145 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
145
Décisions totales
383 581
Ordonnances
239 901
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du permis de construire délivré par le maire de Thonon-les-Bains à l'association Les Musulmans de Thonon pour un centre cultuel. La juridiction a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, en raison de l'intérêt public majeur s'attachant à la réalisation du projet, et a écarté la présomption d'urgence prévue à l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme. Aucun des moyens soulevés par les requérants, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 153-11, UE 11, UE 12 et R. 111-2 du code de l'urbanisme, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté contesté. Les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune et 1 500 euros à l'association au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : GOBERT & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Marseille s'est prononcé sur la responsabilité du Grand port maritime de Marseille (GPMM) suite à la rupture de bollards ayant endommagé le navire de la société MSC. Le tribunal a retenu sa compétence, considérant que l'amarrage des navires via les bollards, ouvrages publics, relève d'un service public administratif. Il a rejeté la fin de non-recevoir tirée de l'absence de médiation préalable obligatoire. La solution retenue engage la responsabilité du GPMM pour défaut d'entretien normal des bollards, en application des principes de la responsabilité du fait des ouvrages publics, et condamne le port à indemniser la société MSC.
Avocat : SCP GOBERT & ASSOCIES