1 317 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 317
Décisions totales
383 581
Ordonnances
285 169
Avec résumé IA
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Avocat : SARL LE PRADO - GILBERT
Le Tribunal Administratif de Marseille annule les arrêtés du 3 avril 2025 par lesquels le préfet des Bouches-du-Rhône ordonnait le transfert de M. B, ressortissant gambien, aux autorités espagnoles et son assignation à résidence. Le juge estime que le préfet a négligé d'examiner sérieusement l'état de santé cardiaque grave du requérant, qui nécessitait des soins urgents et vitaux à l'Hôpital européen de Marseille, et ce malgré les informations médicales portées à sa connaissance. En conséquence, l'arrêté de transfert est annulé pour défaut d'examen sérieux de la situation médicale, et l'assignation à résidence est annulée par voie de conséquence. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B, sans se prononcer sur les autres moyens invoqués.
Avocat : GILBERT
Avocat : SARL LE PRADO GILBERT
Avocat : SCP FLORA GILBERT
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Bouches-du-Rhône concernant la demande de titre de séjour de M. A, parent d'un enfant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la décision plaçant le requérant dans une situation irrégulière et précaire. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, au regard de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A justifiant contribuer à l'entretien et à l'éducation de son enfant. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai d'un mois et a accordé à M. A le bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. et Mme B D, ressortissants péruviens, pour contester les arrêtés du 14 octobre 2024 par lesquels le préfet des Bouches-du-Rhône leur a refusé un titre de séjour, les a obligés à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination. Les requérants invoquaient notamment une insuffisance de motivation, une erreur de fait, une méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté leurs demandes d'annulation, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône ordonnant le transfert de Mme B, ressortissante algérienne, aux autorités espagnoles responsables de sa demande d'asile, ainsi que son assignation à résidence. La solution retenue se fonde sur l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, qui permet à un État membre d'examiner une demande d'asile même si la responsabilité incombe à un autre État. Le tribunal a estimé que la situation de vulnérabilité particulière de Mme B, victime de violences conjugales, en procédure de divorce, et mère de trois jeunes enfants scolarisés en France, justifiait l'application de cette clause discrétionnaire. En conséquence, le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de cette faculté.