289 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
289
Décisions totales
383 581
Ordonnances
261 767
Avec résumé IA
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme D, qui demandait la condamnation solidaire de la commune de Gorges-du-Tarn-Causses et du département de la Lozère à l’indemniser pour des infiltrations d’eau endommageant sa propriété. Se fondant sur le principe de responsabilité sans faute du maître d’ouvrage public, le tribunal a estimé que le lien de causalité entre les ouvrages publics (plateforme sportive et cuve enterrée du collège) et les désordres n’était pas établi par l’expertise judiciaire. En conséquence, la responsabilité des personnes publiques n’a pas été retenue, et les conclusions indemnitaires et injonctives de Mme D ont été écartées.
Avocat : CABINET GIL CROS
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la SAS Ducournau, titulaire du lot n°2 "gros œuvre" pour la réhabilitation de la salle des fêtes de Lesgor, afin d'obtenir le paiement de 12 605,07 euros correspondant au solde des travaux et à la retenue de garantie. La société soutenait que les travaux avaient été réceptionnés sans réserve le 19 juillet 2022 et que la commune refusait de payer. La commune de Lesgor opposait le non-respect des délais et des obligations contractuelles par l'entreprise. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la SAS Ducournau n'avait pas respecté la procédure contractuelle prévue par le cahier des clauses administratives générales (CCAG) des marchés publics de travaux, notamment en ne notifiant pas un projet de décompte final dans les délais impartis.
Avocat : SELAS LEGILAND
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a fait droit à la demande du préfet des Bouches-du-Rhône. Il a enjoint à Mme C et M. D, ressortissants arméniens déboutés de leur demande d'asile, d'évacuer le logement d'urgence pour demandeurs d'asile qu'ils occupent sans droit ni titre. Le tribunal a rejeté l'argument tiré de la vulnérabilité de la famille, estimant que le maintien dans les lieux faisait obstacle à l'accueil d'autres demandeurs d'asile prioritaires, et a accordé un délai de trois semaines pour libérer les lieux.
Avocat : GILBERT
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la demande de Mme A, ingénieur hospitalier contractuel, qui contestait le non-renouvellement de son contrat par le Centre Hospitalier Universitaire de Nice et sollicitait des indemnités pour préjudices financier et moral. Le tribunal a reconnu que l'établissement avait commis une faute en ne respectant pas le délai de prévenance d'un mois prévu par l'article 41 du décret n° 91-155 du 6 février 1991, applicable à la fonction publique hospitalière. Cependant, il a estimé que les préjudices allégués par Mme A ne présentaient pas de lien de causalité direct et certain avec cette irrégularité, notamment car elle disposait des documents nécessaires pour s'inscrire à Pôle emploi. En conséquence, la requête de Mme A a été rejetée.
Avocat : CABINET GILLET BROC AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par M. A pour contester un arrêté du maire de Saint-Thibéry du 2 août 2024 lui ordonnant de sécuriser puis détruire un mur de clôture. Par une ordonnance du 3 juin 2025, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation, la commune ayant abrogé cet arrêté par une décision définitive du 24 mars 2025, sans qu'il ait reçu un début d'exécution. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la commune a été condamnée à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
Avocat : SELARL GIL-FOURRIER CROS CRESPY
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande du Syndicat des copropriétaires et de la Régie des eaux du pays d’Aix, afin de déterminer les causes des infiltrations et écoulements affectant un immeuble à Aix-en-Provence. La mission de l’expert inclut la description des désordres, l’identification de leur origine (défaut d’entretien, vice de conception, etc.) et, en cas de causes multiples, la répartition des responsabilités. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 531-1 et R. 532-1 du code de justice administrative, permettant au juge des référés d’ordonner des mesures d’expertise utiles en vue d’un litige potentiel.
Avocat : SELARL GIL FOURRIER & CROS
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a fait droit à la demande du préfet des Bouches-du-Rhône. Il a enjoint à M. B et Mme C, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée, d'évacuer le logement d'hébergement d'urgence qu'ils occupent sans droit ni titre. Le tribunal a accordé un délai de trois mois pour cette évacuation, en raison de la situation de vulnérabilité de la famille, notamment le handicap de leur enfant, et a autorisé le recours à la force publique passé ce délai. La solution retenue concilie l'urgence à libérer une place pour d'autres demandeurs d'asile avec les obligations de l'administration au titre du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait un rapport d'expertise médicale et demandait la condamnation du centre hospitalier Le Corbusier de Firminy pour infection nosocomiale. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation du rapport d'expertise, celui-ci n'étant pas un acte administratif susceptible de recours. Sur le fond, il a estimé que l'existence d'une infection nosocomiale n'était pas établie et que les préjudices invoqués n'étaient pas imputables à un manquement de l'hôpital. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Avocat : SELARL GILLES PEYCELON
Le tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête du préfet des Bouches-du-Rhône demandant l'expulsion de Mme B d'un hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que la mesure n'était pas justifiée en raison de la situation de vulnérabilité de l'intéressée, mère d'un jeune enfant, et de l'absence de solution de relogement proposée par l'administration. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative, tout en rappelant les obligations de l'État au titre des articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles.