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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 407 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 407

Décisions totales

383 581

Ordonnances

257 118

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : GALEffacer tout
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2401436

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par une association demandant l'annulation du refus implicite du maire de Goudargues de dresser un procès-verbal pour des infractions urbanistiques (changement de destination et constructions sans autorisation en zone A) commises par un exploitant agricole. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet et la commune, faute de preuve que le procès-verbal dressé ultérieurement concernait les mêmes faits. Il a également rejeté les fins de non-recevoir, jugeant que l'association justifiait d'un intérêt à agir. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, considérant que le maire était en situation de compétence liée pour constater les infractions en application de l'article L. 480-1 du code de l'urbanisme, et lui a enjoint de dresser un procès-verbal dans un délai de quinze jours.

Avocat : SCP MARGALL D'ALBENAS

2 juillet 2025• 1ère Chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2301533

Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du 27 février 2023 par lequel le maire de Jonquerettes refusait à M. B un permis de construire modificatif. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur l'article 19.A du plan local d'urbanisme était illégal, car cette disposition était postérieure à la décision annulée et ne pouvait être opposée en application de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme. En conséquence, l'arrêté a été annulé et il a été enjoint au maire de réexaminer la demande dans un délai d'un mois.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP MARGALL D'ALBENAS

2 juillet 2025• 1ère Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2409325

Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 21 juin 2024 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a refusé un titre de séjour à M. C, ressortissant burkinabé, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal estime que cette décision méconnaît l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, car l'état de santé grave du fils de M. C (neurofibromatose de type 2 avec cécité) nécessite sa présence et son accompagnement en France, où l'enfant et sa mère résident régulièrement. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour violation de l'intérêt supérieur de l'enfant.

Avocat : GALLET

2 juillet 2025• 7ème chambre
TA64Décision• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400696

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande de M. B visant à obtenir l'exécution forcée d'un jugement du 23 décembre 2020. Ce jugement enjoignait au ministre de la justice de lui verser son traitement pour une période déterminée et une somme au titre des frais de justice. Le tribunal a constaté que l'administration avait entièrement exécuté la décision en procédant au paiement des sommes dues, majorées des intérêts légaux, et en effaçant la sanction disciplinaire du dossier de l'agent. La requête a donc été rejetée comme étant devenue sans objet.

Avocat : ATTAL-GALY

2 juillet 2025• CHAMBRE 3
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2206575

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée, conformément à l'article 49 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 et à l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insuffisance d'insertion professionnelle et de ressources stables de la requérante, eu égard au large pouvoir d'appréciation dont il dispose en matière de naturalisation (article 21-15 du code civil). Les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de l'instance ont donc été rejetées.

Avocat : GALICHET

2 juillet 2025• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2203734

Le Tribunal Administratif de Nantes annule le refus implicite du préfet de la Sarthe de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante kosovare. La décision est annulée pour défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs du refus malgré la demande de l'intéressée, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 000 euros à son avocat au titre des frais de justice.

Avocat : SCP GALLOT LAVALLEE IFRAH

2 juillet 2025• 2ème Chambre
CAA33Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-23BX00680

Avocat : GALY ET ASSOCIES SELARL

1 juillet 2025• 3ème chambre (formation à 3)
CAA31Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-23TL01859

Avocat : ATTAL-GALY

1 juillet 2025• 2ème chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301534

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. E, ressortissant moldave, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour opposé par la préfète de la Haute-Vienne le 4 juillet 2023. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que, malgré la gravité de son état de santé, les éléments fournis par M. E ne remettaient pas en cause l'avis du collège de médecins de l'Ofii, selon lequel il pouvait bénéficier d'un traitement approprié en Moldavie.

Avocat : GALBRUN

1 juillet 2025• 2ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2409356

Le Tribunal Administratif de Paris annule l'arrêté du préfet de police du 16 avril 2024 interdisant à M. A, ressortissant nigérian, de circuler sur le territoire national pendant 24 mois. La décision est motivée par la possession d'une somme de 18 000 euros, qualifiée de "blanchiment d'argent" sans poursuites ni condamnation. Le tribunal juge que le préfet n'a pas démontré en quoi ce comportement constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public, comme l'exige l'article L. 622-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'annulation implique la levée du signalement de M. A dans le système d'information Schengen.

Avocat : GALINDO SOTO

1 juillet 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2510108

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A H E et M. G C. Celle-ci demandait la suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour pour dépôt d’une demande d’asile. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les requérants n’établissant pas de risque personnel et immédiat d’expulsion vers l’Afghanistan ni de menace directe en Iran. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, de même que les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte.

