702 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
702
Décisions totales
383 581
Ordonnances
305 506
Avec résumé IA
Avocat : GARCIA
Avocat : SELARL GARCIA ET ASSOCIES
Avocat : SELARL ANTOINE ALONSO GARCIA AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 20 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu garanti par le droit de l'Union européenne, jugeant que l'intéressé n'avait pas été privé de la possibilité de présenter des éléments pertinents avant la décision. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, fondé sur l'absence de violation des stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, de la directive 2008/115/CE, et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GARCIA AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, rejette la requête de M. B, de nationalité russe, qui contestait l’arrêté préfectoral du 6 juin 2025 lui retirant sa carte de résident, lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour cinq ans. Le juge estime que, malgré sa présence en France depuis 2007 et la présence de ses enfants, la gravité et la répétition de ses dix condamnations pénales pour violences justifient la mesure, qui ne porte pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant et de l’erreur manifeste d’appréciation sont également écartés. La décision applique les stipulations des conventions internationales précitées ainsi que le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : GARCIA;SCP BOUYSSOU & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, constate que le requérant a été assigné à résidence dans les Hauts-de-Seine en cours d’instance. En application des articles R. 922-4 et R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la compétence territoriale est désormais dévolue au tribunal dans le ressort duquel se situe ce lieu d’assignation. Par conséquent, le tribunal se déclare incompétent et transmet la requête au Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise.
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du 22 mai 2025 de la préfète de l'Essonne l'assignant à résidence. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière. Il juge que l'assignation à résidence est légale au regard des articles L. 742-10 et L. 731-1 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. B fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français et que son éloignement demeure une perspective raisonnable.
Avocat : SELARL GARCIA & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l’arrêté du 18 octobre 2023 par lequel le ministre de l’intérieur avait prononcé l’expulsion de M. A et retiré son certificat de résidence. La juridiction a jugé que cette mesure portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la résidence habituelle en France depuis l’âge de trois ans et de la présence de l’ensemble de sa famille sur le territoire. Les faits reprochés, bien que nombreux, n’étaient pas de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État. L’État a été condamné à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
Avocat : CABINET GARCIA AVOCATS (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté préfectoral du 16 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et de vice de procédure, jugeant que le signataire disposait d'une délégation régulière et que le droit d'être entendu avait été satisfait lors de la demande de titre. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, fondé sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 435-1) et la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Avocat : GARCIA-CHAPEL
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la commune de Saint-Médard-de-Guizières, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Clérac du 2 juin 2022 reconnaissant l'imputabilité au service de la maladie de Mme A. Le tribunal a notamment relevé que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte se heurtait à l'autorité de la chose jugée par le jugement du 13 juillet 2021 du tribunal administratif de Bordeaux, qui avait enjoint à la commune de Clérac de réexaminer la demande. Les autres moyens soulevés par la commune requérante, relatifs à la procédure, à l'erreur de fait et à l'erreur d'appréciation, ont été écartés comme non fondés. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du 26 mai 2025 par lequel le préfet de police de Paris l'a implicitement obligé à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté initial du 2 janvier 2024, devenu définitif, n'avait pas été exécuté pendant une durée anormalement longue, ce qui a conduit à considérer la nouvelle mesure comme un nouvel acte attaquable. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée, ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La requête a été rejetée, confirmant la légalité des décisions contestées.
Avocat : GARCIA & AVOCATS
Le Tribunal administratif de Versailles a constaté, par ordonnance du 19 juin 2025, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. B. Ce dernier contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 20 août 2024 portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour. La solution retenue est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, au motif que le tribunal administratif de Cergy-Pontoise avait déjà statué sur le même litige, rendant les conclusions de la requête sans objet.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... demandant l'annulation de l'arrêté du 9 mai 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis l'a assigné à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que l'éloignement de l'intéressé, faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français de moins de trois ans, demeurait une perspective raisonnable. Les moyens soulevés par le requérant, notamment le défaut de motivation, l'erreur de fait et l'atteinte aux libertés fondamentales, ont été écartés.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 26 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu, du défaut de motivation, de l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH), et de l'absence de risque en cas de retour. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sur le fondement des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. D B, ressortissant pakistanais, contestant l'arrêté préfectoral du 1er août 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français, et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et d'erreur d'appréciation, jugeant la décision suffisamment motivée et fondée sur le rejet définitif de sa demande d'asile. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.