3 845 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 845
Décisions totales
383 581
Ordonnances
307 256
Avec résumé IA
Avocat : SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante ukrainienne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Côte-d'Or. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée à sa situation personnelle et familiale. La demande d'indemnisation au titre des frais de justice a également été rejetée.
Avocat : GRENIER
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. F, ressortissant ukrainien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, le délai de départ volontaire et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Côte-d'Or le 27 février 2024. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de l'erreur de droit et de fait, ainsi que de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B d’une demande de suspension de la décision du maire de Sanary-sur-Mer rejetant sa candidature au poste de responsable du secteur multimédia, ainsi que du recrutement de Mme A. Le requérant invoquait l’urgence liée à l’expiration prochaine de son concours et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard du droit de priorité des fonctionnaires. La commune a contesté l’urgence et l’existence d’un doute sérieux, en soulignant que Mme A était également lauréate du même concours et que M. B conservait son poste. Par un mémoire enregistré le 25 août 2025, M. B s’est désisté de sa requête.
Avocat : BROGINI & GRECH AVOCATS
Avocat : SCP BORE, SALVE DE BRUNETON, MEGRET
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté les requêtes de M. et Mme A, ressortissants ivoiriens, contestant les arrêtés préfectoraux du 20 janvier 2025 leur refusant l’autorisation de résider en France au titre de l’asile et leur faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, tirés notamment de l’insuffisance de motivation, de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, ainsi que de l’erreur manifeste d’appréciation, n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du Garde des Sceaux du 1er août 2025 mettant M. A, surveillant pénitentiaire, à la retraite d'office. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d'une situation financière suffisamment grave malgré le remplacement de son traitement par une pension de retraite. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans examen des moyens de légalité soulevés.
Avocat : VIGREUX
Le Tribunal administratif de Dijon a pris acte du désistement de Mme et M. B, qui contestaient la décision du préfet de la Côte-d'Or mettant fin à leur hébergement d'urgence. Ce désistement est intervenu après le rejet de leur demande de suspension par le juge des référés, faute pour les requérants d'avoir confirmé le maintien de leur requête dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. La notification de l'ordonnance de rejet, comportant la mention des conséquences de l'absence de confirmation, a été régulièrement adressée aux intéressés. En application de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a donc constaté le désistement d'office.
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi par M. B d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Moselle lui faisant obligation de quitter le territoire français, a ordonné le 18 août 2025 la transmission de la requête au Tribunal administratif de Strasbourg. Cette décision est fondée sur les articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 221-3 du code de justice administrative. Le juge a constaté qu'en cours d'instance, M. B avait été assigné à résidence dans le département de la Moselle, ce qui rendait le tribunal de Strasbourg compétent. La solution retenue est donc un dessaisissement au profit de la juridiction dans le ressort de laquelle se situe le nouveau lieu d'assignation.
Avocat : GREFFARD-POISSON
Cette décision du Tribunal Administratif de Nouvelle-Calédonie (1ère chambre) concerne la demande de M. B, praticien hospitalier, qui sollicite la condamnation de la Nouvelle-Calédonie à l'indemniser du préjudice subi en raison de l'absence d'évolution de sa rémunération. Le requérant soutient que l'article 15 de la délibération n°139/CP du 26 mars 2004 impose que ses émoluments suivent les revalorisations métropolitaines, ce que la Nouvelle-Calédonie n'a pas fait depuis l'arrêté du 14 février 2017, commettant ainsi une faute. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le juge examine la recevabilité et le fond du litige au regard de la délibération n°139/CP et de la loi organique du 19 mars 1999.
Avocat : SELARL DE GRESLAN - LENTIGNAC
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 18 juillet 2025 par laquelle le président du conseil départemental de Seine-et-Marne a refusé de renouveler le contrat jeune majeur de M. A, un ressortissant guinéen confié à l'aide sociale à l'enfance depuis l'âge de quatorze ans. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée remplie en raison des conséquences du refus sur la situation précaire de l'intéressé, et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision au regard des dispositions de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles. Il a enjoint au département de réexaminer la demande de M. A dans un délai de sept jours.
Avocat : SELARL NEGREVERGNE-FONTAINE-DESENLIS
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B C d'une demande de suspension de la décision du 8 juillet 2025 refusant le renouvellement de son contrat jeune majeur. Lors de l'audience, le requérant, par l'intermédiaire de son conseil, a déclaré se désister purement et simplement de l'intégralité de ses conclusions. Le juge des référés a donné acte de ce désistement par ordonnance, sans examiner le fond du litige ni les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation ou de la méconnaissance de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a pris acte du désistement partiel de Mme C de sa demande de suspension de la décision du président du conseil départemental de Seine-et-Marne mettant fin à sa prise en charge au titre de l’aide sociale à l’enfance et rejetant sa demande de contrat "jeune majeur". Le juge a admis Mme C à l’aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la même loi, le département de Seine-et-Marne a été condamné à verser 1 200 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.