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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

463 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

463

Décisions totales

383 581

Ordonnances

254 720

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : GRANDEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517802

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C B, ressortissant congolais reconnu réfugié, qui demandait la suspension de la décision implicite du préfet de police de Paris refusant de renouveler sa carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas que la décision litigieuse portait une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle, notamment en raison de l'absence de précisions sur ses démarches de renouvellement et de la circonstance qu'il avait déjà été en situation irrégulière par le passé. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, et les conclusions accessoires ont également été rejetées.

Avocat : CASAGRANDE

4 juillet 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510944

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, après que l'administration lui a fixé une convocation pour délivrer un récépissé l'autorisant à travailler. La requérante a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 800 euros à son avocat, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle et de la renonciation à la part contributive de l'État.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LENGRAND

3 juillet 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2403378

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le refus de visa de long séjour opposé à M. C, ressortissant marocain, en qualité de conjoint d'une ressortissante française. La commission de recours contre les décisions de refus de visa avait confirmé le refus consulaire en se fondant sur deux motifs : la menace pour l'ordre public liée à une condamnation pénale de 2010 et le caractère frauduleux présumé du mariage. Le tribunal a jugé que la condamnation, bien que réelle, était ancienne et isolée, et ne suffisait pas à caractériser une menace actuelle pour l'ordre public. Il a également estimé que l'administration n'apportait pas la preuve d'une fraude au mariage, ce dernier étant établi et assorti d'une vie commune. En conséquence, le tribunal a annulé la décision de la commission de recours et enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer le visa sollicité, en application des articles L. 312-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : GRAND

30 juin 2025• 10ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2500017

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de Mme B, qui contestait une décision de la commission de discipline du brevet de technicien supérieur (BTS) prononçant une interdiction de passer des examens et l'annulation de sa session pour fraude. La requérante invoquait un vice de procédure, l'absence de faute et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que la procédure était régulière et que la sanction n'était pas disproportionnée au regard des faits établis. La décision s'appuie notamment sur les articles D. 643-32-2 et suivants du code de l'éducation relatifs à la procédure disciplinaire.

Avocat : LEGRAND

27 juin 2025• 4ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505098

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B, ressortissant guinéen, qui sollicitait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la délivrance d'un récépissé l'autorisant à séjourner et à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B ne justifiait pas d'une situation régulière antérieure et ne pouvait faire l'objet d'une mesure d'éloignement pendant l'instruction de sa demande de titre de séjour. De plus, la mère de son enfant, réfugiée, disposait déjà d'une autorisation de travail. En conséquence, la requête a été rejetée, seule l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle étant accordée.

Avocat : LEGRAND

19 juin 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2305088

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C épouse A, qui contestait la décision du préfet d'Indre-et-Loire du 17 octobre 2023 classant sans suite sa demande d'acquisition de la nationalité française. Le tribunal a jugé cette requête irrecevable, car la décision de classement sans suite, fondée sur l'incomplétude du dossier malgré une mise en demeure, ne constitue pas un acte faisant grief au sens de l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Il a été constaté que la requérante n'avait pas produit l'attestation de situation fiscale réclamée, sans avoir informé l'administration de ses difficultés. La solution retenue est le rejet de la requête, invitant la requérante à déposer une nouvelle demande.

Avocat : LEGRAND

18 juin 2025• 2ème chambre
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501901

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nancy concerne un litige relatif à l’invalidation du permis de conduire de M. B... pour solde de points nul, décision prise par le ministre de l’intérieur le 8 février 2025. Le tribunal estime que cette requête, portant sur une mesure de police, relève de la compétence territoriale du tribunal administratif du lieu de résidence du requérant, conformément à l’article R. 312-8 du code de justice administrative. Constatant que M. B... résidait en Moselle à la date de la décision attaquée, le tribunal se déclare incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Strasbourg, en application de l’article R. 351-3 du même code. La solution retenue est donc un renvoi pour compétence territoriale.

Avocat : GRANDHAYE

18 juin 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2305098

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du préfet d'Indre-et-Loire du 17 octobre 2023 classant sans suite sa demande d'acquisition de la nationalité française. Le tribunal a jugé que cette décision, fondée sur l'incomplétude du dossier malgré une mise en demeure, ne constituait pas un acte faisant grief au sens de l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. En l'absence de production de l'attestation fiscale requise, la requête a été déclarée irrecevable.

