208 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
208
Décisions totales
383 581
Ordonnances
288 264
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Nantes a examiné la requête de Mme C... épouse A..., ressortissante tunisienne, qui contestait le refus de lui délivrer un visa de long séjour en qualité de visiteur, après que les autorités consulaires lui ont octroyé un visa de long séjour temporaire avec dispense de titre de séjour. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le ministre, considérant que le visa délivré ne correspondait pas à celui demandé. Il a jugé que la décision implicite de la commission de recours s'était substituée à la décision consulaire, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre cette dernière. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de la commission, estimant que la requérante remplissait les conditions pour obtenir un visa de long séjour en qualité de visiteur, conformément aux articles L. 312-2 et R. 431-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MEGHERBI
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus implicite de renouvellement d'un certificat de résidence "vie privée et familiale" pour un ressortissant algérien. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette l'exception de non-lieu soulevée par la préfecture et examine la demande de suspension. Il constate que l'urgence est caractérisée par la situation de précarité et le risque d'éloignement du requérant, et qu'un doute sérieux existe sur la légalité du refus implicite, notamment au regard de l'article 8 de la CEDH et de l'accord franco-algérien. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension), article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : MEGHERBI