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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

567 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

567

Décisions totales

383 581

Ordonnances

282 265

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : GRANDEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2414644

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision implicite du préfet de police refusant de délivrer un récépissé de première demande de titre de séjour à M. A, ressortissant marocain. Le tribunal estime que le préfet a méconnu l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui impose la remise d’un récépissé autorisant la présence provisoire en France, dès lors que le dossier de demande était complet et que l’incomplétude n’est pas établie. La solution retenue s’appuie sur l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et les dispositions précitées. En revanche, la demande d’injonction de délivrance du récépissé est rejetée, une décision implicite de refus de séjour étant intervenue entre-temps.

Avocat : CASAGRANDE

27 mai 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506200

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. F B, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le Pérou comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale), ni l'article 3 de la même convention (risques en cas de retour), et que la menace pour l'ordre public était établie. Il a également jugé que le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour étaient justifiés au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LEGRAND-CASTELLON

22 mai 2025• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505675

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 9 mai 2025 fixant le pays de destination de son éloignement. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation, sans se considérer liée par la décision de l'OFPRA. Il a jugé que M. B C n'établissait pas la réalité des risques de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour en Algérie, au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LEGRAND-CASTELLON

15 mai 2025• ELOIGNEMENT
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511400

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour récupérer son titre de séjour. Le juge a constaté que le préfet de police avait convoqué la requérante postérieurement à l'introduction de la requête, rendant sans objet les conclusions à fin d'injonction. En revanche, il a fait droit à la demande d'aide juridictionnelle provisoire et a condamné l'État à verser 900 euros à son avocate, sous réserve des conditions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Avocat : LENGRAND

13 mai 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511406

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de police de débloquer le compte ANEF d'une ressortissante ivoirienne titulaire d'une carte de résident. La requérante justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure, ne pouvant, en raison de ce blocage, déposer une demande de titre de voyage pour son enfant mineur reconnu réfugié. Le juge a accordé un délai de dix jours pour cette injonction, sans astreinte, et a mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre des frais d'instance, en application de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.

Avocat : LENGRAND

12 mai 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207703

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B contestant des saisies administratives à tiers détenteur émises pour le recouvrement de cotisations d'impôt sur le revenu. La contestation portant sur la compétence du signataire des actes de poursuite, relevant de leur régularité formelle, a été jugée irrecevable car relevant de la compétence du juge judiciaire en application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a également estimé que M. B n'avait pas intérêt à agir sur le fond, les saisies ayant été infructueuses.

Avocat : SELARL BALESTAS DURAND GRANDGONNET MURIDI & ASSOCIES

9 mai 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2306415

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné la demande de remise gracieuse de Mme C concernant deux indus d'aide au logement (1 524,94 €) et de prime d'activité (699,45 €). Constatant la bonne foi de la requérante et sa situation de précarité (salaire mensuel de 554,30 € et charges locatives de 294,84 €), le tribunal a accordé une remise partielle. Il a réduit l'indu d'aide au logement à 500 € et celui de prime d'activité à 300 €, en application des articles L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.

Avocat : SELARL BALESTAS DURAND GRANDGONNET MURIDI & ASSOCIES

9 mai 2025• Juge unique 8
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510714

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. En cours d'instance, le préfet de police a délivré le document demandé, rendant sans objet les conclusions à fin d'injonction. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur cette demande et a admis M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 800 euros à son conseil, sous réserve des conditions d'admission définitive à l'aide juridictionnelle.

Avocat : LENGRAND

6 mai 2025
CAA69Décision• excès de pouvoir

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-23LY02694

Avocat : SELARL BALESTAS - GRANDGONNET - MURIDI & ASSOCIES

30 avril 2025• 3ème chambre - formation à 3
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2205019

Le Tribunal Administratif de Toulouse a condamné l'État à indemniser Mme C, reconnue prioritaire pour un hébergement d'urgence par la commission de médiation le 18 octobre 2021, en raison de sa carence fautive à exécuter le jugement du 8 avril 2022 lui enjoignant de lui proposer un hébergement. La requérante, jeune majeure handicapée, n'a reçu une offre qu'en novembre 2023, subissant des préjudices matériels et moraux liés à des conditions de vie instables (rue, squats). Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, engageant la responsabilité de l'État pour les troubles dans les conditions d'existence durant la période de carence.

