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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

546 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

546

Décisions totales

383 581

Ordonnances

291 163

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : GUETEffacer tout
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2404883

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation collégiale, était saisi de trois requêtes distinctes mais connexes, toutes relatives à un projet de plateforme logistique sur le territoire de la commune de Rognac. La première requête (n° 2201173) visait l'annulation d'un refus de permis de construire du 20 octobre 2021, la deuxième (n° 2300840) contestait le retrait d'un permis tacite obtenu ultérieurement, et la troisième (n° 2404883) engageait la responsabilité de la commune pour les préjudices subis du fait de ces décisions illégales. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la société A..., considérant que le refus initial de permis de construire était légal, que la décision de retrait du permis tacite était également fondée, et qu'en l'absence d'illégalité fautive, la demande indemnitaire devait être rejetée. Les juges ont notamment appliqué les dispositions du code de l'urbanisme relatives aux règles de hauteur et d'implantation, ainsi que les servitudes d'utilité publique liées à la pollution des sols.

Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

15 octobre 2025• 2ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2419072

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour son absence de relogement entre juin 2023 et septembre 2024. Le tribunal a considéré que la responsabilité de l'État ne pouvait être engagée au-delà du 14 février 2021, date de radiation de sa demande de logement social, comme déjà jugé par un précédent jugement du 2 juin 2023 revêtu de l'autorité de la chose jugée (article 1355 du code civil). En conséquence, la demande indemnitaire pour la période postérieure au 14 février 2021 a été déclarée irrecevable.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BAGUET

14 octobre 2025• Pole Social (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2417032

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A..., reconnue prioritaire pour un logement en urgence depuis 2019, afin d'obtenir une indemnisation pour l'absence de relogement malgré une injonction judiciaire de 2020. Le tribunal a condamné l'État à verser à Mme A... une somme de 900 euros par mois à compter du 21 juin 2023, en application des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, en raison de la carence fautive de l'administration. Cette décision indemnise les troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante et ses cinq enfants, logés dans un espace suroccupé de 25 m².

Avocat : BAGUET

14 octobre 2025• Pole Social (JU)
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503099

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante brésilienne, contestant l'arrêté du préfet du Doubs l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait notamment une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et l'absence de risque de fuite. Le tribunal a estimé que les décisions étaient légales, considérant que Mme C... ne justifiait pas d'une insertion professionnelle ou familiale suffisante pour faire obstacle à la mesure, et que son maintien en situation irrégulière caractérisait un risque de fuite. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : MARGUET

6 octobre 2025• Reconduites à la frontière
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301232

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par l’association Défense des milieux aquatiques d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté préfectoral fixant les dates de chasse 2023-2024 dans la Creuse, au motif qu’il n’interdisait pas la chasse aux oiseaux dans les zones Natura 2000. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés, notamment l’absence d’étude d’incidences et la méconnaissance des directives « Oiseaux » et « Habitats », n’étaient pas fondés. Il a également écarté les conclusions en annulation totale de l’arrêté comme tardives. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’environnement et des directives européennes précitées.

Avocat : GUMUSCHIAN-ROGUET-BONZY

30 septembre 2025• 2ème chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2418225

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 3 480 euros à Mme B..., reconnue prioritaire pour un relogement d’urgence par la commission de médiation le 5 mai 2022, en raison de l’absence d’offre de relogement dans le délai de six mois. Cette carence fautive a engagé la responsabilité de l’État sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a évalué le préjudice subi, incluant les troubles dans les conditions d’existence et le préjudice moral, compte tenu du maintien de la situation d’hébergement avec trois enfants.

Avocat : BAGUET

30 septembre 2025• 3e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500916

Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, saisi en référé suspension par plusieurs associations de protection de la nature, a rejeté leur demande visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 18 juillet 2025 fixant les dates et conditions de la chasse pour la saison 2025-2026 en Guadeloupe et à Saint-Martin. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les périodes de reproduction des espèces contestées (colombe à croissants, pigeon à cou rouge) étant antérieures à l'ouverture de la chasse, et les données disponibles ne démontrant pas une menace imminente pour les populations de limicoles et d'anatidés. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l'incompétence de l'auteur de l'acte et de la méconnaissance de l'article L. 424-2 du code de l'environnement, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté.

Avocat : GUMUSCHIAN-ROGUET-BONZY

26 septembre 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2210892

Le Tribunal administratif de Marseille a annulé le permis de construire délivré par le maire d'Eguilles à Mme B pour une maison individuelle en zone NC. La juridiction a jugé que la construction n'était pas directement liée et nécessaire à une exploitation agricole, en méconnaissance des articles NC 1 et NC 2 du règlement du plan d'occupation des sols (POS). Elle a également relevé une violation de l'article NC 6 du même règlement, la construction n'étant pas implantée à la distance minimale requise de 10 mètres par rapport à l'axe de la voie. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté municipal, sur recours en excès de pouvoir du préfet des Bouches-du-Rhône.

Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

24 septembre 2025• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2515269

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le renouvellement de son assignation à résidence pour 45 jours par le préfet de Maine-et-Loire, en vue de l'exécution d'une décision de transfert vers l'Espagne. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation liée à sa vulnérabilité et à la connaissance de son adresse par l'administration. Le tribunal a jugé que la connaissance de l'adresse ne faisait pas obstacle à la mesure et que l'état de santé de l'intéressé était compatible avec celle-ci. La solution s'appuie sur les articles L. 751-2 et L. 751-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MOUNGUETYI NJIFEN

23 septembre 2025• - Etrangers - 15 jours
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301859

Le Tribunal Administratif de Limoges annule la décision du 25 août 2023 par laquelle l’Agence de services et de paiement (ASP) a refusé de rembourser à M. B... 22 avances de bonus écologique. Le tribunal juge que le motif de refus, fondé sur l’impossibilité de produire une facture rectificative, est entaché d’erreur de droit, car ni le code de l’énergie ni la convention liant les parties n’interdisent un tel document. Il enjoint à l’ASP de réexaminer les demandes de remboursement dans un délai de deux mois et condamne l’ASP aux frais de justice.

