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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

433 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

433

Décisions totales

383 581

Ordonnances

308 256

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : GINEffacer tout
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504489

Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du 18 juin 2025 par laquelle le directeur général de l'OFII avait mis fin à l'hébergement de M. B, un demandeur d'asile russe. La juridiction a jugé que cette décision avait été prise en méconnaissance des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, car M. B n'avait pas été mis en mesure de présenter ses observations préalablement. L'urgence invoquée par l'OFII n'a pas été retenue comme justifiant une dispense de cette procédure contradictoire. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII de réintégrer M. B dans un lieu d'hébergement dans un délai de cinq jours.

Avocat : JEANMOUGIN

10 juillet 2025• Eloignement urgent
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2406239

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du sous-préfet de Redon d’accorder le concours de la force publique pour son expulsion. La juridiction a jugé que le sous-préfet disposait d’une délégation de signature régulière du préfet d’Ille-et-Vilaine, et que l’erreur de plume sur la date du jugement d’expulsion était sans incidence sur la légalité de la décision. La solution retenue est fondée sur les articles L. 153-1 et suivants du code des procédures civiles d’exécution, ainsi que sur l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : JEANMOUGIN

10 juillet 2025• 3ème Chambre
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2501120

Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la SAS Cossu qui sollicitait le paiement d'une provision de 5 484,77 euros correspondant au solde du lot n°2 "gros œuvre" du marché de construction des vestiaires du stade de Rethel. Le juge a estimé que la créance n'était pas sérieusement contestable, la société requérante n'ayant pas précisé la nature et le chiffrage détaillé des prestations dont elle demandait le paiement. Les conclusions reconventionnelles de la commune de Rethel ont également été rejetées, le juge des référés n'étant pas compétent pour statuer sur le bien-fondé des obligations contractuelles.

Avocat : GINESTRA

10 juillet 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503323

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 13 juin 2025 par lequel le maire de la commune de A avait mis en recouvrement une astreinte à l'encontre de M. C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer que la commune avait émis un titre de recettes exécutoire pour le recouvrement de l'astreinte, cette dernière relevant du code de l'environnement et non du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : BROGINI & GRECH AVOCATS

8 juillet 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2510339

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... pour suspendre la décision implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis rejetant le renouvellement de son certificat de résidence algérien de dix ans. En cours d'instance, M. A... s'est désisté de ses conclusions principales à fin de suspension et d'injonction, ne maintenant que ses demandes de frais de justice. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et a condamné l'État à verser 600 euros à M. A... au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : MAUGIN

7 juillet 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410611

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 1er août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a été fondée sur les articles L. 611-1 (4°) et L. 542-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du rejet définitif de la demande d'asile de l'intéressé.

Avocat : DUSEN VIRGINIE

4 juillet 2025• 12ème chambre, éloignement (Collégiale)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2200990

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné les demandes de la société BBFD Investment visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2015 à 2018. La société contestait la régularité de la procédure d’imposition, arguant notamment que la proposition de rectification du 11 septembre 2019 n’avait pas été notifiée à son avocat et que l’administration n’était pas compétente pour l’établir. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, jugeant que la procédure était régulière et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant ainsi les impositions supplémentaires mises à la charge de la société.

Avocat : BIAGINI

4 juillet 2025• 9ème chambre
CAA13Décision

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA00172

Avocat : BROGINI & GRECH AVOCATS

3 juillet 2025• 1ère chambre - formation à 3
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504170

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C, ressortissant géorgien, contestant un arrêté préfectoral du 9 juin 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d’éloignement était légalement fondée sur le 4° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), en raison du rejet définitif de sa demande d’asile. Il a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le défaut d’examen de sa situation, la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’erreur manifeste d’appréciation liée à son activité associative. La solution retenue confirme la légalité des mesures d’éloignement et d’assignation à résidence.

