale et que l'autorité administrative est tenue de l'exécuter. Les moyens soulevés, tirés de l'insuffisance de motivation et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés. La décision s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Rouen, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, a constaté que la requérante, après avoir été libérée du centre de rétention de Rouen-Oissel, réside à Poitiers (Vienne). En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le litige relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Poitiers. Par ordonnance du 2 septembre 2025, il a transmis le dossier à cette juridiction.
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE