1 796 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 796
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 568
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête en annulation d'un arrêté d'assignation à résidence. Le juge estime que la décision préfectorale est légale, notamment car l'éloignement du requérant, déjà visé par une obligation de quitter le territoire français, constitue une perspective raisonnable au sens de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens soulevés, dont un tiré de l'incompétence et un autre d'une erreur d'appréciation, sont écartés.
Avocat : GAUDRON
Avocat : GAULMIN
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé précontractuel, a été saisi par la société Bruva securite pour contester la procédure de passation d'un marché public de la commune de Cayenne. Le juge a prononcé un non-lieu à statuer, considérant que la déclaration sans suite de la consultation par la commune avait privé le recours de son objet. La décision s'appuie sur l'article L. 551-1 du code de justice administrative, relatif aux manquements aux obligations de publicité et de mise en concurrence.
Avocat : FERNANDEZ-BEGAULT
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance du requérant concernant le recours en annulation contre un refus d'autorisation de travail. Cette décision fait suite au rejet d'une demande de suspension par le juge des référés et à l'absence de confirmation du maintien de la requête par l'intéressé dans le délai légal. La juridiction applique les dispositions des articles R. 222-1 et R. 612-5-2 du code de justice administrative relatives aux effets d'un tel défaut de confirmation après un rejet en référé-suspension.
Avocat : GAUTHIER
**Sujet principal** : Recours en indemnisation d'une caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) contre un centre hospitalier universitaire (CHU) pour le remboursement de prestations versées à une assurée, à la suite d'un dommage corporel lié à des fautes médicales. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal, statuant en plein contentieux, a partiellement fait droit à la demande de la CPAM. Il a condamné solidairement le CHU et son assureur à rembourser une partie des débours, après avoir retenu une perte de chance de la patiente et écarté certaines dépenses comme non imputables à la faute. **Textes appliqués** : Le tribunal s'est principalement fondé sur les dispositions du code de la santé publique (article L. 1142-1) concernant la responsabilité médicale, ainsi que sur le code de la sécurité sociale et le code de justice administrative.
Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a jugé une demande en responsabilité contre le CHU de Bordeaux suite à des signalements pour protection de l'enfance. Le tribunal s'est déclaré incompétent, considérant que les actes de signalement litigieux, effectués en application de l'article R. 4127-44 du code de la santé publique, étaient indissociables de la procédure judiciaire d'assistance éducative qui en a découlé. En conséquence, la requête a été rejetée et l'expertise médicale demandée n'a pas été ordonnée.
Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'une professeure demandant l'annulation du refus de reconnaître l'imputabilité au service de son syndrome anxiodépressif. La juridiction a jugé que la motivation de la décision administrative était suffisante et que la requérante n'apportait pas la preuve que sa maladie, non inscrite aux tableaux de maladies professionnelles, présentait un lien direct et certain avec son service. La décision s'appuie sur les articles L. 822-20 du code général de la fonction publique et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : GAUDRE COEUR-UNI
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de suspension en référé du refus de renouvellement d'un titre de séjour d'un ressortissant algérien. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve d'une urgence caractérisée par une atteinte grave et immédiate à une liberté fondamentale, ni ne démontrait l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision préfectorale. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : POUGAULT
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... visant à enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la requérante ne justifiait pas de l'urgence particulière requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ses arguments (conflit au Liban, présence de sa famille en France) ne caractérisant pas de circonstances exceptionnelles nécessitant un traitement prioritaire. La demande a donc été jugée irrecevable au titre de la procédure d'urgence.
Avocat : GAUSSERES
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de la société OPCI French Wholesale Stores de sa requête en dégrèvement de taxe foncière. Ce désistement est prononcé en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la société n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée. En conséquence, la demande de dégrèvement et de restitution est éteinte.
Avocat : DE GAULLE FLEURANCE & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a été saisi par la société Bureau Veritas Exploitation pour obtenir le paiement d'intérêts moratoires et d'indemnités suite à un retard de règlement de facture par le centre hospitalier de Bastia. Le juge a condamné l'établissement public de santé à payer les intérêts moratoires, calculés selon le taux légal du code de la commande publique pour la période du 14 février 2025 au 29 janvier 2026, ainsi qu'une indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 euros. En revanche, il a rejeté la demande d'indemnisation pour frais de mise en demeure et l'application de l'article L.761-1 du code de justice administrative, considérant que les conditions n'étaient pas remplies.
Avocat : CABINET D'AVOCATS GAUDIN JUNQUA-LAMARQUE & CALONI
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de Mme A... visant l'annulation d'une saisie administrative à tiers détenteur. Cette décision est prise car l'administration a, postérieurement à l'introduction du recours, annulé les actes de poursuite et remboursé la somme saisie, privant ainsi le litige de son objet. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer.
Avocat : GAUBIL
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a accordé une provision à la société Bureau Véritas Construction pour une créance contractuelle impayée par le département de Mayotte. Le juge a estimé que l'existence de l'obligation n'était pas sérieusement contestable, rejetant le moyen du non-lieu à statuer fondé sur un prétendu paiement qui concernait un autre bon de commande. La décision, fondée sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative et les articles du code de la commande publique relatifs aux intérêts moratoires, condamne le département à verser la provision, les intérêts, des indemnités légales et une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : GAUDIN JUNQUA-LAMARQUE & CALONI
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande d'indemnisation de Mme A... contre la commune de Cavaillon suite à sa chute sur la voie publique. La juridiction a estimé que la présence d'une vis sur le trottoir ne constituait pas un défaut d'entretien normal de la voirie engageant la responsabilité de la commune. Elle a également jugé que la victime n'avait pas rapporté la preuve d'une faute dans l'exercice des pouvoirs de police du maire.
Avocat : SCP VINSONNEAU-PALIES-NOY-GAUER ET ASSOCIES (VPNG)
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre plusieurs arrêtés préfectoraux (obligation de quitter le territoire, assignation à résidence) pris à l'encontre d'un ressortissant sénégalais. Le préfet ayant retiré les décisions attaquées, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les demandes d'annulation. Il a toutefois accordé une indemnité de 1 500 euros à l'avocat du requérant au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, considérant que la procédure avait été rendue nécessaire par le comportement de l'administration.
Avocat : GAUDRON
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler deux permis de construire et un rejet de recours gracieux délivrés par le maire de Vernouillet. Le tribunal a jugé que les requérants n'avaient pas démontré leur intérêt à agir, comme l'exige l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, en ne justifiant pas d'une atteinte directe aux conditions d'occupation de leur bien. Par conséquent, la demande d'annulation a été déclarée irrecevable.
Avocat : RIGAULT
Avocat : FERNANDEZ-BEGAULT
Avocat : SCP BRODU CICUREL MEYNARD GAUTHIER MARIE
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler l'arrêté municipal réglementant l'utilisation d'un four à pain communal. Le tribunal a jugé que ce bien, réhabilité par la commune pour un service public à vocation culturelle et récréative, constitue une dépendance du domaine public communal, conformément aux articles L. 2111-1 et suivants du code général de la propriété des personnes publiques. Par conséquent, le maire était compétent pour en réglementer l'usage par un arrêté, indépendamment des droits d'usage conférés par le bail commercial de la requérante.
Avocat : SCP PROFUMO GAUDILLIERE DUBAELE
Avocat : ALAGAPIN-GRAILLOT GAUTHIER & ASSOCIES