1 702 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 702
Décisions totales
383 581
Ordonnances
253 320
Avec résumé IA
Avocat : SARL LE PRADO - GILBERT
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B..., agent territorial, qui demandait la condamnation de la communauté d’agglomération du Gard Rhodanien à l’indemniser pour des préjudices consécutifs à un accident de service reconnu imputable. Le tribunal a estimé que la créance était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, la consolidation de l’état de santé de l’agent étant intervenue le 19 septembre 2018, et sa demande préalable n’ayant été présentée que le 15 février 2024. Par conséquent, la requête a été rejetée, et M. B... a été condamné à verser 1 500 euros à la collectivité au titre des frais de justice.
Avocat : CABINET GIL CROS
Le Tribunal administratif de Lyon a statué sur une requête en référé d'une personne demandant l'injonction de fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Suite au désistement pur et simple de la requérante concernant l'injonction, le juge a donné acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Toutefois, il a condamné l'État à lui verser la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : GILLIOEN
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D... A..., une ressortissante cap-verdienne, qui demandait l'annulation du refus de son titre de séjour et de son obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et fondée sur l'avis médical régulier de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, concluant que son état de santé pouvait être pris en charge dans son pays d'origine. La juridiction a ainsi jugé que le refus ne méconnaissait pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 425-9 notamment) ni le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante algérienne, visant à annuler le refus implicite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que le défaut de motivation de cette décision implicite n'était pas illégal, car la requérante n'avait pas préalablement demandé la communication des motifs, conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que les conditions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, notamment la détention d'un visa de long séjour, n'étaient pas remplies pour obtenir un certificat de résidence "salarié".
Sujet principal : Demande de suspension et d'injonction dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Lyon (formation de référé). Solution retenue : Le juge constate un non-lieu à statuer sur les demandes de suspension et d'injonction, car la préfète a accordé une carte de séjour pluriannuelle en cours d'instance, rendant ces conclusions sans objet. Il condamne néanmoins l'État à verser 800 € à la requérante au titre des frais exposés. Textes appliqués : Articles L. 521-1, L. 522-1, L. 522-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : GILLET
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 2 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure de retenue pour vérification du droit au séjour, estimant qu'elle n'avait pas excédé la durée légale de vingt-quatre heures prévue à l'article L. 813-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité des décisions de refus de délai de départ volontaire et d'interdiction de retour, fondées sur les articles L. 612-2 et L. 612-6 du CESEDA.
Avocat : GILBERT
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 20 mai 2025 refusant un titre de séjour à Mme A..., de nationalité guinéenne, et les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour). La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant, le préfet n'ayant pas pris en compte l'intérêt supérieur des trois enfants mineurs de la requérante, scolarisés en France et sans famille en Guinée. Le tribunal a également enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A... dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Marseille (6ème Chambre) a rejeté les requêtes de M. et Mme A..., ressortissants albanais, qui contestaient les arrêtés du préfet des Bouches-du-Rhône du 21 mai 2025 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 du CESEDA (étranger malade), 8 de la CEDH (vie privée et familiale) et 3-1 de la CIDE (intérêt supérieur de l'enfant). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 26 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et prononçant son éloignement. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien de 1968, compte tenu de l'absence d'insertion sociale et professionnelle significative et des condamnations pénales de l'intéressé. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : GIL, CROS SELARL
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre le refus d'un titre de séjour "vie privée et familiale", une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation d'un pays d'éloignement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et refuse d'annuler les décisions attaquées. Il estime que le refus de titre de séjour est suffisamment motivé, procède d'un examen individuel de la situation et ne méconnaît pas les conditions légales. **Textes appliqués** : L'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH). Le tribunal considère que la requérante, entrée avec un visa "vacances-travail", ne démontre pas que le refus de séjour porterait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de ces textes.
Sujet principal : Recours contre le rejet implicite d'une demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. Juridiction : Tribunal Administratif de Lille. Solution retenue : Le tribunal annule la décision implicite de rejet. Il constate que le dossier de la requérante était complet et que l'administration, restée silencieuse, n'a pas communiqué les motifs de son refus malgré une demande en ce sens, ce qui constitue un vice de procédure. Textes appliqués : Articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (silence valant rejet), et articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration (obligation de motivation des décisions défavorables).
Avocat : OSSETE OKOYA GILLES CARSON