Avocat : JEANMOUGIN

30 juin 2025• Eloignement urgent
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504296

Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du 13 juin 2025 par laquelle l'OFII avait refusé à M. et Mme D B, demandeurs d'asile centrafricains, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la procédure était irrégulière, faute pour l'administration de démontrer que les requérants avaient bénéficié d'un entretien individuel de vulnérabilité conforme aux articles L. 522-1 et L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de réexaminer leur situation dans un délai de huit jours.

Avocat : JEANMOUGIN

30 juin 2025• Eloignement urgent
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504214

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, notamment car il était fondé sur les articles L. 611-1 (1° et 6°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en raison de l'entrée irrégulière et du travail sans autorisation de l'intéressé. Il a également écarté les moyens d'incompétence, de méconnaissance du droit d'être entendu et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : JEANMOUGIN

30 juin 2025• Eloignement urgent
TA106Décision

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500782

Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 28 avril 2025 par lequel le préfet de la Guyane a refusé un titre de séjour à Mme A, ressortissante haïtienne, et l'a obligée à quitter le territoire français. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatif aux soins, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requérante n'a pas démontré que l'insécurité en Haïti l'empêcherait d'accéder aux soins nécessaires. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles aux fins d'injonction et de frais de justice, a été rejeté.

Avocat : FETTLER VIRGINE

24 juin 2025
CAA75Décision• exécution décision justice adm

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00492

Avocat : MAUGIN

13 juin 2025• 9ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503794

Le Tribunal administratif de Rennes, par une ordonnance du 16 juin 2025, a rectifié une erreur matérielle dans son jugement n° 2503794 du 13 juin 2025. Cette erreur concernait la mention de la partie condamnée aux frais liés au litige : l'État a été remplacé par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). La rectification a été effectuée sur le fondement de l'article R. 741-11 du code de justice administrative. En conséquence, la somme de 1 200 euros au titre des frais d'avocat est désormais mise à la charge de l'OFII, sous réserve de la renonciation de l'avocat à la part contributive de l'État.

Avocat : JEANMOUGIN

13 juin 2025• Eloignement urgent
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2501320

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. F, ressortissant géorgien, contestant l'arrêté préfectoral du 7 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de l'arrêté disposant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Les décisions fixant le pays de renvoi et portant interdiction de retour, fondées sur une obligation de quitter légale, ont donc été validées.

Avocat : JEANMOUGIN

12 juin 2025• 6ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503291

Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant les arrêtés du préfet du Finistère du 6 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement, fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale, la signature étant régulièrement déléguée et le droit d'être entendu ayant été respecté lors de l'audition de l'intéressé. Les moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés.

Avocat : JEANMOUGIN

12 juin 2025• MSS M. GOSSELIN Olivier 4ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2206107

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête du syndicat des copropriétaires de l'immeuble "Le Bristol" demandant l'annulation du refus implicite du maire de Beaulieu-sur-Mer d'abroger un arrêté du 27 avril 2022 autorisant l'ouverture jusqu'à 2h30 d'un établissement géré par la société Circé. La juridiction a relevé que l'arrêté contesté avait produit ses effets jusqu'au 9 mai 2023, soit avant la date de sa décision. En conséquence, le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête, celles-ci étant devenues sans objet.

Avocat : BROGINI & GRECH AVOCATS

11 juin 2025• 4ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503188

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Haut-Rhin du 13 avril 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et fondée sur un examen particulier de la situation du requérant. Il a estimé que l'assignation à résidence était légalement justifiée au regard de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'existence d'une obligation de quitter le territoire français prise moins de trois ans auparavant.

Avocat : JEANMOUGIN FÉLIX

6 juin 2025• Reconduite à la frontière
CAA13Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA00435

Avocat : BROGINI & GRECH AVOCATS

5 juin 2025• 1ère chambre - formation à 3
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2404337

Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision du 17 juin 2024 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes avait rejeté la demande de titre de séjour "vie privée et familiale" de Mme A, ressortissante marocaine. L'annulation est fondée sur le défaut de signature et l'absence d'indication du nom, prénom et qualité de l'auteur de la décision, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour pendant ce réexamen. L'État a également été condamné à verser 900 € à la requérante au titre des frais de justice.

Avocat : VOGIN

5 juin 2025• 1ère chambre