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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

5 199 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

5 199

Décisions totales

383 581

Ordonnances

259 309

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : HAMEffacer tout
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2300609

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. A..., propriétaire voisin, d'une requête en excès de pouvoir contre l'arrêté du 6 mars 2023 par lequel le maire de Lepaud avait prescrit la mise en sécurité d'un immeuble et mis en demeure les ayants-droit du propriétaire décédé d'y procéder. En cours d'instance, le maire a fait procéder d'office aux travaux nécessaires. Par conséquent, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté, devenues sans objet. La demande d'injonction et les conclusions accessoires de M. A... ont été rejetées, et aucune somme n'a été mise à la charge de la commune au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET D'AVOCATS PLAS - DES CHAMPS DE VERNEIX - GUILLOUT

18 septembre 2025• 2ème chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510015

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de Mme A. Celle-ci, reconnue prioritaire par la commission de médiation en janvier 2023, n'avait pas été relogée par le préfet des Bouches-du-Rhône dans le délai de six mois, engageant ainsi la responsabilité de l'État pour carence fautive. Le juge a estimé que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable et a condamné celui-ci à verser à Mme A une provision de 3 250 euros, incluant tous intérêts échus, en réparation des troubles dans ses conditions d'existence. Cette somme a été calculée en fonction de la durée de la carence (de juillet 2023 à septembre 2025) et de la composition de son foyer (six personnes), sur une base de 250 euros par personne et par an, sans qu'il soit nécessaire de subordonner le versement à une garantie.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CHAMPEAU

18 septembre 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401355

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 3 juillet 2024 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire refusait un titre de séjour à Mme B, ressortissante tunisienne, et l'obligeait à quitter le territoire. La requérante, mariée depuis 2008 à un compatriote titulaire d'un titre de séjour de longue durée, vivait en France avec son époux et leurs trois enfants scolarisés depuis près de deux ans. Le tribunal a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable via l'accord franco-tunisien. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté et de ses conséquences (obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi).

Avocat : SCP SELATNA DE MATOS SI MOHAMED

18 septembre 2025• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2509505

Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 9 mai 2025 par laquelle le maire de Saint-Michel-sur-Orge s'est opposé à la déclaration préalable de travaux déposée par les sociétés Bouygues Telecom et Cellnex France pour l'installation d'équipements de radiotéléphonie mobile. Le juge a retenu que la condition d'urgence était satisfaite, la décision faisant obstacle à l'amélioration de la couverture mobile et à la continuité du service public des télécommunications. Il a également estimé que le moyen tiré de l'absence de motivation de la décision était propre à créer un doute sérieux sur sa légalité.

Avocat : HAMRI

17 septembre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2415461

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. C..., reconnu prioritaire par la commission de médiation pour un hébergement, qui n'avait reçu aucune proposition et subissait des troubles dans ses conditions d'existence. Le tribunal a jugé que l'État avait commis une faute en ne lui offrant pas d'hébergement, en méconnaissance des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a condamné l'État à verser 2 000 euros à M. C... en réparation de ses préjudices, et a accordé 1 500 euros à son avocat au titre des frais de justice.

Avocat : HAMIDI

17 septembre 2025• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2415462

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. C..., reconnu prioritaire par la commission de médiation pour un hébergement, qui n’avait reçu aucune proposition et subissait des troubles dans ses conditions d’existence. Le tribunal a jugé que l’État avait commis une faute en n’exécutant pas la décision de la commission de médiation, engageant sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Il a condamné l’État à verser à M. C... la somme de 2 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de l’absence d’hébergement.

Avocat : HAMIDI

17 septembre 2025• 8ème chambre (J.U)
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2405559

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Marseille concerne un recours en plein contentieux introduit par Mme A, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation des Bouches-du-Rhône le 30 novembre 2023, qui demande au juge d'enjoindre au préfet de lui attribuer un logement adapté. Le tribunal, statuant seul sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, rappelle que l'État est soumis à une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable. Il écarte l'argument du préfet selon lequel une proposition de logement a été faite mais non retenue par la commission d'attribution, jugeant que cette circonstance ne le dispense pas d'ordonner le relogement dès lors qu'aucun logement effectif n'a été offert. En conséquence, le tribunal fait droit à la demande et ordonne le logement de Mme A.

Avocat : CHAMPEAU

17 septembre 2025
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2511248

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A B qui demandait son inscription en première année de master de droit. Le juge a estimé que l'accès à une formation de l'enseignement supérieur ne constitue pas une liberté fondamentale au sens de cet article. En conséquence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence.

Avocat : AL-SHAMAN

17 septembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427435

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 2 800 euros à M. A..., reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation en 2014, en raison de la carence fautive de l'administration à lui proposer un logement. Cette indemnité répare les troubles dans ses conditions d'existence et son préjudice moral pour la période postérieure au 22 juin 2023, durant laquelle il est resté hébergé chez sa mère avec sa famille. La responsabilité de l'État est engagée sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, faute d'exécution de la décision de la commission de médiation dans le délai de six mois.