Avocat : CALENGE-GUETTARD-MICOU-DURAND

23 septembre 2025• 1ère chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2514854

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de refus de visa de long séjour présentée par M. A, ressortissant camerounais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'établissait pas une situation professionnelle ou personnelle particulièrement précaire, ni que son recrutement par la société VALLET était encore garanti. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : MOUNGUETYI NJIFEN

19 septembre 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2504976

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet des Alpes-Maritimes de demandes d'expulsion de trois sociétés (SARL "La Pergola", SAS "La French Plage" et SAS "D Beach Club") et de leurs représentants du domaine public maritime de la plage des Sablettes à Menton. Les sociétés défenderesses ont soutenu qu'elles n'occupaient plus les lieux à la date de l'audience. Le tribunal a prononcé la jonction des trois requêtes et a rejeté les demandes du préfet, sans qu'il soit besoin de statuer sur leur recevabilité, en raison de l'absence d'urgence et de l'absence d'occupation constatée à la date de l'audience.

Avocat : BOURGUET-MAURICE

19 septembre 2025
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501270

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi en référé suspension, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, par deux riveraines propriétaires de parcelles limitrophes, contestant un permis de construire délivré par le maire de Furiani à une association pour la surélévation et l'agrandissement d'un établissement recevant du public. Les requérantes invoquent l'urgence en raison du caractère imminent et irréversible des travaux, ainsi que l'existence de moyens propres à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment l'incompétence du signataire et la violation des articles UD12 et UD11 du règlement du PLU de Furiani (relatifs au stationnement et à l'intégration architecturale). La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision porte sur l'appréciation de la condition d'urgence et du doute sérieux quant à la légalité du permis de construire au regard des règles d'urbanisme applicables.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

19 septembre 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2511215

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur demande du maire de Rognac, a désigné un expert pour examiner un mur de soutènement privé présentant un risque grave pour la sécurité publique. Cette décision est fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, qui permet à l'autorité compétente de solliciter une expertise préalablement à un arrêté de mise en sécurité. L'expert devra constater l'état du mur, évaluer le caractère imminent du danger et proposer des mesures pour y remédier, dans un délai de 24 heures. La solution retenue fait droit à la demande de la commune, en application des dispositions combinées des articles L. 511-9 du CCH et R. 556-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

17 septembre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2401590

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B..., reconnu prioritaire et devant être relogé en urgence par la commission de médiation le 16 juin 2021, qui n'a pas reçu de proposition de logement. Il demande la condamnation de l'État à lui verser 150 euros par mois à compter du 16 décembre 2021 pour le préjudice subi du fait de cette carence. Le tribunal a jugé que la carence de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation constitue une faute engageant sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est que l'État est condamné à indemniser M. B... pour les troubles dans ses conditions d'existence résultant de son absence de relogement, à compter du 16 décembre 2021 jusqu'à la date du jugement.

Avocat : BAGUET

17 septembre 2025• 8ème chambre (J.U)
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426372

Responsabilité de l'État pour carence fautive de relogement. Le Tribunal administratif de Paris condamne l'État à verser 3 000 euros à Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation, pour les troubles dans ses conditions d'existence subis du 22 décembre 2023 à la date du jugement, en raison de l'absence d'offre de relogement. La solution retenue applique l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : BAGUET

12 septembre 2025• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426358

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 1 200 euros à M. A, reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation le 4 février 2021, en raison de la carence fautive de l'État à lui proposer un logement dans le délai légal de six mois. Cette responsabilité est engagée sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, qui garantit le droit à un logement décent. Le préjudice, évalué forfaitairement, répare les troubles dans les conditions d'existence subis du fait du maintien de sa situation en logement-foyer.

Avocat : BAGUET

12 septembre 2025• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410300

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 700 euros à M. A..., reconnu prioritaire pour un relogement d’urgence par la commission de médiation le 16 mars 2022, en raison de la carence fautive de l’administration à exécuter cette décision. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, pour les troubles dans les conditions d’existence subis par le requérant, notamment son errance et ses problèmes de santé, entre le 16 septembre 2022 et le 6 septembre 2024. La somme allouée a été assortie des intérêts au taux légal à compter du 5 février 2024, avec capitalisation annuelle.

Avocat : BAGUET

10 septembre 2025• 2ème Chambre (J.U)
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2514363

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire du 14 août 2025 refusant un visa de court séjour à Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas que le refus de visa compromettait de manière suffisamment grave et immédiate sa situation professionnelle, notamment son stage et son contrôle de connaissances. La solution est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui subordonne la suspension à la démonstration d'une urgence justifiée.

Avocat : MOUNGUETYI NJIFEN

5 septembre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2407040

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 355 euros à M. C..., reconnu prioritaire pour un logement d’urgence par la commission de médiation le 22 juin 2022, en raison de l’absence de relogement. La carence fautive de l’État à exécuter cette décision dans le délai légal a engagé sa responsabilité pour troubles dans les conditions d’existence, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. L’indemnisation couvre la période du 22 décembre 2022 au 25 mai 2024, et inclut les intérêts au jour du jugement.

Avocat : BAGUET

4 septembre 2025• 2ème Chambre (J.U)