64 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
64
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 318
Avec résumé IA
Avocat : BERREBI-WIZMAN JOHANNA
Avocat : WAK-HANNA
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant dans son recours contre le refus implicite de délivrance d'une carte de résident de dix ans. Le requérant, invité à confirmer le maintien de sa demande, n'ayant pas répondu dans le délai imparti, est réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. La procédure est ainsi close sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : SCP BOUZIDI, BOUHANNA
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la copie de la requête au fond, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, l'urgence et le doute sérieux sur la légalité de la décision n'ont pas été examinés.
Avocat : MINDREN HANNAH
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la délivrance en urgence d’une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car la requérante disposait déjà d’une autorisation de travail valide délivrée le 12 juin 2025, indépendamment de la mention restrictive figurant sur son titre de séjour provisoire. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d’urgence justifiant l’intervention du juge des référés dans un délai de quarante-huit heures.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun, rendue en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de M. B... visant à obtenir une injonction pour que le préfet du Val-de-Marne lui fixe un rendez-vous afin de déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge rappelle qu’aucun texte ne fixe de délai pour recevoir un étranger, mais que l’administration doit le faire dans un délai raisonnable, notamment via un système de rendez-vous. Il précise que pour obtenir une injonction, le requérant doit démontrer qu’il n’a pu obtenir de rendez-vous malgré plusieurs relances espacées dans le temps. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le juge applique les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que les articles L. 431-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. Par un jugement du 10 avril 2025, le préfet de l’Oise a pris une décision expresse de refus de titre de séjour assortie d’une obligation de quitter le territoire, se substituant à la décision implicite contestée. En conséquence, le tribunal constate, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction ont perdu leur objet et qu’il n’y a plus lieu d’y statuer. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code sont également rejetées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. La juridiction constate qu’une décision expresse de refus de titre de séjour assortie d’une obligation de quitter le territoire a été prise par le préfet de l’Oise le 5 novembre 2024, se substituant à la décision implicite initialement contestée. En conséquence, le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et accessoires, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code sont également rejetées.