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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

761 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

761

Décisions totales

383 581

Ordonnances

253 170

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : HUEffacer tout
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2502767

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi en référé par le syndicat intercommunal des eaux de Gravelotte et de la vallée de l'Orne (SIEGVO) pour obtenir l'expulsion de M. B, un agent communal occupant un logement de fonction dont la concession avait été résiliée en raison de son comportement conflictuel. Sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge des référés a fait droit à la demande, considérant l'urgence caractérisée par les risques de nuisances pour les autres occupants et l'absence de contestation sérieuse. Il a enjoint à M. B de libérer les lieux sous un mois, autorisé le recours à la force publique en cas de besoin, et condamné l'occupant à verser 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : SCP IOCHUM & GUISO

13 juin 2025
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2315513

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a jugé que l’illégalité fautive de l’arrêté du 14 septembre 2021, annulé pour méconnaissance de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, engage la responsabilité de l’État. Il a également retenu une faute dans le non-respect des injonctions et le délai excessif d’instruction de la demande de titre de séjour. En conséquence, l’État a été condamné à verser à M. D une indemnité de 3 170,10 euros en réparation de ses préjudices matériels et moraux, assortie des intérêts au taux légal et de leur capitalisation. Les conclusions indemnitaires plus élevées ont été rejetées comme non justifiées.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

10 juin 2025• 8ème Chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503971

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de la société Actimage Consulting SAS qui contestait le rejet de son offre et l'attribution du lot n° 3 "AMOA Numérique Educatif" à la société Meja par la région Grand Est. Le juge a fondé sa décision sur les articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative, relatifs aux référés contractuels. Il a estimé que la version non occultée du rapport d'analyse des offres, bien qu'utile au litige, ne pouvait être soumise au contradictoire en raison du secret des affaires, conformément aux articles R. 412-2-1 et R. 611-30 du même code. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : HUGLO LEPAGE AVOCATS SAS

10 juin 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2200334

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme F, qui demandait la condamnation de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) pour la cessation du versement de l'allocation pour demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que les demandes d'asile déposées ultérieurement pour ses enfants constituaient des demandes de réexamen, et non une prolongation de son propre droit. En application des articles L. 551-13 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le versement de l'allocation avait légitimement pris fin après le rejet définitif de sa propre demande d'asile. Aucune faute de l'OFII n'ayant été retenue, la demande indemnitaire a été rejetée.

Avocat : HUARD

10 juin 2025• Juge unique 5
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403348

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. A d’une requête en plein contentieux visant à contester la délibération fixant le taux de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour 2023 et à obtenir la décharge de sa cotisation. Par un mémoire du 23 mai 2025, le requérant s’est désisté de son instance. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 761-1 du même code, M. A a été condamné à verser 1 000 euros à la communauté de communes du Pays de Conches au titre des frais exposés.

Avocat : HUON SARFATI

5 juin 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2304564

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté l'opposition formée par M. C contre une contrainte émise par Pôle emploi (devenu France Travail) pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique (ASS) de 9 473,19 euros. Le tribunal a jugé que l'administration avait légalement supprimé les droits du requérant, car il ne remplissait pas les conditions de recherche effective d'emploi et de disponibilité immédiate prévues par les articles L. 5421-3, R. 5411-9 et R. 5411-10 du code du travail. La solution retenue confirme le bien-fondé de l'indu, les déclarations mensongères de M. C sur sa situation personnelle et professionnelle ayant justifié la régularisation.

Avocat : SELARL ALTERIUS - RIMONDI ALONSO HUISSOUD CAROULLE

5 juin 2025• Juge unique 8
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504848

Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 2 juin 2025, a procédé à la liquidation définitive de l'astreinte prononcée par un jugement du 16 décembre 2021. Ce jugement avait enjoint à la préfète de l'Isère d'assurer l'hébergement de Mme A B avant le 15 février 2022, sous astreinte de 200 euros par mois de retard. La préfète a saisi le tribunal pour faire constater l'exécution de cette obligation, soutenant que l'intéressée était logée. Le tribunal a estimé que l'injonction était demeurée inexécutée jusqu'au 2 mai 2022, date à laquelle Mme B a cessé de solliciter le 115, et a fixé le montant de l'astreinte à 800 euros, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

Avocat : HUARD

2 juin 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2408528

Responsabilité de l’État pour carence fautive de relogement. Le Tribunal administratif de Paris condamne l’État à verser 900 € à Mme A pour troubles dans les conditions d’existence et préjudice moral, faute d’avoir exécuté la décision de la commission de médiation du 3 juin 2021 la reconnaissant prioritaire. La responsabilité est engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

28 mai 2025• 3e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503077

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association foncière de remembrement (AFR) de Holling. Celle-ci demandait d'enjoindre à la direction départementale des finances publiques de la Moselle de lui transmettre les codes d'ordonnancement des dépenses, en raison d'un blocage de son fonctionnement. Le juge a estimé que la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse, dès lors que la légitimité du président, M. A, était contestée, le précédent bureau étant toujours en fonction jusqu'en 2027. La demande d'astreinte et les conclusions au titre des frais de justice ont également été rejetées.

