745 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
745
Décisions totales
383 581
Ordonnances
289 967
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. C B, ressortissant dominicain majeur, pour contester un arrêté préfectoral du 11 août 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le requérant invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à son droit à ne pas subir de traitements inhumains ou dégradants (article 3 de la CEDH), en raison de sa présence en France depuis l'âge de sept ans, de ses liens familiaux stables, de sa scolarisation et de son handicap reconnu par la MDPH. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la condition d'urgence, bien que présumée, ne suffisait pas à caractériser une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales.
Avocat : LEGUET
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 554-1 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet des Bouches-du-Rhône pour suspendre l'exécution d'un permis de construire tacite délivré par le maire de La Barben pour l'extension d'une maison d'habitation. Le préfet soutenait que le projet méconnaissait plusieurs dispositions du code de l'urbanisme, notamment l'article L. 111-3 (construction en dehors des parties urbanisées) et l'article R. 111-2 (risque d'inondation). La commune et le pétitionnaire ont contesté la recevabilité du déféré et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'acte. Le juge des référés a rejeté la demande de suspension, considérant qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT