6 500 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
6 500
Décisions totales
383 581
Ordonnances
248 271
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus de l’agence nationale des titres sécurisés de l’exonérer du malus CO2 prévu à l’article L. 421-30 du code des impositions sur les services et les biens. Le juge a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que, conformément à l’article L. 421-91 du même code et à l’article L. 199 du livre des procédures fiscales, ce litige relève du contentieux des droits d’enregistrement et, par conséquent, de la compétence du juge judiciaire.
Avocat : HUERTAS
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B... contestant le remboursement d’un indu de prestations sociales (RSA, prime d’activité, aide au logement) d’un montant total d’environ 24 629 €, notifié par la CAF suite à un contrôle. La magistrate désignée (formation R222-13) a jugé que les moyens tirés d’un vice de forme de la décision initiale étaient inopérants, la décision sur recours préalable s’y étant substituée. Sur le fond, elle a estimé que l’omission intentionnelle par Mme B... de déclarer les sommes versées par son ex-conjoint constituait une fraude, justifiant le bien-fondé de l’indu au regard des articles L. 822-5 et R. 822-3 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que des dispositions du code de la sécurité sociale et du code de l’action sociale et des familles.
Avocat : MORE ARTHUR
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de l'Isère du 15 février 2022, qui imposait des mesures de traitement de l'insalubrité pour un logement à Vienne. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la sous-préfète bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que l'arrêté était légalement fondé sur les articles L. 1331-22 et L. 1331-23 du code de la santé publique, qui qualifient d'insalubres les pièces à hauteur sous plafond insuffisante, sans que le requérant puisse utilement invoquer le décret du 30 janvier 2002 relatif au logement décent. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Avocat : HUARD
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant par ordonnance, a examiné une requête en excès de pouvoir de la société Geopetrol visant à contester des avis de paiement de redevances minières. Constatant un fort lien de connexité avec d'autres litiges similaires déjà attribués au Tribunal administratif de Pau par le Conseil d'État, la juridiction a ordonné la transmission du dossier à ce dernier tribunal. Cette décision de renvoi s'appuie sur les articles R. 342-1 et R. 351-3 du code de justice administrative relatifs à la connexité et à la bonne administration de la justice.
Avocat : MCDERMOTT WILL & SCHULTE AARPI
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne statue sur une demande d'annulation d'avis de paiement et de décharge de redevances minières. Constatant un fort lien de connexité avec d'autres requêtes similaires déjà attribuées au Tribunal administratif de Pau par le Conseil d'État, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction. Cette décision d'incompétence territoriale est fondée sur les articles R. 342-1 et R. 351-3 du code de justice administrative.
Avocat : MCDERMOTT WILL & SCHULTE AARPI
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant l'annulation du refus implicite de renouvellement de titre de séjour et l'injonction d'en délivrer un, rendant ces demandes sans objet. Il constate également qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, celle-ci ayant été accordée. Enfin, il condamne l'État à verser 800 euros à l'avocate du requérant au titre des frais irrépétibles, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)
Avocat : SCP VIAL-PECH DE LACLAUSE-ESCALE-KNOEPFFLER -HUOT -PIRET-JOUBES
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle du requérant, faute de dépôt préalable d'une demande d'aide. En revanche, il a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de fixer un rendez-vous au requérant, reconnu réfugié, pour enregistrer sa demande de carte de résident, considérant que l'urgence était caractérisée par l'impossibilité de déposer sa demande en ligne et l'absence de prise de rendez-vous malgré ses démarches. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et rappelle l'obligation pour l'administration de procéder à l'enregistrement dans un délai raisonnable.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant albanais, qui contestait un arrêté du 19 août 2025 de la préfète de la Haute-Savoie l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou l'article 3-1 de la Convention de New York relative aux droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, confirmant ainsi la légalité de l'obligation de quitter le territoire français.
Avocat : HUARD
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. A... pour obtenir la liquidation provisoire de l'astreinte fixée par une ordonnance du 30 juillet 2025 (modifiée le 24 décembre 2025), enjoignant à la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour provisoire et une autorisation de travail. Le tribunal constate que la préfète a finalement délivré une attestation de décision favorable pour une carte de résident, rendant sans objet la demande d'augmentation de l'astreinte. La demande de liquidation provisoire de l'astreinte est rejetée, la juridiction estimant que l'exécution est intervenue. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est également rejetée, M. A... en bénéficiant déjà.