Avocat : CHAMAS

16 septembre 2025• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2500488

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme B... contestant l'arrêté préfectoral du 30 janvier 2025 portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour de six mois. La juridiction a estimé que la décision était légalement fondée sur le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le droit au séjour de la requérante ayant pris fin après le rejet définitif de sa demande d'asile. Les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés comme infondés.

Avocat : CHAMPY

16 septembre 2025• Chambre 1
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427676

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 1 300 euros à M. C... pour le préjudice moral et les troubles dans ses conditions d'existence résultant de l'absence de relogement. M. C..., reconnu prioritaire par la commission de médiation le 13 février 2020, n'a pas reçu d'offre de relogement dans le délai légal de six mois, engageant la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue indemnise le requérant pour la période de carence fautive, incluant son hébergement chez un tiers puis en résidence sociale.

Avocat : CHAMAS

16 septembre 2025• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2406257

Le Tribunal administratif de Toulouse, dans sa 5ème chambre, a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B, ressortissant brésilien, contre l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 16 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour en tant que membre de famille d'un citoyen de l'UE, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles L. 200-4, L. 233-1 et L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et du vice de procédure. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : CABINET BRANGEON DESCHAMPS

16 septembre 2025• 5ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427440

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme C... A... d'une demande d'indemnisation fondée sur la carence fautive de l'État à exécuter une décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire pour un relogement urgent, en application de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour cette carence, mais a rejeté la demande indemnitaire au motif que la requérante n'a pas démontré que son logement actuel était inadapté ou insalubre, condition nécessaire pour ouvrir droit à réparation des troubles dans les conditions d'existence. La solution retenue est donc le rejet de la requête.

Avocat : CHAMAS

16 septembre 2025• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2501308

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. A, ressortissant marocain, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du 6 mars 2025 par laquelle le préfet de la Marne lui a communiqué les motifs du rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que cette communication de motifs ne constitue pas une décision faisant grief et que les conclusions dirigées contre elle sont irrecevables. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens soulevés. Cette solution repose sur les dispositions de l’article R. 421-1 du code de justice administrative.

Avocat : HAMI-ZNATI

16 septembre 2025• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403969

Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision du 19 mars 2024 par laquelle la préfète de l'Ain a rejeté la demande de regroupement familial de M. C au profit de son épouse. Le tribunal estime que l'administration a commis une erreur d'appréciation, car les revenus mensuels moyens du requérant sur les douze mois précédant sa demande excédaient le SMIC, conformément aux articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il enjoint à la préfète d'accorder le regroupement familial sollicité.

Avocat : EL-KOLEI-HAMEL

16 septembre 2025• 1ère chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2501452

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et les mesures d'éloignement subséquentes. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la circulaire du 7 octobre 2008. En conséquence, les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire, le délai de départ volontaire et la fixation du pays de destination ont été rejetées par voie de conséquence.

Avocat : CABINET BRANGEON DESCHAMPS

16 septembre 2025• 5ème Chambre
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2311867

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Marseille donne acte du désistement de Mme A de ses conclusions à fin d’injonction et d’astreinte, présentées dans le cadre d’un recours en plein contentieux visant à obtenir un logement adapté à ses besoins. Le juge constate que ce désistement est pur et simple, et qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ces demandes. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, l’État est condamné à verser 1 100 euros à l’avocate de Mme A, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.

Avocat : CHAMPEAU

16 septembre 2025
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2501322

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A, ressortissante nigériane, qui contestait l'arrêté du préfet de la Marne du 17 février 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, estimant que l'arrêté était régulièrement signé et suffisamment motivé. S'agissant du fond, il a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du CESEDA (vie privée et familiale), ni l'article 8 de la CEDH, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire français a été validée, les moyens soulevés contre elle étant également rejetés.

Avocat : HAMI-ZNATI

16 septembre 2025• 3ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2416886

Le Tribunal Administratif de Montreuil (9ème chambre) a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle "UE15" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet ne s'était pas estimé en situation de compétence liée et que la menace pour l'ordre public, constituée par la condamnation de M. D pour violences conjugales, justifiait le refus de séjour. Il a également jugé que la décision d'éloignement et l'interdiction de retour de trois ans ne portaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Avocat : MOHAMED

16 septembre 2025• 9ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2503758

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet du Gard de lui renouveler son attestation de prolongation d'instruction et d'instruire sa demande de titre de séjour. Le tribunal a estimé qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était née le 28 février 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la mesure sollicitée aurait pour effet de faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que le juge des référés ne peut ordonner.

Avocat : HAMZA

15 septembre 2025