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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

297 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

297

Décisions totales

383 581

Ordonnances

263 267

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : GINEffacer tout
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2303821

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de Mme B... contestant son licenciement par le ministre de l'éducation nationale. La requérante invoquait un vice d'incompétence, un défaut de transmission du rapport de son tuteur au jury et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'autorité administrative se trouvait en situation de compétence liée pour prononcer le licenciement après l'avis défavorable du jury académique. La décision s'appuie sur le décret n°92-1189 du 6 novembre 1992 et l'arrêté du 22 août 2014 fixant les modalités de titularisation des professeurs de lycée professionnel stagiaires.

Avocat : BROGINI & GRECH AVOCATS

6 janvier 2026• 6ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2501737

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. C..., ressortissant gabonais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en exigeant un contrat d'alternance pour l'application de l'annexe 10 du CESEDA, et que la décision ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni celles de la convention franco-gabonaise. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi, dépourvues de base légale du fait de la légalité du refus de séjour, ont été maintenues.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : JEANMOUGIN FÉLIX

30 décembre 2025• 5ème Chambre
TA104Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — N° TA104-2500556

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a annulé la décision du 26 février 2025 par laquelle le président du gouvernement a licencié Mme A..., institutrice stagiaire. Le tribunal a jugé que l'inspection obligatoire, prévue par l'article 3 de la délibération n° 346 du 30 décembre 2002, devait intervenir entre les cinquième et septième mois du stage. En l'espèce, cette inspection n'ayant pas été réalisée dans ce délai, la procédure était irrégulière, entraînant l'annulation de la décision de licenciement.

Avocat : SELARL VIRGINIE BOITEAU

29 décembre 2025• 1ère CHAMBRE
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507895

Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du 18 novembre 2025 par laquelle la directrice territoriale de l’OFII à Rennes avait refusé d’accorder les conditions matérielles d’accueil à M. A..., un demandeur d’asile. Le juge a constaté que la décision contestée avait été signée et remise au requérant avant même le début de l’entretien d’évaluation de sa vulnérabilité, sans que la directrice territoriale ait eu connaissance des éléments recueillis lors de cet entretien. Cette procédure a été jugée contraire aux articles L. 551-15, L. 522-1 et L. 522-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui imposent une prise en compte effective de la vulnérabilité du demandeur. En conséquence, le tribunal a enjoint à l’OFII de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de huit jours.

Avocat : JEANMOUGIN

23 décembre 2025• Eloignement urgent
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2502795

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui subordonne la première délivrance d'un titre de séjour à la production d'un visa long séjour, est compatible avec l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : LE GLOAN VIRGINIE

23 décembre 2025• 1ère Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2522080

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A..., qui demandait d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer pour déposer une demande de carte de résident. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, la requérante, mariée depuis septembre 2024 et n’ayant engagé ses démarches qu’en septembre 2025, se bornant à invoquer une situation de précarité sans la caractériser suffisamment. La décision rappelle que l’urgence est présumée pour les demandes de renouvellement de titre de séjour, mais non pour une première demande, et que le requérant doit justifier de circonstances particulières.

Avocat : MAUGIN

22 décembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2307289

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SARL Guesthouse, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et des prélèvements sociaux au titre de l’exercice 2016, ainsi que la majoration pour manquements délibérés. La société soutenait notamment que la dépréciation des titres de sa filiale Villa Mazarin Paris était justifiée par un défaut de commercialité des locaux loués, mais le tribunal a estimé que la décision de cette filiale de donner congé sans contrepartie constituait un acte anormal de gestion, la société ayant la possibilité de poursuivre une activité partielle ou de rechercher la responsabilité du bailleur. En conséquence, le tribunal a jugé que la dépréciation comptabilisée n’était pas fondée et que la majoration de 40 % prévue à l’article 1729 du code général des impôts était justifiée. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.

Avocat : CABINET GINESTIE MAGELLAN PALEY-VINCENT (SELAS)

17 décembre 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2520841

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, prise en application des articles R. 312-1 et R. 312-10 du code de justice administrative, concerne un litige relatif au refus de délivrance d’une carte professionnelle d’agent privé de sécurité par le CNAPS. Le tribunal s’est déclaré territorialement incompétent, faute d’éléments permettant de déterminer le lieu d’exercice professionnel du requérant. Il a appliqué la règle de droit commun de l’article R. 312-1, retenant la compétence du tribunal du siège de l’autorité décisionnaire, le CNAPS étant situé à Paris. En conséquence, le dossier a été transmis au Tribunal Administratif de Paris.

Avocat : SOCIETE CIVILE PROFESSIONNELLE D'AVOCATS BLANCHARD - GINTZ - ROCHELET

16 décembre 2025
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502353

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en formation de 1ère chambre, a rejeté la requête de Mme B... contestant l'arrêté préfectoral du 13 mars 2025. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, estimant que la requête, enregistrée le 16 juin 2025, n'était pas tardive. Sur le fond, il a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que la situation de la requérante, qui ne justifiait pas d'une vie privée et familiale stable en France, ne méconnaissait ni les articles L. 423-23 du CESEDA et 8 de la CEDH, ni l'article 3-1 de la CIDE. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire et fixation du pays de renvoi, dépourvues d'illégalité par exception, ont également été validées.

