1 622 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 622
Décisions totales
383 581
Ordonnances
265 167
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante afghane se déclarant mineure de dix-sept ans, à qui la ville de Paris a refusé la prise en charge au titre de l'aide sociale à l'enfance après avoir contesté sa minorité. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales, notamment son intérêt supérieur d'enfant et son droit à la dignité, en raison de son absence d'hébergement et de subsistance. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale n'était caractérisée, dès lors que la contestation de minorité par l'administration ne révélait pas, en l'état de l'instruction, une erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives à la protection de l'enfance et sur la convention internationale des droits de l'enfant.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 26 novembre 2025, a procédé à la liquidation de l'astreinte prononcée le 31 janvier 2024 à l'encontre du préfet de l'Isère, qui n'avait pas exécuté l'injonction d'héberger M. B... avant le 31 mars 2024. La préfète sollicitait cette liquidation en raison de l'inexécution persistante, mais il a été établi que M. B... avait été contacté le 14 janvier 2025 pour une proposition d'hébergement pérenne, à laquelle il n'avait pas donné suite. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal a fixé le montant de l'astreinte à 4 500 euros, à verser au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Avocat : HUARD