1 199 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 199
Décisions totales
383 581
Ordonnances
253 370
Avec résumé IA
Avocat : AARPI ANGLADE & PAFUNDI
Avocat : ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Le Tribunal administratif de Paris, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme A B contre une décision du 22 juillet 2025 du directeur territorial de l’OFII lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil, a constaté que l’OFII avait accordé ce bénéfice à titre rétroactif le 11 août 2025. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. La décision s’appuie sur les articles L. 551-15 et L. 552-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Le Tribunal administratif de Paris annule la décision du 22 juillet 2025 par laquelle l'OFII a refusé à Mme B, ressortissante afghane, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal estime que l'OFII a commis une erreur d'appréciation en se fondant sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car Mme B, entrée en France pour des motifs professionnels, justifiait d'un motif légitime pour n'avoir pas sollicité l'asile dans le délai de 90 jours. Il enjoint à l'OFII de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la commission de recours contre les refus de visa opposée à une famille afghane demandant la réunification familiale avec un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants ne justifiant pas d'une situation particulière nécessitant une intervention rapide du juge, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : ANGLADE & PAFUNDI AARPI
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que la demande de M. B tendant à la suspension du refus de visa pour sa fille mineure était devenue sans objet. En effet, postérieurement à l'introduction de la requête, le ministre de l'intérieur a donné instruction de délivrer le visa sollicité. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et aux fins d'injonction. Il a toutefois condamné l'État à verser 500 euros à l'avocate de M. B au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : ANGLADE & PAFUNDI AARPI
Le Tribunal administratif de Paris, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A B contre un arrêté du préfet de la Marne lui faisant obligation de quitter le territoire français, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, lieu de résidence du requérant à la date de la décision attaquée. Par ordonnance, le tribunal transmet le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, qui avait rejeté le recours contre le refus consulaire de délivrer un visa de long séjour pour réunification familiale à une ressortissante afghane. Le juge a retenu l’urgence en raison de la séparation familiale, de la vulnérabilité et des conditions de vie en Afghanistan de la demanderesse. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a enjoint au ministre de l’intérieur de réexaminer la demande dans un délai d’un mois et a condamné l’État à verser 800 euros aux requérants.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du 22 juillet 2025 par laquelle l'OFII avait mis fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée, et que le refus d'un hébergement en région constituait un motif valable de retrait au titre de l'article L. 551-16 du CESEDA. Il a également estimé que l'OFII n'avait pas méconnu les dispositions de la directive 2013/33/UE ni l'obligation de prendre en compte la vulnérabilité du demandeur, faute d'éléments suffisants établissant un état de vulnérabilité particulier.
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français et de l'interdiction de retour de trois ans prononcées par le préfet du Val-d'Oise à l'encontre de M. A, ressortissant afghan. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la situation de précarité administrative et financière invoquée par le requérant, qui s'est vu reconnaître le statut de réfugié par l'OFPRA en novembre 2023, résultait de son propre choix de ne pas exécuter la mesure d'éloignement. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.
Avocat : ANGLADE & PAFUNDI
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision du 3 juillet 2025 par laquelle le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. C, un ressortissant russe demandeur d'asile. Le tribunal a estimé que l'OFII avait fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne substituant pas les dispositions du 3° de l'article L. 551-15 du même code, applicables en cas de demande de réexamen après un transfert en Croatie. La décision a également été jugée insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen de la vulnérabilité du requérant.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 4 juillet 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, les vices de procédure (droit à l'information, entretien individuel, respect du contradictoire), l'absence de preuve des échanges avec l'Espagne, et les risques de traitements inhumains ou dégradants. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans faire droit aux conclusions accessoires. Les textes appliqués incluent le règlement (UE) n°604/2013 (Dublin III), la convention européenne des droits de l'homme, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours de délivrer des visas de long séjour à Mme C et à l’enfant Bilal Zaman Khil. Postérieurement à l’introduction de la requête, l’autorité consulaire française à Islamabad a délivré les visas sollicités le 6 mai 2025. Par une ordonnance du 8 août 2025, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, celles-ci étant devenues sans objet. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 800 euros à l’avocate des requérants.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme A, ressortissants kosovars, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Haute-Savoie du 17 mars 2025 leur faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, incluant l'interdiction de retour d'un an, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. B, un ressortissant afghan demandeur d'asile, contestant la décision du 2 juillet 2025 par laquelle l'OFII a mis fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le requérant soutenait notamment que cette décision méconnaissait les articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que l'article 20 de la directive 2013/33/UE, en raison d'un défaut d'examen de sa situation et d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que le motif de la décision, fondé sur la dissimulation par M. B de l'obtention d'une protection internationale en Grèce, constituait un manquement à ses obligations de coopération prévues à l'article L. 521-13 du CESEDA, justifiant la cessation des conditions matérielles d'accueil.
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. B, un ressortissant afghan, contestant la décision du 2 juillet 2025 par laquelle le directeur territorial de l'OFII a mis fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le requérant soutenait notamment que cette décision était entachée d'incompétence, d'un défaut de motivation et d'une erreur manifeste d'appréciation, en contestant le motif retenu par l'OFII selon lequel il avait obtenu une protection internationale en Grèce. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait légalement pu mettre fin aux conditions matérielles d'accueil sur le fondement de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du défaut de coopération du demandeur qui avait dissimulé sa situation antérieure. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. A, ressortissant afghan, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de police du 15 juillet 2025 ordonnant son transfert aux autorités allemandes. Le préfet a retiré cet arrêté le 4 août 2025, rendant sans objet les conclusions en annulation et en injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a en revanche admis provisoirement M. A à l’aide juridictionnelle et condamné l’État à verser 800 euros à son avocat sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.