Avocat : MORGAN DAUDE MAGINOT - AVOCAT

16 décembre 2025• 1ère chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504667

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes de M. et Mme I... contestant les arrêtés du préfet du Morbihan du 11 juin 2025 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Les juges ont estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur de droit au regard de l'article L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, incluant les obligations de quitter le territoire, de présentation au commissariat et le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.

Avocat : JEANMOUGIN

12 décembre 2025• 4ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2403999

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de Mme A..., ressortissante camerounaise, contre le refus de visa de long séjour au titre du regroupement familial. La décision contestée de la commission de recours s'est appropriée le motif consulaire selon lequel les documents d'état civil présentés n'étaient pas authentiques. Le tribunal a appliqué les articles L. 434-2 et L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 47 du code civil, pour vérifier la force probante des actes. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais le litige portait sur l'authenticité des actes d'état civil et la recevabilité de la requête.

Avocat : GINESTAL

11 décembre 2025• 9ème chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507860

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A..., de nationalité togolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Morbihan du 18 novembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était légale, fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.

Avocat : JEANMOUGIN

10 décembre 2025• Eloignement urgent
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2502675

Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du 6 février 2025 de la commission de médiation du Finistère rejetant la demande de droit au logement opposable (DALO) de M. C..., ainsi que la décision rejetant son recours gracieux. Le tribunal a jugé que la commission n'avait pas respecté les règles de composition et de quorum prévues à l'article R. 441-13 du code de la construction et de l'habitation, et que l'absence de décompte des voix ne permettait pas de vérifier la régularité de la majorité. En conséquence, il a enjoint à la commission de réexaminer la demande de M. C... dans un délai de quinze jours.

Avocat : JEANMOUGIN

10 décembre 2025• Vice-président Contentieux sociaux
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507969

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours en excès de pouvoir de M. B..., ressortissant algérien placé en rétention, contre un arrêté du préfet du Calvados du 24 novembre 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable en raison de sa tardiveté, le requérant n'ayant pas respecté le délai de quarante-huit heures prévu à l'article L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour contester la décision. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont également été rejetées.

Avocat : JEANMOUGIN

3 décembre 2025• Eloignement urgent
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2508562

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. et Mme C... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire d’Asnières-sur-Seine du 16 décembre 2024 accordant un permis de construire pour un ensemble immobilier (commerces et logements). Les requérants ont ensuite présenté un mémoire de désistement pur et simple de leur requête. Par ordonnance du 2 décembre 2025, le président de la 8ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation aux frais n’a été prononcée.

Avocat : GINKGO

2 décembre 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2520652

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante népalaise et conjointe d’un réfugié, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande était mal fondée, dès lors que la requérante devait, conformément aux articles R. 431-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et aux arrêtés des 27 avril 2021 et 1er août 2023, effectuer sa demande via le téléservice « ANEF », sans justifier avoir épuisé les voies d’accompagnement ou de substitution prévues par ces textes. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence.

Avocat : MAUGIN

1 décembre 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2504336

Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 2 juillet 2025 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes avait refusé un titre de séjour à M. C..., ressortissant russe, et lui avait fait obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet n'apportait pas la preuve de l'absence de communauté de vie entre M. C... et son épouse française, renversant ainsi la présomption légale prévue à l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision de refus de séjour a été annulée, entraînant par voie de conséquence l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et de la fixation du pays de destination.

Avocat : VOGIN

28 novembre 2025• 1ère chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500061

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe annule la décision du 29 novembre 2024 par laquelle le préfet de la Guadeloupe a fixé Haïti comme pays de destination de M. B..., ressortissant haïtien faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal juge que la situation de violence généralisée résultant d'un conflit armé interne en Haïti, atteignant un niveau d'intensité exceptionnelle notamment dans la zone de Port-au-Prince, expose l'intéressé à un risque réel de traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. En l'absence de preuve que M. B... ne serait pas contraint de rejoindre ou traverser cette zone lors de son éloignement, la décision attaquée est annulée.

Avocat : CHEVRY ADMINISTRATEUR CAB ME URGIN JACQUES

28 novembre 2025• 1ère Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406771

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Bonson (agissant au nom de l’Etat) accordant un permis d’aménager pour un lotissement de dix lots. Les requérants contestaient notamment la compétence du maire et la méconnaissance du règlement du plan local d’urbanisme métropolitain (PLUm). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le maire était compétent en application des articles L. 422-2 et R*. 422-1 du code de l’urbanisme, le projet étant situé dans une opération d’intérêt national. Les autres moyens soulevés ont été écartés comme non fondés.

Avocat : BROGINI & GRECH AVOCATS

26 novembre 2025• 4ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510914

Refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français. Tribunal Administratif de Paris. Annulation pour vice de procédure : le préfet de police n'a pas saisi la commission du titre de séjour avant de refuser l'admission exceptionnelle au séjour de M. A..., qui justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MAUGIN

20 novembre 2025• 2e Section - 3e Chambre