1 702 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 702
Décisions totales
383 581
Ordonnances
254 868
Avec résumé IA
Avocat : SARL LE PRADO - GILBERT
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et prononçant son éloignement. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les pièces fournies ne démontraient pas une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition requise par l'article 6-1 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant la demande d'annulation de l'interdiction de retour, faute de moyens fondés.
Avocat : GILBERT
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 19 mars 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône refusait un titre de séjour à Mme B..., ressortissante turque, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En effet, Mme B... justifiait d'une résidence continue en France depuis 2018 auprès de son époux, dont le recours contre une mesure d'éloignement était pendant à la date de l'arrêté, et de leurs deux enfants mineurs. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... d'une demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Rhône refusant de lui délivrer un titre de séjour en qualité de conjointe de ressortissant français. La requérante invoquait l'urgence, notamment l'impossibilité de travailler, et un doute sérieux sur la légalité de la décision, en se prévalant des stipulations de l'accord franco-tunisien et des articles L. 423-1 et L. 423-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, la préfète ayant convoqué l'intéressée pour procéder aux relevés nécessaires à l'instruction de sa demande, ce qui démontrait que sa situation était en cours de régularisation.
Avocat : GILLIOEN
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 10 octobre 2025 par laquelle la préfète de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A... B..., ressortissante brésilienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie, la requérante ayant demandé le renouvellement de son titre, et que plusieurs moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Loire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués incluent le code des relations entre le public et l'administration, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et l'accord franco-tunisien.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D..., ressortissant tunisien, qui contestait les refus implicites de renouvellement de son titre de séjour « salarié » et de délivrance d’une carte de résident. La juridiction a relevé d'office que la demande de titre de séjour, adressée par voie postale, était irrégulière car elle aurait dû être effectuée via un téléservice conformément à l'arrêté du 27 avril 2021, et que le silence gardé par l'administration n'avait donc pas fait naître de décision susceptible de recours pour excès de pouvoir. Par conséquent, les conclusions en annulation ont été déclarées irrecevables.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, contestant les décisions du 2 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de 18 mois et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que M. D..., qui ne justifiait pas d'une résidence stable ou de liens familiaux intenses en France, ne pouvait prétendre à un titre de séjour de plein droit sur le fondement de l'accord franco-algérien. Il a également jugé que le refus de délai de départ volontaire était justifié par la menace à l'ordre public résultant de condamnations pénales, et que les autres décisions étaient légales. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : NEMATOLLAHI GILLET
Avocat : SELARL VERPONT AVOCATS;CABINET COUBRIS, COURTOIS ET ASSOCIES;SARL LE PRADO - GILBERT
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du préfet de Vaucluse du 13 juin 2025 refusant l'admission au séjour de M. C..., ressortissant arménien, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que cet arrêté portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette solution a été retenue compte tenu des circonstances particulières de l'espèce, notamment l'octroi de la protection subsidiaire à la mère de M. C... et l'absence d'attaches familiales de ce dernier dans son pays d'origine.
Le Tribunal Administratif de Marseille, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme C., ressortissante arménienne, contre un arrêté du préfet de Vaucluse du 21 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, annule cette décision. La solution retenue se fonde sur l’article L. 613-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison de l’octroi à Mme C. du bénéfice de la protection subsidiaire par la Cour nationale du droit d’asile le 18 juin 2025, postérieurement à l’arrêté contesté. Ce bénéfice, de caractère recognitif, rétroagit à la date d’entrée en France de la requérante, rendant l’obligation de quitter le territoire français illégale.