Avocat : SCP IOCHUM & GUISO

28 mai 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426674

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 3 000 euros à Mme B pour carence fautive dans son relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation en avril 2022, n'avait reçu aucune offre de relogement dans le délai légal de six mois, malgré une injonction judiciaire. Cette carence a engagé la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison des troubles dans les conditions d'existence subis par Mme B et ses quatre enfants. Le tribunal a estimé que le préjudice justifiait une indemnisation de 3 000 euros, rejetant le surplus des conclusions.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

27 mai 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA33Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503315

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une mineure se déclarant âgée de 16 ans, à qui le département de la Gironde avait refusé l'admission à l'aide sociale à l'enfance. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était établie, compte tenu des doutes sur la minorité de l'intéressée et de la saisine parallèle du juge des enfants. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code civil, sans faire droit à la demande d'accueil provisoire d'urgence.

Avocat : HUGON

23 mai 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2503448

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. B visant à obtenir une indemnité de 14 768,56 euros en réparation des préjudices subis du fait du retard de la préfecture de l'Isère dans le traitement de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a constaté que l'administration avait manqué à son obligation de délivrer des récépissés de prolongation d'instruction, en violation des articles R. 431-15 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, laissant M. B sans justificatif de séjour régulier pendant deux périodes distinctes. Cette carence a été jugée constitutive d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, créant une obligation non sérieusement contestable. En conséquence, le tribunal a accordé une provision de 3 799,71 euros au titre de la perte de salaire et a renvoyé M. B à se pourvoir au fond pour le surplus de ses demandes, notamment le préjudice moral et les autres pertes financières.

Avocat : SCHURMANN

21 mai 2025
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2208344

Le Tribunal Administratif de Versailles a statué sur les requêtes de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2017 et 2018, résultant d'un contrôle sur pièces. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer partiel, l'administration ayant accordé des dégrèvements en cours d'instance. Sur le fond, le litige portait sur la qualification de revenus distribués au sens de l'article 111 c) du code général des impôts, concernant des remboursements effectués par les sociétés KL Prestige et Link assurance.

Avocat : CABINET SHUBERT COLLIN ASSOCIES

20 mai 2025• 5ème chambre
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504037

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète de l'Isère d'accueillir M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 16 janvier 2025, dans une structure d'hébergement adaptée. Constatant qu'aucune offre n'avait été proposée à l'intéressé, le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 200 euros par jour de retard à compter d'un délai de deux mois suivant la notification de l'ordonnance. M. A a également été admis provisoirement à l'aide juridictionnelle.

Avocat : HUARD

19 mai 2025
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2310062

Le Tribunal administratif de Melun a condamné l'État à verser 1 600 euros à M. D, reconnu prioritaire par la commission de médiation du Val-de-Marne le 13 janvier 2022 pour un accueil en logement de transition ou foyer, en raison de la carence fautive de l'administration à lui proposer un hébergement dans les délais légaux. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, pour des troubles dans les conditions d'existence subis pendant près de trente-huit mois. Le tribunal a également mis à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridictionnelle.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

14 mai 2025• 14ème chambre, DALO
TA30Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2302589

Le Tribunal Administratif de Nîmes a pris acte du désistement pur et simple de M. B A, qui contestait le refus implicite de La Poste de modifier la dénomination de son poste et de lui accorder des congés sénior pour pénibilité. Par une ordonnance du 12 mai 2025, la présidente de la 4ème chambre a constaté ce désistement, intervenu après une demande de confirmation de maintien des conclusions. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se fondant uniquement sur les articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL ANDREANI HUMBERT COLLIN

12 mai 2025
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2412529

Le Tribunal Administratif de Paris a liquidé définitivement une astreinte de 7 700 euros à l'encontre de l'État, prononcée par un jugement du 28 janvier 2020 pour inexécution d'une injonction de relogement. L'astreinte, initialement fixée à 350 euros par mois, a couru du 1er avril 2020 au 31 janvier 2022, date à laquelle le préfet a justifié du relogement de M. B. La somme est versée au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

6 mai 2025
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2303882

Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête du GAEC L'Huillier contestant les ordres de recouvrer émis par l’Agence de Services et de Paiement (ASP) pour un trop-perçu d’aides PAC 2022. Le tribunal juge que la décision préfectorale de réduction de 100 % des aides, fondée sur un refus de contrôle, est devenue définitive et ne peut plus être contestée par voie d’exception. Il estime que les ordres de recouvrer, actes d’exécution de cette décision définitive, ne peuvent être utilement attaqués sur le fond. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes du GAEC, sans application des frais de justice.

Avocat : SCP IOCHUM & GUISO

30 avril 2025• 2ème Chambre
TA33Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502741

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a ordonné au département de la Gironde de maintenir la prise en charge de M. A, mineur, au titre de l'aide sociale à l'enfance jusqu'à la décision du juge des enfants. La solution retenue fait suite à la reconnaissance d'une atteinte grave et manifestement illégale à l'intérêt supérieur de l'enfant, protégé par l'article 3§1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, en raison de l'interruption de sa prise en charge. Le juge a également admis M. A au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.

Avocat : HUGON

25 avril 2025
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2500350

Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, ordonne une expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à déterminer les causes et l'étendue des désordres survenus le 17 octobre 2024 à la station de pompage de l'Association foncière de remembrement à Bardos, suite au débordement de la rivière Aran. L'expertise est jugée utile en l'absence d'accord amiable entre les parties, notamment la commune de Bardos, la communauté d'agglomération Pays Basque, le syndicat mixte du Bas Adour Maritime et les sociétés SOCATP et ses assureurs. La mission de l'expert consistera à décrire les désordres, en identifier les causes, proposer des solutions de remédiation et chiffrer les préjudices subis par l'association requérante.

Avocat : HUERTA

24 avril 2025