1 435 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 435
Décisions totales
383 581
Ordonnances
255 418
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Bordeaux statue par ordonnance sur une requête initialement dirigée contre le refus implicite d'une admission exceptionnelle au séjour. La requérante s'étant désistée de ses conclusions principales après l'obtention d'un récépissé, le juge donne acte de ce désistement. Il condamne néanmoins l'État à verser à la requérante la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés dans la procédure.
Avocat : SELARL BRUNEAU ET FAGOT AVOCATS
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. B... visant l'annulation du rejet implicite de sa demande de titre de séjour, car le préfet du Nord lui a délivré une carte de séjour temporaire postérieurement à la saisine. La juridiction rejette également comme sans objet la demande d'aide juridictionnelle provisoire, celle-ci ayant été accordée de façon définitive. Elle condamne néanmoins l'État à verser 800 euros à l'avocate du requérant au titre des frais exposés, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : DANSET-VERGOTEN
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné un recours en excès de pouvoir contre une décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil de demandeurs d'asile. Le tribunal a annulé la décision attaquée du 17 février 2026, considérant qu'elle était insuffisamment motivée et entachée d'erreur manifeste d'appréciation, notamment en raison de l'hospitalisation de l'une des requérantes. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadre strictement la cessation de l'accueil.
Avocat : MAINGOT
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de référé-liberté d'un jeune majère sollicitant la reprise de sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance du département des Yvelines. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, le requérant ayant attendu plusieurs jours après la notification de la décision contestée pour agir. La juridiction a également considéré que l'atteinte à une liberté fondamentale n'était pas établie, au regard des doutes persistants sur l'âge et l'identité du requérant soulevés par le département. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : SCP PIGOT SEGOND ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante sri-lankaise, qui contestait le refus de délivrance d'un visa de court séjour. La juridiction a estimé que l'administration avait légalement justifié son refus en relevant l'insuffisance des ressources financières de la requérante et un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires. La décision s'appuie sur les dispositions du code communautaire des visas (règlement n° 810/2009) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PIGOT
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet du Nord avait légalement apprécié l'absence de perspectives d'insertion professionnelle sérieuses et la menace pour l'ordre public, justifiant le refus au titre de l'article L. 423-23 du CESEDA. Les moyens tirés de l'article 8 de la CEDH et du défaut de motivation ont été écartés.
Avocat : DANSET-VERGOTEN
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant marocain. Le tribunal a annulé l'arrêté du 29 août 2025, considérant que le préfet du Nord n'avait pas suffisamment motivé sa décision, notamment en ce qui concerne le refus d'un délai de départ volontaire et la fixation du pays de destination. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DANSET-VERGOTEN
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que le requérant a pu faire valoir ses observations avant son adoption, respectant ainsi les principes du droit à la motivation et du droit d'être entendu. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle est également rejetée, l'intéressé n'ayant pas déposé de demande préalable.
Avocat : DANSET-VERGOTEN
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'insuffisance de motivation et au défaut d'examen sérieux de la situation, sont manifestement mal fondés ou insuffisamment précis. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DANSET-VERGOTEN
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour "salarié" et prononçant son éloignement. La juridiction a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en rejetant la demande de changement de statut, notamment au regard des conditions de l'article L. 314-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également jugé que les mesures d'éloignement et d'interdiction de retour étaient légales et proportionnées, sans méconnaître les stipulations de l'accord franco-marocain ou les exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DANSET-VERGOTEN
**Sujet principal** : Recours contre le refus implicite de délivrer un certificat de résidence algérien portant la mention "vie privée et familiale". **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la requérante n'a pas démontré que son refus de séjour porterait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, notamment car les certificats médicaux concernant son fils sont anciens et qu'elle n'est pas désignée comme sa "personne de confiance". **Textes appliqués** : L'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 (articles 6 et 7), qui régit les conditions de délivrance des titres de séjour pour les ressortissants algériens.
Avocat : DANSET-VERGOTEN
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête d'un ressortissant algérien visant l'annulation d'un arrêté préfectoral de 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal juge irrecevable la demande d'annulation d'un prétendu refus de titre de séjour, cette décision étant inexistante, et écarte les moyens soulevés contre l'arrêté d'éloignement, notamment ceux relatifs à l'incompétence de la signataire, au défaut d'examen sérieux de la situation personnelle et à la méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DANSET-VERGOTEN
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour présentée par un ressortissant guinéen, père d'un enfant mineur reconnu réfugié. Le tribunal a jugé que l'administration avait méconnu les dispositions des articles L. 424-1 et L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui accordent de plein droit une carte de résident aux parents d'un enfant mineur réfugié. Il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour dans un délai de deux mois et a accordé une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : DANSET-VERGOTEN
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... visant à annuler la décision du préfet du Pas-de-Calais prolongeant son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était régulière, notamment car elle était motivée et respectait les conditions légales de l'assignation à résidence prévues par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 731-1, L. 732-1 et L. 732-3). Le tribunal a toutefois admis M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale à titre provisoire.
Avocat : DANSET-VERGOTEN
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler son interdiction de retour en France de six mois. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment car la procédure spéciale du code de l'entrée et du séjour des étrangers (CESEDA) s'appliquait, que la signature était régulière et que la durée de l'interdiction était justifiée au regard des critères légaux (articles L. 612-7 et L. 612-10 du CESEDA). Les moyens invoqués par la requérante, notamment ceux relatifs à un éventuel droit au séjour, ont été considérés comme inopérants pour contester cette mesure spécifique d'interdiction de retour.
Avocat : MAINGOT
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler plusieurs décisions du conseil départemental des Alpes-de-Haute-Provence concernant son orientation et une réduction de son revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a jugé que les décisions attaquées, notamment celle du 1er décembre 2023 prescrivant une réorientation et celles sanctionnant un défaut de signature d'un contrat, étaient légales. Il a notamment considéré que la motivation était suffisante et que les procédures, incluant la consultation de la commission locale d'insertion, respectaient les exigences du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : DAGOT
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante concernant l'annulation du refus de titre de séjour et l'injonction au préfet, rendant ces demandes sans objet. La juridiction constate également qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire, celle-ci ayant été accordée au titre total. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, elle condamne l'État à verser 800 euros à l'avocate de la requérante.
Avocat : DANSET-VERGOTEN
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 5 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les droits de l'intéressé, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que le préfet avait correctement appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en tenant compte de la situation personnelle de M. A... et du risque de fuite justifiant le refus d'un délai de départ volontaire.
Avocat : DANSET-VERGOTEN
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d’accueil. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée, que la procédure avait été régulière et que l’examen de la situation du requérant était sérieux, notamment au regard de son entretien. Le jugement s’appuie principalement sur les articles L. 551-15 et L. 522-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, constatant que la demande d’asile avait été déposée hors du délai légal de 90 jours sans motif légitime.
Avocat : DANSET-VERGOTEN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait une injonction au préfet pour obtenir un rendez-vous et un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée, le titre de séjour de la requérante étant encore valide à la date de l'ordonnance. La décision s'appuie sur les principes applicables au séjour des étrangers et au contrôle de l'urgence par le juge des référés.
Avocat : NGOTO