Avocat : L'ILL LEGAL

1 juillet 2025
TA83Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502505

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour faire suspendre un arrêté du maire de Saint-Tropez réglementant l'accès des VTC au centre-ville durant la saison estivale. Le juge a reconnu l'urgence, compte tenu de l'entrée en vigueur immédiate de la mesure en pleine haute saison et des difficultés pratiques d'accès à la procédure d'autorisation. Il a également estimé que l'arrêté, en réservant l'obligation d'autorisation préalable aux seuls chauffeurs établis hors du département du Var, créait une discrimination constitutive d'une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'entreprendre et au principe d'égalité. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de l'arrêté municipal.

Avocat : LEGAL PERFORMANCES

1 juillet 2025
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2214261

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Sarthe de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à M. B un titre de séjour « vie privée et familiale » valable du 10 janvier 2023 au 9 janvier 2024, retirant ainsi implicitement la décision attaquée. Par ordonnance, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête (annulation et injonction), devenues sans objet. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 500 euros à M. B au titre des frais exposés.

Avocat : SCP GALLOT LAVALLEE IFRAH

30 juin 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2300479

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 29 août 2022 par lequel le maire de Cucq avait refusé un permis de construire à la société EDMP Hauts-de-France pour un projet de 60 logements. Le tribunal a jugé que le maire avait commis une erreur de droit en s’estimant lié par l’avis défavorable du préfet, alors que le plan local d’urbanisme motivait déjà les conditions d’extension de l’urbanisation dans les espaces proches du rivage, conformément à l’article L. 121-13 du code de l’urbanisme. La commune de Cucq a été condamnée à verser 1 500 euros à la société requérante au titre des frais de justice.

Avocat : SCP LONQUEUE-SAGALOVITSCH EGLIE-RICHTERS & ASSOCIES

30 juin 2025• 1ère Chambre
TA108Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de St Martin — N° TA108-2300033

Le Tribunal Administratif de Saint-Martin a rejeté la requête de l'Eurl Signs et Lights West Indies, qui contestait l'attribution des lots 4 à 6 d'un marché de signalisation horizontale à la société Sogetra. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut d'information sur les motifs de rejet, estimant que la collectivité avait bien communiqué les notes et le classement. Il a également jugé inopérant le moyen relatif à la signature du marché avant la notification du rejet, car ce délai n'affecte pas la validité du contrat. Enfin, les allégations de collusion et de non-respect des règles de concurrence n'ont pas été étayées.

Avocat : FIDUCIAL LEGAL BY LAMY

30 juin 2025• 2ème chambre
CAA75Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA00221

Avocat : CABINET GALDOS & BELLON

30 juin 2025• 3ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2302853

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation de la commune de Rochefort-du-Gard à lui verser 35 000 euros en réparation d’un préjudice financier. Elle estimait que l’arrêté de péril pris par le maire l’avait contrainte à vendre son immeuble à la commune à un prix inférieur à sa valeur réelle. Le tribunal a d’abord retenu sa compétence pour connaître de cette action en responsabilité fondée sur l’illégalité fautive de l’arrêté de péril. Sur le fond, il a jugé que Mme B ne démontrait pas la réalité de son préjudice, faute de preuve suffisante que le bien aurait pu être vendu au prix de 95 000 euros. La requête a donc été rejetée et Mme B condamnée à verser 1 200 euros à la commune au titre des frais de justice.

Avocat : SCP MARGALL D'ALBENAS

30 juin 2025• 4ème Chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400839

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, ancienne principale de collège, qui contestait le nombre de trimestres retenus pour le calcul de sa pension de retraite. La requérante demandait le versement de sommes dues à compter du 1er septembre 2023, estimant que l'administration avait commis une erreur en retirant un trimestre pour l'année 1993. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué l'article R. 26 bis du code des pensions civiles et militaires de retraite, qui limite à quatre le nombre de trimestres pris en compte par année civile, en procédant à un écrêtement pour les années 1993 et 1987 où Mme B cumulait des cotisations dans deux régimes. La solution retenue est le rejet de la requête comme non fondée.

Avocat : GALLAND YANNICK & KIEFFER EMMANUEL

27 juin 2025• JUGE UNIQUE F CHRISTOPHE
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2302342

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. C d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis concernant sa demande de carte de résident. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois, faute de quoi il serait réputé s’être désisté. M. C n’ayant pas répondu à cette demande dans le délai imparti, le président de la 11e chambre a, par ordonnance du 27 juin 2025, donné acte de son désistement.

Avocat : GALL

27 juin 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2301725

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 20 décembre 2022 par laquelle l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) a cessé de verser les conditions matérielles d’accueil à M. A B, demandeur d’asile. Le tribunal estime que l’OFII n’a pas respecté la procédure prévue à l’article D. 551-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en omettant d’informer préalablement l’intéressé de son intention de cesser le versement. Cette irrégularité vicie la décision, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens. Le tribunal enjoint à l’OFII de rétablir le versement des conditions matérielles d’accueil à compter du 20 décembre 2022.

Avocat : GALL

27 juin 2025• 5ème chambre