110 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
110
Décisions totales
383 581
Ordonnances
241 896
Avec résumé IA
Avocat : DESCHILDRE
Avocat : LAFON MATHILDE
Avocat : JAY MATHILDE
**Sujet principal** : Recours contre le refus d'accorder les conditions matérielles d'accueil (CMA) à une demandeuse d'asile. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (formation "Etrangers urgents"). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision de refus de l'OFII. Il estime que la situation politique en Iran, évoquée par la requérante, constitue un motif légitime justifiant le dépôt tardif de sa demande d'asile, ce que l'administration n'a pas correctement examiné. **Textes appliqués** : L'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), lu en combinaison avec l'article 20 de la directive 2013/33/UE, qui encadrent les motifs de refus des CMA.
Avocat : CABINET ZOÉ HILDEVERT
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé, a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'un ancien concierge visant à obtenir un délai supplémentaire pour déménager son logement de fonction. Le juge a constaté que l'expulsion et l'évacuation complète de ses biens par la commune de Mulhouse étaient intervenues après l'introduction de sa requête, ce qui avait rendu sa demande sans objet. La demande de condamnation de la commune aux frais a également été rejetée, l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'étant plus caractérisée.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral d'expulsion. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, l'intéressé ayant déjà été éloigné vers le Brésil, et qu'aucun doute sérieux n'entachait la légalité de la décision au regard de la menace pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : DUMAS MATHILDE
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant l'annulation du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour et l'injonction de délivrance. La juridiction ne statue donc pas sur le fond du litige administratif. Elle condamne néanmoins l'État à verser au requérant une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en se fondant sur les dispositions de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : CABINET HILDEVERT
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. B..., demandeur d'emploi inscrit depuis 2015, qui estimait que Pôle emploi (devenu France Travail) avait commis une faute en ne lui proposant pas un dispositif de préparation opérationnelle à l'emploi. Il réclamait 320 000 euros en réparation de ses préjudices financier et moral. Le tribunal a jugé que M. B... n'apportait pas la preuve d'une faute de l'administration, ni d'un lien de causalité direct entre le manquement allégué et les préjudices invoqués. En conséquence, il a rejeté l'intégralité de ses conclusions indemnitaires, en application des articles L. 5311-1 et suivants du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A..., ressortissant espagnol, qui contestait le refus du préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que M. A... ne justifiait pas d'une activité professionnelle suffisante ni de ressources suffisantes pour ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, comme l'exige l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'annulation a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... contestant des rectifications fiscales (impôt sur le revenu, contributions sociales et TVA) pour les années 2017 à 2019. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article L. 48 du livre des procédures fiscales, estimant que la proposition de rectification n° 3924 ne mentionnait pas le montant des droits et pénalités liés aux bénéfices industriels et commerciaux. Le tribunal a jugé que cette proposition ne pouvait informer M. A... des effets sur son revenu global, ces conséquences étant détaillées dans une proposition distincte (n° 2120), et a donc écarté le moyen. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge fiscale.
Avocat : HAVAUX MATHILDE
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la demande de Mme C..., maître de conférences, qui contestait le refus implicite de l’Université de Haute-Alsace (UHA) de lui accorder la protection fonctionnelle. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu soulevée par l’UHA, estimant que la décision postérieure accordant une protection limitée en montant et en objet ne rendait pas le litige sans objet. Statuant sur le fond, le tribunal a annulé la décision de rejet, considérant que l’UHA avait commis une erreur d’appréciation en ne faisant pas droit à la demande de protection fonctionnelle de l’agent. Cette solution a été retenue sur le fondement des articles L. 133-2, L. 134-1 et L. 134-3 du code général de la fonction publique relatifs à la protection des agents publics contre le harcèlement moral.
Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Haute-Garonne du 13 août 2025 l’assignant à résidence dans le cadre d’une mesure d’expulsion. Le juge des référés avait rejeté la demande de suspension de cette décision le 28 octobre 2025, invitant le requérant à confirmer le maintien de sa requête au fond dans un délai d’un mois, conformément à l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En l’absence de confirmation dans le délai imparti, M. B... est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 18 décembre 2025, le tribunal donne acte de ce désistement d’office et rejette la requête.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre un titre exécutoire émis par le directeur général des finances publiques de la région Grand Est, d’un montant de 9 625,35 euros, pour un indu sur rémunération. Le tribunal a annulé ce titre exécutoire au motif qu’il méconnaissait l’article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, faute d’indiquer les bases de liquidation et les éléments de calcul de la créance. Il n’a pas examiné le bien-fondé de la créance, l’annulation pour vice de forme suffisant à faire droit à la demande.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné les requêtes de Mme B..., enseignante, contestant les arrêtés du recteur de l'académie de Strasbourg la plaçant et la maintenant en disponibilité d'office pour raisons de santé entre février 2022 et juillet 2023. La requérante invoquait une insuffisance de motivation des décisions et une erreur manifeste d'appréciation, l'administration n'ayant pas tenu compte de rapports médicaux récents. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives à la disponibilité d'office.