Avocat : GRAND

29 avril 2025• 6ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2205044

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de Mme C contestant des saisies administratives à tiers détenteur pour le recouvrement de la taxe foncière 2021 et de l'impôt sur le revenu 2016. Le juge a notamment retenu que les conclusions dirigées contre les saisies étaient irrecevables et que la demande de délais de paiement relevait de la compétence exclusive de l'administration fiscale. Les textes appliqués sont le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.

Avocat : SELARL BALESTAS DURAND GRANDGONNET MURIDI & ASSOCIES

28 avril 2025• Juge unique 7
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2504708

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a donné acte du désistement de Mme B de ses conclusions tendant à obtenir la délivrance d’un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour, après que le préfet de la Seine-Saint-Denis lui a remis une attestation de prolongation d’instruction. Le juge a admis provisoirement l’intéressée au bénéfice de l’aide juridictionnelle et a condamné l’État à verser 800 euros à son avocat au titre des frais de justice, en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : LEGRAND

22 avril 2025
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 496805

Avocat : LEGRAND

17 avril 2025ECLI:FR:CECHS:2025:496805.20250417• 5ème chambre jugeant seule
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2307315

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné le recours de M. B C contestant le calcul de son aide personnalisée au logement (APL) par la caisse d'allocations familiales de l'Isère. Le juge a rappelé qu'il lui appartient, en tant que juge de plein contentieux, de se prononcer sur les droits de l'intéressé en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait. La décision s'appuie sur les articles L. 821-1, L. 823-1 et D. 823-16 du code de la construction et de l'habitation pour définir le cadre de calcul de l'APL. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné le bien-fondé des droits de M. C à l'aide personnalisée au logement.

Avocat : SELARL BALESTAS DURAND GRANDGONNET MURIDI & ASSOCIES

17 avril 2025• Juge unique 8
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2508093

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de police de donner un rendez-vous à une ressortissante malienne dans un délai de quinze jours pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. La requérante, titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle expirée, justifiait de l'urgence en raison de la précarité causée par l'impossibilité de déposer sa demande via le site ANEF. Le juge a également admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 900 euros à son avocate au titre des frais de justice. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Avocat : LENGRAND

16 avril 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506277

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de police de délivrer à Mme A, ressortissante ivoirienne et mère d'une enfant réfugiée, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. La requérante justifiait d'une situation d'urgence et d'une mesure utile, le préfet ayant méconnu les dispositions de l'article R. 431-15-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en délivrant une attestation ne permettant pas l'exercice d'une activité professionnelle. L'ordonnance admet également Mme A au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.

Avocat : LENGRAND

12 avril 2025
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2307748

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé les décisions du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à Mme A, ressortissante ivoirienne mineure. Le tribunal a relevé d'office que le préfet avait méconnu le champ d'application de la loi en fondant son refus sur le 8° de l'article L. 414-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), alors que la requérante relevait du 1° du même article. La solution retenue est l'annulation des décisions, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, et une injonction est faite au préfet de délivrer le document dans un délai d'un mois, sans astreinte.

Avocat : KHAN SHAGHAGHI-LEGRAND

10 avril 2025• 11ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2500797

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir un rendez-vous en vue du renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour. En cours d'instance, le requérant ayant obtenu un nouveau récépissé valable jusqu'au 27 avril 2025, le tribunal a pris acte de son désistement des conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte. L'urgence initiale a été reconnue par l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle. L'Etat a été condamné à verser 800 euros à l'avocat de M. A au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : LENGRAND

9 avril 2025
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2202544

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme C, professeure dans un établissement privé sous contrat, victime d’une agression durant un cours, afin d’engager la responsabilité de l’État. La requérante invoquait à la fois la responsabilité sans faute pour accident de service et la responsabilité pour faute en raison de dysfonctionnements du service et d’un défaut de prévention. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’agression ne constituait pas un accident de service imputable à l’État et que les fautes alléguées n’étaient pas établies. En conséquence, aucune indemnisation n’a été accordée, et les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Avocat : LEGRAND

9 avril 2025• 3ème Chambre
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2205556

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus implicite du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation. La décision attaquée se substituant à celle du préfet, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision préfectorale a été jugé inopérant. Le tribunal a rappelé que le ministre dispose d'un large pouvoir d'appréciation pour accorder la naturalisation et peut légalement prendre en compte le niveau de connaissance du postulant sur l'histoire, la culture et la société françaises, conformément à l'article 21-15 du code civil et à l'article 37 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : BALESTAS-GRANDGONNET-MURIDI & ASSOCIES

9 avril 2025• 2ème Chambre