2 116 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 116
Décisions totales
383 581
Ordonnances
242 372
Avec résumé IA
Avocat : SCHAUFELBERGER - MONNIN - SIRAT
Avocat : SELARL HAUSSMANN-PARADIS
Le Tribunal administratif de Nice a rejeté la requête de M. A..., ressortissant iranien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que l'intéressé n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France, sans motif légitime. Le tribunal a jugé que les allégations de M. A... concernant les risques encourus en Iran n'étaient pas étayées par des pièces probantes. En conséquence, la décision de l'OFII a été confirmée et la requête annulée.
Avocat : GOHAUD CLÉMENCE
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral d'éloignement. Le juge estime que le préfet de la Loire-Atlantique a correctement examiné la situation personnelle de l'étranger et que la mesure, fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Les conclusions demandant la condamnation de l'État aux frais sont également rejetées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CHAUMETTE
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre de séjour au titre de l'article L. 423-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les mesures d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour ont été jugées légales, l'intéressé ne justifiant pas de son intégration républicaine et représentant une menace pour l'ordre public.
Avocat : LACHAUX
Avocat : SELARL BIROT - MICHAUD - RAVAUT
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme D... et de sa mère, Mme C..., contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de délivrer un visa de long séjour pour regroupement familial. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevables les conclusions de Mme C..., jugeant qu'en tant que mère d'une enfant majeure selon la loi malgache (majorité à 21 ans), elle ne justifiait pas d'un intérêt à agir. Sur le fond, la requête de Mme D... a été rejetée, le tribunal estimant que la commission n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le visa, les documents d'état civil produits étant insuffisants pour établir de manière fiable l'identité et le lien de filiation. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives au regroupement familial.
Le Tribunal administratif de Versailles statue sur deux requêtes de la société LOGIREP, initialement dirigées contre l'État pour un préjudice lié à un défaut de concours de la force publique. La juridiction donne acte du désistement pur et simple de la société sur ses demandes indemnitaires, suite à ses propres mémoires. Elle rejette par ailleurs sa demande de condamnation de l'État aux frais irrépétibles sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CHAUMANET
Le Tribunal administratif de Versailles a statué sur deux requêtes de la société LOGIREP concernant une demande d'indemnisation pour défaut de concours de la force publique. La juridiction a donné acte du désistement pur et simple de la société de ses conclusions indemnitaires, suite à ses propres mémoires. Elle a rejeté sa demande de condamnation de l'État aux frais irrépétibles sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en application des articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de carte de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence, bien que souvent présumée dans ce type de cas, n'était pas caractérisée en l'espèce au regard de la situation concrète de la requérante. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives au référé-suspension.
Avocat : CHAUVIN-HAMEAU-MADEIRA
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., réfugié afghan, afin d'obtenir la remise d'un titre de voyage pour étranger. Le juge a constaté que le titre avait été remis au requérant en cours d'instance, rendant sans objet la demande principale d'injonction. Il a toutefois rejeté les conclusions subsidiaires visant à modifier les dates de validité du titre, estimant que la perte de durée de validité ne caractérisait pas une urgence justifiant une mesure en référé. La demande de frais de justice a également été rejetée.
Avocat : CHAUMAZ
Avocat : BECHAUX
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre les décisions préfectorales refusant un titre de séjour et enjoignant à un ressortissant malien de quitter le territoire. Le tribunal a annulé ces décisions, considérant que le préfet avait commis une erreur de droit en n'examinant pas la demande de l'intéressé, qui était mineur à son arrivée, au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a enjoint à l'administration de réexaminer la situation du requérant sous deux mois.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de M. et Mme B... visant à obtenir la réduction de leurs cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour l'année 2016. Le litige portait sur la déduction d'une facture de 25 383,87 euros pour des travaux réalisés dans un local commercial donné en location, que les requérants qualifiaient de dépenses de réparation et d'entretien au sens de l'article 31 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que ces travaux, consistant notamment en la création d'un mur coupe-feu et d'une séparation en parpaing, constituaient des travaux d'amélioration et non d'entretien ou de réparation, car ils modifiaient la consistance du local. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la requête, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : MORICE-CHAUVEAU
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de M. et Mme B... tendant à la réduction de leurs cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016. Le litige portait sur la déduction d'une facture de 25 383,87 euros pour des travaux de maçonnerie (mur coupe-feu, démolition, cloisons) réalisés dans un local commercial donné en location. Le tribunal a jugé que ces travaux, visant à mettre le local aux normes ERP, constituaient des dépenses d'amélioration et non de réparation ou d'entretien, et n'étaient donc pas déductibles en application de l'article 31 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision du 24 mars 2023 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A..., un ressortissant somalien demandeur d'asile. Le tribunal estime que l'OFII n'a pas démontré que M. A... avait volontairement dissimulé l'obtention d'une protection internationale en Italie, méconnaissant ainsi l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision initiale du 29 décembre 2022 ayant été retirée, le recours est regardé comme dirigé contre la nouvelle décision du 24 mars 2023.