3 399 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 399
Décisions totales
383 581
Ordonnances
302 507
Avec résumé IA
Avocat : CABINET LEGAL PERFORMANCES
Avocat : L'ILL LEGAL
Avocat : CABINET WILLKIE FARR & GALLAGHER LLP
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de l'Aude du 13 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la méconnaissance des articles L. 613-1, R. 425-1, R. 425-2 et L. 611-1 3° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que des conséquences disproportionnées. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du CESEDA, après avoir procédé à des substitutions de base légale pour l'obligation de quitter le territoire (substituant le 2° au 3° de l'article L. 611-1) et le refus de délai de départ volontaire (substituant le 3° au 4° ou 5° de l'article L. 612-3).
Avocat : GALINON
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci contestait une contrainte de 8 318,01 euros émise par la CAF de la Nièvre pour des indus d’allocation de logement sociale (ALS) couvrant les périodes de juillet 2016 à août 2019. Le tribunal a jugé que la requérante ne pouvait contester le bien-fondé des indus à l’occasion de l’opposition à contrainte, faute d’avoir préalablement saisi la commission de recours amiable de la CAF. La décision s’appuie sur les articles L. 812-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur les articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale.
Avocat : SCP GALLON & MAURY
Le Tribunal administratif de Toulouse annule la décision du 30 novembre 2022 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A, un demandeur d'asile afghan. Le tribunal retient que l'OFII, qui n'a pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits exposés par le requérant, selon lesquels son absence d'embarquement lors d'un transfert vers la Bulgarie était due à un malaise médical et non à un refus. Cette situation constitue une inexacte application de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'OFII est condamné à verser 1 000 euros à l'avocate de M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de la société La Marquise 5 du domaine public ferroviaire qu'elle occupait sans droit ni titre dans la gare de Thonon-les-Bains. La mesure a été jugée urgente et utile car le maintien de l'occupante faisait obstacle à la commercialisation de l'emplacement, nécessaire à la continuité du service public ferroviaire. La société a été condamnée à libérer les lieux sous astreinte de 500 euros par jour de retard et à verser 2 000 euros aux sociétés requérantes. La décision applique les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques relatives à l'occupation du domaine public.
Avocat : ACCENT LEGAL
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé la décision du 5 janvier 2023 par laquelle l'OFII a refusé le rétablissement des conditions matérielles d'accueil de M. A, ressortissant guinéen demandeur d'asile, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le tribunal a jugé que la décision de refus était insuffisamment motivée, car elle se bornait à invoquer un manquement aux obligations de présentation sans aucune précision sur les faits reprochés, en méconnaissance des exigences de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de rétablir les conditions matérielles d'accueil à compter du 5 janvier 2023, sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. B A contestant l'arrêté du préfet de l'Aube du 3 juin 2025 le maintenant en rétention administrative. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation et une méconnaissance des articles L. 754-3, R. 754-6 et R. 754-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que la décision était suffisamment motivée et que les conditions de notification étaient sans incidence sur sa légalité. En conséquence, la requête en annulation a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SAS Corsica Sole 14, qui sollicitait la restitution d’un crédit d’impôt de 2 311 302 euros pour des investissements productifs neufs réalisés outre-mer (centrale de stockage d’électricité à La Réunion) au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2021. La juridiction a jugé que l’investissement n’était pas éligible, faute de mise en service effective avant le 31 décembre 2021, condition prévue à l’article 244 quater W du code général des impôts. La simple attestation de conformité Consuel et la facturation d’une prime de puissance garantie à EDF n’ont pas été considérées comme des preuves suffisantes de cette mise en service, en l’absence de réception provisoire des travaux.
Avocat : GALVEZ
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande d’expertise médicale présentée par Mme E et M. D concernant la prise en charge de leur fille dans plusieurs établissements hospitaliers. Les requérants sollicitaient cette mesure sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, mais le juge a estimé qu’elle n’était pas utile. En effet, une expertise contradictoire avait déjà été réalisée à la demande de la commission de conciliation et d’indemnisation (CCI) Rhône-Alpes, et les requérants n’ont pas démontré son insuffisance pour éclairer un éventuel juge du fond. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL GALLIZIA DUMOULIN ALVINERIE
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de la SARL Cabriès Invest contestant le refus de permis de construire pour la surélévation et l'extension d'une villa à Cabriès. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que la commune avait valablement demandé des pièces complémentaires dans le délai légal d'un mois, ce qui avait empêché la naissance d'un permis tacite. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles R. 423-22, R. 423-23, R. 423-38, R. 423-39, R. 423-41 et R. 424-1 du code de l'urbanisme.
Avocat : LE GALL
Avocat : RIGNAULT;CABINET HK LEGAL
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet du Haut-Rhin l’assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé inopérants les moyens tirés de l’erreur manifeste d’appréciation concernant l’obligation de quitter le territoire et l’interdiction de retour, ces décisions n’étant pas l’objet de l’arrêté attaqué. Il a également écarté le moyen fondé sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, l’assignation à résidence ne portant pas par elle-même atteinte à la vie privée et familiale. Enfin, il a estimé que la mesure d’assignation n’était pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation, l’intéressé n’ayant pas exécuté la mesure d’éloignement et ne démontrant aucune impossibilité de respecter les obligations imposées. La décision s’appuie notamment sur l’article L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : SELARL AYARI LÉGAL ÉTUDE D'AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. C, ressortissant arménien, d'une demande de modification d'une précédente ordonnance de référé. Cette demande visait à réduire le délai d'injonction fait au préfet du Bas-Rhin de réexaminer sa situation, suite à la suspension d'un refus de protection temporaire. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que l'administration avait exécuté l'ordonnance initiale en procédant au réexamen, et qu'aucun élément nouveau ne justifiait de modifier les mesures déjà ordonnées. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative.
Avocat : GALLARDO
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de la commune d'Allauch contestant le refus de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour des mouvements de terrain différentiels liés à la sécheresse survenus en 2021. La commune invoquait notamment une insuffisance de motivation et une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 125-1 du code des assurances. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, jugeant que la décision attaquée était régulièrement signée par des autorités compétentes et suffisamment motivée. En conséquence, il a rejeté l'ensemble des conclusions de la commune, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
Avocat : SELAS ARCO-LEGAL
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d’expertise médicale présentée par Mme D, agent victime d’un accident de service reconnu imputable le 25 février 2019 au centre hospitalier intercommunal des Alpes du Sud. Le juge a estimé que cette mesure était utile pour déterminer les préjudices subis en vue d’un éventuel litige au fond. Il a désigné un expert avec pour mission d’évaluer l’ensemble des préjudices corporels et patrimoniaux de la requérante, en lien avec l’accident de service.
Avocat : GALY