Avocat : LEGRAND

18 juin 2025• 2ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2508424

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 6 mai 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait ordonné le transfert de M. A, ressortissant turc, vers la Bulgarie, État responsable de sa demande d'asile. Le juge estime que le préfet a méconnu l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, qui permet de déroger aux critères de détermination de l'État responsable pour des motifs humanitaires. En effet, la présence en France de l'ensemble de la famille proche de M. A (parents, frères, sœurs, dont un frère réfugié) justifiait que la France examine sa demande d'asile, son transfert en Bulgarie le plaçant dans une situation d'isolement et de vulnérabilité.

Avocat : GRANDSIRE

17 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507004

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise à son encontre par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen attentif de sa situation personnelle. Il a également écarté le moyen tiré d'une erreur d'appréciation, relevant l'irrégularité du séjour, l'absence d'attaches familiales ou professionnelles en France, et la menace pour l'ordre public constituée par des faits de vol. La décision est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GRANDSIRE

17 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2301328

Le Tribunal Administratif d'Orléans a pris acte, par ordonnance du 17 juin 2025, du désistement pur et simple de l'association "A Bas le Béton" et de plusieurs requérants, qui contestaient l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 15 novembre 2022 autorisant l'exploitation d'un entrepôt de stockage par la société SCCV SP France N°002. En conséquence, le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions de la société défenderesse tendant à la condamnation des requérants aux frais de justice sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La solution retenue est fondée sur les articles R. 222-1 (1°) et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : LEGRAND

17 juin 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2508908

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, un ressortissant haïtien, qui contestait le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. B avait présenté sa demande d'asile plus de deux ans après son entrée en France, sans motif légitime pour ce retard. Le tribunal a jugé que la méconnaissance du délai de quatre-vingt-dix jours ne constituait pas un motif légitime et que l'allégation de vulnérabilité n'était pas étayée. En conséquence, la décision de l'OFII a été validée et la requête rejetée.

Avocat : GRANDSIRE

16 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507594

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant camerounais, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son absence d'attaches familiales établies en France et de son lourd passé judiciaire. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GRANDSIRE

16 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2508762

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant angolais, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise l'assignent à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré des risques en cas de retour au pays, car la mesure n'implique pas l'éloignement. Il a également écarté le défaut d'examen de la situation personnelle et l'erreur manifeste d'appréciation, relevant que M. A ne justifiait d'aucune autorisation de travail pour ses contraintes professionnelles. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GRANDSIRE

16 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507207

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A épouse C, agissant pour sa fille mineure réfugiée. Celle-ci demandait la délivrance d'un titre de voyage pour étranger mineur afin de justifier de son identité lors des épreuves du baccalauréat. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, d'une part en raison du dépôt tardif de la requête ne permettant pas une instruction contradictoire avant l'épreuve, et d'autre part car la requérante ne démontrait pas l'impossibilité de justifier de son identité par d'autres moyens, comme un certificat de scolarité. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.

Avocat : LEGRAND-CASTELLON

12 juin 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505622

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en référé de Mme C, ressortissante tunisienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui délivrer une autorisation de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante ne bénéficiait pas de la présomption d'urgence liée à un renouvellement de titre de séjour (elle sollicitait un changement de statut) et n'avait pas démontré une situation d'urgence particulière, malgré son mariage et ses difficultés professionnelles. La demande a donc été rejetée.

Avocat : LEGRAND-CASTELLON

11 juin 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2508727

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était motivée par le dépôt tardif de sa demande d'asile (plus de 90 jours après son entrée en France). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut d'examen, le vice de procédure et l'absence de motif légitime justifiant le retard.

Avocat : GRANDSIRE

5 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432928

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour. Après avoir été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, le requérant a indiqué se désister de ses demandes d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, et a admis M. A au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la même loi, l’État a été condamné à verser 1 500 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.

Avocat : LENGRAND

4 juin 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2501189

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. D, ressortissant égyptien, contestant un arrêté du préfet des Pyrénées-Atlantiques du 15 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'une erreur d'appréciation. Il a ainsi validé la légalité de l'arrêté préfectoral, en application des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CASAGRANDE

3 juin 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505146

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B, ressortissante ivoirienne, d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet de police avait remis à Mme B une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à exercer une activité professionnelle, conformément aux articles R. 431-15-1 et R. 431-15-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction sont devenues sans objet. Le tribunal a également prononcé l'admission provisoire de Mme B à l'aide juridictionnelle et mis à la charge de l'État le versement d'une somme à son avocate au titre des frais de justice.

Avocat : LENGRAND

30 mai 2025