Avocat : HUARD
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne statue sur une demande de la société Geopetrol contestant des avis de paiement de redevances minières. Considérant l'existence d'un fort lien de connexité avec d'autres requêtes similaires déjà attribuées au Tribunal administratif de Pau par le Conseil d'État, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction. Cette décision s'appuie sur les articles R. 342-1 et R. 351-3 du code de justice administrative relatifs à la compétence et à la connexité.
Avocat : MCDERMOTT WILL & SCHULTE AARPI
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant par ordonnance, a renvoyé l'affaire au Tribunal administratif de Pau en raison d'un lien de connexité. La requête de la société Geopetrol, qui contestait des titres de perception pour des redevances minières (article L. 132-16 du code minier) des années 2021 et 2022, est jugée étroitement liée à d'autres litiges similaires déjà attribués à la juridiction de Pau. La décision s'appuie sur les articles R. 342-1 et R. 351-3 du code de justice administrative relatifs à la compétence et au renvoi pour connexité.
Avocat : MCDERMOTT WILL & SCHULTE AARPI
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de la SAS Le Privé Club contestant des mesures d’interdiction de stationnement prises par le maire de Moulins-lès-Metz, matérialisées par divers dispositifs physiques (blocs de rochers, barrières, potelets). La société demandait l’abrogation de ces mesures et l’annulation du rejet implicite de sa demande, invoquant notamment l’incompétence du maire, l’absence d’arrêtés réguliers, le caractère disproportionné des mesures et une atteinte à la liberté du commerce. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable en raison de sa tardiveté, sans examiner le fond, et a condamné la société à verser 2 500 euros à la commune au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : HUGO AVOCATS (EX DILLENSCHNEIDER FAVARO & ASSOCIES)
Le Tribunal administratif de Paris statue par ordonnance sur une requête initialement dirigée contre le refus implicite de délivrance d'une carte de résident. Après le désistement du requérant suite à l'obtention de son titre de séjour, le juge donne acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il condamne l'État à verser au requérant la somme de 800 euros au titre des frais irrépétibles, sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tchadien, contestant l’arrêté du préfet de la Gironde refusant son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation et n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni les autres textes invoqués, compte tenu de l’absence de liens personnels et familiaux stables en France. Les conclusions accessoires ont été rejetées par voie de conséquence.
Avocat : HUGON
**Sujet principal** : Demande de suspension en urgence de décisions de refus de visa de long séjour au titre de la réunification familiale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande de suspension. Il estime que les requérants ne démontrent pas l'existence d'un **doute sérieux sur la légalité** des refus de visa, notamment concernant l'appréciation de la fraude documentaire et le respect de la vie familiale. **Textes appliqués** : L'examen est conduit sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui conditionne la suspension à l'urgence et à un doute sérieux sur la légalité. Les références substantielles incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme (article 8).
Avocat : THULLIER
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... visant à enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de voyage. Le juge a estimé que l'article L. 521-3 du code de justice administrative, invoqué par la requérante, ne permettait pas d'ordonner une telle injonction, car cette disposition ne confère au juge des référés que le pouvoir de prendre des mesures provisoires et non de se substituer à l'administration pour délivrer un titre. La demande a donc été jugée irrecevable sur ce fondement.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER
Le Tribunal administratif de Nancy statue sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'un permis de construire. Le tribunal constate que le requérant, invité à confirmer ses conclusions après le retrait de l'arrêté litigieux par l'autorité administrative, ne l'a pas fait dans le délai imparti. En application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, il donne donc acte du désistement d'office du requérant et met fin à l'instance.
Avocat : SCP IOCHUM
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative par Mme A..., ressortissante haïtienne contestant un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français, s'est déclaré territorialement incompétent. La requérante résidant à Saint-Martin, le tribunal a relevé d'office que le litige relevait de la compétence du tribunal administratif de Saint-Martin en application de l'article R. 312-8 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été renvoyée devant cette juridiction, sans qu'il soit statué sur le fond ou la condition d'urgence.
Avocat : MATHURIN KANCEL
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 7 janvier 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Il a ensuite analysé le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, en rappelant que ce droit n'implique pas une obligation pour l'administration d'organiser un entretien, mais que l'intéressé doit être en mesure de présenter spontanément ses observations. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse juridique porte sur la régularité de la procédure au regard du droit de l'Union européenne.
Avocat : HUARD