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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

557 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

557

Décisions totales

383 581

Ordonnances

239 073

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : GAYEffacer tout
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512118

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par la préfète de l’Isère d’une demande de liquidation définitive d’une astreinte prononcée le 22 avril 2025, a rejeté cette requête. L’astreinte de 500 euros par mois avait été fixée pour contraindre l’administration à loger Mme C..., reconnue prioritaire par la commission de médiation. Le tribunal a constaté que Mme C... avait refusé sans motif légitime une proposition de logement adapté le 19 mai 2025, ce qui dégageait l’État de ses obligations. Toutefois, ce refus étant antérieur au 1er juillet 2025, date à laquelle l’astreinte devait commencer à courir, la demande de liquidation était sans objet. La décision s’appuie sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

Avocat : GAYET

14 janvier 2026• Juge unique 1
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401136

Le Tribunal administratif de Besançon a été saisi par Mme B... d’une demande d’exécution du jugement du 14 mars 2023 annulant l’arrêté du maire de Saligney créant deux places de stationnement. La commune a soutenu avoir réalisé les travaux d’effacement et d’enlèvement du panneau de signalisation au plus tard le 25 avril 2025. Le tribunal a constaté que ces mesures d’exécution étaient suffisantes pour assurer l’exécution complète du jugement, et a donc prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d’astreinte. La demande de Mme B... a été rejetée, et aucune somme n’a été mise à la charge des parties au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : GAY YANNICK

13 janvier 2026• 1ère chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2312468

Le Tribunal Administratif de Paris annule l'ordre de reversement de 1 140,87 euros émis le 2 août 2022 par l'INRAP à l'encontre de M. B..., un agent contractuel en détachement. La décision est fondée sur l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, qui exige que tout titre exécutoire indique clairement les bases de liquidation de la créance. Le tribunal a jugé que l'ordre de reversement, bien qu'il précise le montant et la période concernée, ne mentionnait ni la nature des sommes ni les éléments de calcul, le rendant insuffisamment motivé. En conséquence, l'annulation est prononcée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés par le requérant.

Avocat : CABINET LEMONNIER, DELION, GAYMARD, RISPAL (SCP)

9 janvier 2026• 5e Section - 3e Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513322

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un certificat d'urbanisme délivré par le maire de Solérieux le 10 juillet 2025, autorisant un projet de lotissement sur une parcelle située hors des parties actuellement urbanisées de la commune. La préfète de la Drôme avait saisi le juge en excès de pouvoir, invoquant une méconnaissance de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme. Le juge a estimé que ce moyen était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, justifiant la suspension jusqu'à ce qu'il soit statué au fond. La délibération municipale postérieure du 8 octobre 2025, censée déroger à cette règle, n'a pas été retenue comme régularisante.

Avocat : GAY

8 janvier 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513624

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante iranienne, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité disposant d'une délégation régulière et qu'elle était suffisamment motivée au regard des articles L. 551-15 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que l'information prévue par les articles L. 551-9, L. 551-10, D. 551-16 et R. 551-23 du CESEDA avait été correctement délivrée à la requérante, qui en avait attesté. Enfin, le tribunal a considéré que le refus n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, Mme C. n'ayant pas sollicité l'asile dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France, justifiant ainsi l'application de l'article L. 551-15 du CESEDA.

Avocat : GAY

8 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2407926

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné la requête de Mme B... dirigée contre la décision de la commission de médiation de l'Isère du 26 septembre 2024 rejetant son recours amiable pour un logement prioritaire. La requérante soutenait que la commission ne s'était pas prononcée dans le délai légal de trois mois. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision expresse de rejet était intervenue et que Mme B... ne justifiait pas du caractère insalubre ou indécent de son logement, condition nécessaire pour être reconnue prioritaire au titre des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : GAYET

31 décembre 2025• Juge unique 1
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509015

Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème Chambre) a rejeté la requête de M. C..., ressortissant géorgien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de vice de procédure lié à l'avis de l'OFII, et de compétence liée du préfet. Il a jugé que le préfet avait légalement appliqué l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en se fondant sur l'avis du collège des médecins de l'OFII, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : GAY

31 décembre 2025• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508691

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C..., ressortissant marocain, contestant l’arrêté du préfet de la Drôme lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, estimant que la vie familiale récente et le défaut d’insertion professionnelle ne justifiaient pas un droit au séjour. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d’éloignement, en application des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : GAY

23 décembre 2025• 6ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2305802

Refus de titre de séjour. Tribunal Administratif de Grenoble. Rejet de la requête de Mme B..., ressortissante marocaine, contestant l'arrêté préfectoral du 30 juin 2023. Le tribunal écarte les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, en raison de l'absence de liens personnels et professionnels étroits en France et de ses attaches familiales au Maroc et en Espagne.

