372 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
372
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 918
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante albanaise, contestant l'arrêté préfectoral du 10 juin 2025 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée récente en France et de l'absence de liens familiaux établis. Le tribunal a également écarté les moyens tirés de la violation de l'article 3 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant et de l'erreur manifeste d'appréciation, jugeant les décisions sur le délai de départ volontaire et le pays de renvoi légales.
Avocat : GRENIER
Le Tribunal Administratif de Nantes (9ème chambre) a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour au titre du regroupement familial pour trois enfants congolais. Le tribunal a examiné le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 434-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, rappelant que l’autorité consulaire ne peut refuser un visa pour ce motif que pour des raisons d’ordre public, incluant le défaut de valeur probante des actes d’état civil. En application de l’article 47 du code civil, le juge a estimé que les documents d’état civil et les éléments de possession d’état produits établissaient suffisamment l’identité et le lien de filiation des demandeurs avec le réunifiant. Par conséquent, le tribunal a annulé la décision implicite de la commission et a enjoint au ministre de l’intérieur de délivrer les visas sollicités dans un délai de deux mois.
Avocat : GRENIER