93 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
93
Décisions totales
383 581
Ordonnances
323 405
Avec résumé IA
Avocat : GOLDMAN
Avocat : CABINET GOLDMANN & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant algérien, d’une demande de suspension de la décision du 20 août 2025 par laquelle le préfet du Val-d’Oise a refusé le renouvellement de son certificat de résidence de dix ans. En cours d’instance, M. B s’est désisté de ses conclusions principales à fin de suspension et d’injonction de réexamen, tout en maintenant sa demande d’injonction de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction ou d’un récépissé. Le tribunal a pris acte de ce désistement partiel et a rejeté le surplus des conclusions, estimant que la délivrance d’un récépissé relevait de l’exécution par l’administration de ses obligations légales et non d’une mesure d’urgence. La décision s’appuie sur les stipulations de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du 8 décembre 2023 du garde des sceaux prolongeant le placement à l'isolement de M. B. Le juge retient un vice de procédure, constatant que les observations écrites du détenu, produites avant la décision, n'ont pas été effectivement prises en compte par le ministre, privant ainsi l'intéressé d'une garantie prévue à l'article R. 213-21 du code pénitentiaire. La solution est fondée sur le principe selon lequel un vice de procédure n'entraîne l'annulation que s'il a privé le requérant d'une garantie.
Avocat : GOLDMAN & QUINQUIS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. A B, détenu au centre pénitentiaire de Paris - la Santé, contestant la décision du 29 décembre 2023 instaurant un régime dérogatoire de fouilles intégrales systématiques pour une durée de trois mois. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'autorité, le défaut de motivation, la violation de la procédure contradictoire et l'erreur manifeste d'appréciation. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et proportionnée, conformément aux articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire, et qu'elle ne méconnaissait pas les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la requête a été rejetée.
Avocat : CABINET GOLDMAN & QUINQUIS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. A C, détenu au centre pénitentiaire de Paris - La Santé, contestant la décision du 5 mars 2024 instaurant un régime dérogatoire de fouilles intégrales systématiques pour une durée de trois mois. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision était justifiée par les risques que le comportement du requérant faisait courir à la sécurité et au bon ordre de l'établissement, conformément aux articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire. Il a également jugé que la mesure était nécessaire, proportionnée et subsidiaire, et qu'elle ne violait ni les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions du code des relations entre le public et l'administration. Les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la demande de M. B, détenu au centre pénitentiaire de Paris - la Santé, qui sollicitait 51 000 euros en réparation du préjudice moral subi suite à 102 fouilles intégrales systématiques effectuées entre décembre 2022 et décembre 2023. Le tribunal a jugé que ces fouilles, instaurées et renouvelées par le chef d'établissement, n'étaient pas justifiées par une présomption d'infraction ou des risques spécifiques liés au comportement du requérant, en méconnaissance des articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire. Cette illégalité constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser à M. B une somme de 5 100 euros, avec intérêts au taux légal à compter du 27 juin 2024 et capitalisation, en réparation de son préjudice moral.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris par le préfet de police à l'encontre de M. C, ressortissant malien. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'erreur de droit au regard de l'article L. 631-1 du CESEDA et la violation de l'article 8 de la CEDH, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu des quatorze condamnations pénales établissant une menace grave et actuelle pour l'ordre public. La condition d'urgence n'a pas été examinée.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 13 janvier 2025 du chef d'établissement de la maison d'arrêt de Strasbourg instaurant un régime dérogatoire de fouilles intégrales systématiques à l'encontre de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de l'atteinte grave et immédiate aux conditions de détention du requérant. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, fondé sur le moyen tiré de la méconnaissance de la procédure contradictoire prévue par l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, un détenu, qui contestait son placement à l'isolement au centre pénitentiaire du Havre. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, estimant que la délégation de signature était régulièrement publiée. Il a également jugé que la procédure contradictoire n'avait pas privé le requérant d'une garantie, car celui-ci n'avait pas souhaité présenter d'observations. Enfin, le tribunal a considéré que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation et n'était pas contraire à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, en application des articles L. 213-8 et R. 213-21 du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du 5 décembre 2022 prolongeant son placement à l'isolement au centre pénitentiaire du Havre pour une durée de trois mois. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Sur le fond, il a jugé, en application des articles L. 213-8 et R. 213-30 du code pénitentiaire, que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que la prolongation était justifiée par la dangerosité de M. B, compte tenu de ses nombreux incidents hétéro-agressifs en détention. Enfin, le moyen tiré de la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme a été implicitement écarté.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de M. D C, détenu, contestant la sanction de quatorze jours de cellule disciplinaire prononcée pour refus de placement à l'isolement. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de la décision d'engagement des poursuites et un vice de procédure. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence, en jugeant que la délégation de signature accordée à l'adjointe au chef de détention était régulièrement publiée. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la légalité de la décision du 4 octobre 2022 de la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Rennes, en application des articles R. 234-1 et R. 234-14 du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 13 janvier 2025 du ministre de l'intérieur renouvelant une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance pour une durée de soixante-sept jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, tant en ce qui concerne la compétence de son auteur que le bien-fondé de la mesure, fondée sur les articles L. 228-1 et suivants du code de la sécurité intérieure. Il a estimé que les restrictions imposées n'étaient pas disproportionnées au regard de la menace grave pour la sécurité et l'ordre publics que représentait le comportement du requérant. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été accordée.
Avocat : GOLDMAN SABRINA
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme C, professeure, qui contestait le refus du recteur de l'académie d'Aix-Marseille de lui accorder un congé de longue maladie non imputable au service. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation de l'arrêté, ce dernier étant suffisamment motivé par la mention de l'avis défavorable du comité médical et des textes applicables. Sur le fond, la requérante n'a pas démontré que sa pathologie remplissait les conditions de gravité et de caractère invalidant prévues par l'article 34 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 et l'arrêté du 14 mars 1986 pour ouvrir droit à un tel congé. Par conséquent, la décision de refus n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : CABINET GOLDMANN & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Paris annule l'arrêté du 4 décembre 2024 par lequel le préfet de police avait constaté la caducité du droit au séjour de M. C, citoyen de l'Union européenne, et l'avait obligé à quitter le territoire français avec interdiction de retour. Le tribunal retient que le préfet, qui n'a pas produit d'observations ni justifié de la menace à l'ordre public invoquée, est réputé avoir acquiescé aux faits exposés par le requérant, sans que ceux-ci soient contredits par les pièces du dossier. La décision est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État est condamné à verser 1 200 euros à M. C au titre des frais de justice.