Avocat : GAY

23 décembre 2025• 5ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2521700

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 10 novembre 2025 refusant un titre de séjour à M. A..., ressortissant égyptien, et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les conséquences invoquées (suspension du contrat de travail et d'apprentissage) résultaient de la situation irrégulière de l'intéressé et non de la décision contestée. Aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 435-3, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : GAY

23 décembre 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511933

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. C... afin d’obtenir l’exécution de la décision de la commission de médiation de l’Isère du 27 mars 2025 le reconnaissant comme prioritaire et devant être logé d’urgence. Le requérant soutenait que la proposition de logement reçue n’était pas adaptée au handicap de son fils. Le juge a fait droit à sa demande en ordonnant à la préfète de l’Isère de lui proposer un logement tenant compte de ses besoins et capacités, sous astreinte de 200 euros par mois de retard, sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : GAYET

17 décembre 2025• Juge unique 1
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508483

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malgache, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 avril 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire disposant d'une délégation régulière. Il a jugé que la demande de renouvellement, déposée après l'expiration du délai légal, devait être analysée comme une première demande, permettant à l'administration d'opposer l'absence de visa long séjour en application des articles L. 422-1 et L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la décision attaquée n'est pas entachée d'erreur d'appréciation et l'obligation de quitter le territoire n'est pas illégale par voie de conséquence.

Avocat : GAY

15 décembre 2025• 3ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518009

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C..., qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de la convoquer pour déposer sa demande de titre de séjour. La requérante, parent d'enfants français, invoquait un dysfonctionnement technique du téléservice « A... » l'empêchant de déposer sa demande en ligne. Le juge a estimé que la mesure sollicitée n'était pas utile, dès lors que l'administration justifiait avoir proposé à Mme C... un accompagnement et une solution de substitution conformément à l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à l'arrêté du 1er août 2023. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre des frais de justice.

Avocat : GAY

11 décembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512546

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, contestant l'arrêté de la préfète du Rhône ordonnant son transfert vers l'Allemagne pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté avait été signé par une autorité compétente et que les obligations d'information prévues par les articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) avaient été respectées. Il a également estimé que la préfète n'avait pas méconnu l'article 17 du même règlement ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la décision de transfert a été confirmée.

Avocat : GAY

9 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409842

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A..., ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de renvoi et l'assignation à résidence pris par la préfète de l'Ardèche le 30 août 2024. Le tribunal a relevé d'office que la décision de refus de séjour était purement confirmative de celle du 13 octobre 2023, devenue définitive, et a donc déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre elle. Par voie de conséquence, les conclusions contre l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de renvoi et l'assignation à résidence ont également été rejetées comme irrecevables. La solution retenue est fondée sur les principes de l'autorité de la chose décidée et l'absence de changement dans les circonstances de droit ou de fait.

Avocat : GAY

5 décembre 2025• 8ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512167

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 12 novembre 2025 par lequel la préfète du Rhône ordonnait la remise de M. B..., ressortissant arménien, aux autorités bulgares responsables de sa demande d'asile. Le juge a estimé que la préfète avait commis une erreur manifeste d'appréciation en n'appliquant pas la clause dérogatoire de l'article 17 du règlement (UE) n°604/2013, compte tenu de l'état de santé grave de l'épouse du requérant et de la régularité du séjour de sa famille en France. En conséquence, il a enjoint à la préfète d'autoriser M. B... à déposer une demande d'asile et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.

Avocat : GAY

1 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2302161

Le Tribunal Administratif de la Guyane, saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 2 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour, a constaté que le préfet avait délivré à l’intéressé une carte de séjour temporaire valable jusqu’en 2029 postérieurement à l’introduction de la requête. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, celles-ci étant devenues sans objet. Il a toutefois condamné l’État à verser 700 euros à M. B... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Avocat : GAY JÉRÔME

27 novembre 2025• 1ère Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508208

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant albanais, contestant l'arrêté du 31 juillet 2025 de la préfète de la Drôme l'obligeant à quitter le territoire sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de 12 mois. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que les vices de procédure et de motivation. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : GAY

27 novembre 2025• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519277

Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de la décision du 10 octobre 2025 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique refusait le renouvellement du titre de séjour de M. B..., ressortissant colombien. Cette solution a été retenue car le préfet a retiré sa décision par un arrêté du 17 novembre 2025, rendant la requête sans objet. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail, sur le fondement des pouvoirs généraux du juge des référés. Les frais d'instance ont été mis à la charge de l'État à hauteur de 550 euros, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Avocat : GAY

26 novembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2307627

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre la convention pluriannuelle de renouvellement urbain de Saint-Ouen-sur-Seine du 1er février 2023, en tant qu’elle prévoit la démolition de l’immeuble situé au 5 allée Paul Taupin. Les requérants, une résidente et une association de locataires, contestaient notamment l’absence de concertation préalable, la méconnaissance des obligations de reconstitution de l’offre de logement social et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions de la loi du 1er août 2003 et du code de l’urbanisme, sans annuler la convention litigieuse.

Avocat : CABINET LEMONNIER, DELION, GAYMARD, RISPAL (SCP)

26 novembre 2025• 4e Section - 1re Chambre