205 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
205
Décisions totales
383 581
Ordonnances
295 259
Avec résumé IA
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. B..., ressortissant guinéen, pour contester un arrêté préfectoral du 13 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. En cours d'instance, le préfet des Bouches-du-Rhône a retiré cet arrêté le 24 novembre 2025, et le requérant s'est désisté de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l'État à verser 1 200 euros au conseil de M. B... au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : GILBERT
Avocat : SARL LE PRADO - GILBERT
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 12 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. En cours d’instance, le préfet des Bouches-du-Rhône a retiré cet arrêté par une décision du 4 décembre 2025. Le juge, appliquant l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté que les conclusions en annulation et en injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. L’Etat a été condamné à verser 500 euros à M. A... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme et M. B... qui demandaient un hébergement d'urgence en raison de l'état de grossesse de Mme B.... Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car M. B... fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français et que Mme B... n'a pas contesté la décision de l'OFII mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil, ce qui prive leur situation d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Le tribunal écarte également la compétence du département des Bouches-du-Rhône, les requérants ne relevant pas des cas de prise en charge obligatoire prévus par le code de l'action sociale et des familles (notamment l'article L. 222-5 pour les femmes enceintes isolées).
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A... qui demandait le rétablissement des conditions matérielles d’accueil (allocation pour demandeur d’asile et hébergement) après leur suppression par l’Office français de l'immigration et de l'intégration. Le juge estime que la procédure spéciale prévue aux articles L. 921-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est exclusive du référé liberté, sauf circonstances nouvelles postérieures à cette procédure, ce qui n’est pas démontré en l’espèce. La requête est donc irrecevable.
Avocat : SCP FLORA GILBERT
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du préfet des Bouches-du-Rhône d’autoriser un regroupement familial. En cours d’instance, le préfet a finalement accordé cette autorisation le 28 octobre 2024. Le juge constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête. Sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, il condamne l’État à verser 1 200 euros à l’avocate de M. B..., sous réserve de renonciation à l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône refusant le regroupement familial sollicité par M. C... pour son épouse et ses trois enfants. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la séparation familiale et les difficultés financières invoquées ne caractérisant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation du requérant. En conséquence, la requête a été rejetée par une ordonnance prise en application de l’article L. 522-3 du même code, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.