316 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
316
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 771
Avec résumé IA
Avocat : DE FROMENT
Avocat : FROMENT - MEURICE & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C D, agent contractuel de la commune de Bondy, qui contestait un titre de recettes de 521,89 euros émis pour le recouvrement d’un trop-perçu de rémunération. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant que le titre mentionnait lisiblement l’auteur de l’acte et que le bordereau était signé, conformément à l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, et que la signataire disposait d’une délégation de signature régulière. Il a également rejeté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que le titre indiquait suffisamment les bases de la liquidation de la créance. Enfin, sur le fond, le tribunal a considéré que la commune était fondée à récupérer les sommes indûment perçues par M. D pendant son congé maladie, sans que la rétroactivité du recouvrement ne soit illégale.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la société GCD Patrimoine d’une demande d’annulation d’un titre de recette émis par la commune de Moret-Loing-et-Orvanne pour un montant de 1 944 euros. La commune a informé le tribunal avoir annulé ce titre de recette le 9 août 2024, rendant la requête sans objet. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur la requête. L’ordonnance prononce donc un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de Mmes A et D, qui contestaient le refus implicite de la commune de Couzeix de les indemniser suite à l'exercice d'un droit de préemption urbain sur un bien qu'elles souhaitaient acquérir. Les requérantes soutenaient que la décision de préemption du 11 juillet 2018 était illégale, leur causant une perte de chance et des préjudices. Le tribunal a jugé que l'illégalité de la préemption n'était pas établie, car la commune avait agi dans un but d'intérêt général suffisant, conformément aux articles L. 210-1 et L. 213-11 du code de l'urbanisme. En conséquence, la responsabilité de la commune n'a pas été engagée, et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.
Suspension d'un agent territorial par le maire de Bondy. Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête de Mme A contre l'arrêté du 17 octobre 2022. La suspension est une mesure conservatoire, non une sanction, et n'exige pas la communication préalable du dossier. Les faits de propos injurieux sont jugés vraisemblables et suffisamment graves pour justifier la mesure, fondée sur l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique.
Avocat : Froment - Meurice & Associés