205 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
205
Décisions totales
383 581
Ordonnances
294 510
Avec résumé IA
Avocat : SCP FLORA GILBERT
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la délivrance d'un titre de séjour. La juridiction estime que les moyens soulevés contre l'arrêté, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme, sont soit manifestement infondés, soit insuffisamment précisés pour être examinés au fond. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : GILBERT
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, concernant notamment l'insuffisance de motivation de la décision et sa disproportion au regard de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), ne sont pas assortis des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La décision s'appuie sur les articles L. 614-1 et L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative relatif au rejet des requêtes par ordonnance.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre des décisions préfectorales de refus de renouvellement d'attestation de demande d'asile et d'obligation de quitter le territoire. Le tribunal a constaté que les requérants résidaient à Marseille à la date des décisions attaquées. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il s'est déclaré incompétent territorialement et a transmis les dossiers au Tribunal administratif de Marseille, conformément à l'article R. 351-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, ressortissant nigérian, ne démontre pas l'existence d'une urgence suffisante, notamment au regard de sa situation familiale, ses enfants mineurs résidant en France avec leur mère titulaire d'un titre de séjour régulier. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative et les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Marseille statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir concernant le refus de délivrance d'un titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales, le tribunal donne acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il condamne néanmoins l'État à verser 1 500 euros à l'avocate du requérant au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de la renonciation à la part contributive de l'État liée à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête en annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que l'arrêté préfectoral est suffisamment motivé, au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle considère que les moyens soulevés, notamment sur le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, ne sont pas de nature à justifier l'annulation de la mesure.
Le Tribunal administratif de Marseille statue par ordonnance sur une requête en excès de pouvoir concernant un refus de titre de séjour. La requérante s'étant désistée de ses demandes principales d'annulation et d'injonction, le tribunal donne acte de ce désistement. Il rejette ses conclusions subsidiaires visant à obtenir une indemnité au titre des frais irrépétibles, estimant qu'il n'y a pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par Mme B... d’une requête en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 10 juillet 2025 l’obligeant à quitter le territoire français. En application de l’article R. 911-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal a constaté que le mémoire complémentaire annoncé dans la requête sommaire avait été déposé après l’expiration du délai de quinze jours imparti. Par conséquent, la requérante est réputée s’être désistée de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 12 février 2026.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant nigérian, contestant l'arrêté préfectoral du 13 septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'obligation de quitter le territoire et du refus de délai de départ volontaire était manifestement infondé. De plus, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été jugé insuffisamment précis. La requête a donc été rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 30 juin 2025 rejetant sa demande de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. En cours d’instance, le préfet des Bouches-du-Rhône a délivré à l’intéressée un certificat de résidence valable, lui donnant entière satisfaction. Par une ordonnance du 10 février 2026, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête, devenues sans objet. Il a en revanche condamné l’État à verser 1 200 euros à l’avocat de Mme B... au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par M. B... d'une demande d'injonction visant à obtenir un hébergement d'urgence, au titre d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Postérieurement à l'introduction de la requête, l'intéressé a été hébergé à l'hôtel Braille, rendant sans objet ses conclusions principales. Le juge des référés a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes et a rejeté les conclusions relatives aux frais d'instance, tout en admettant provisoirement M. B... au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration refusant à Mme A..., ressortissante guinéenne et mère d'un enfant reconnu réfugié, le bénéfice total des conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la procédure spéciale prévue aux articles L. 921-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était exclusive de la procédure de référé suspension, rendant la requête irrecevable. Aucun texte n'a été appliqué au fond, la solution reposant sur un motif de procédure.