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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 461 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 461

Décisions totales

383 581

Ordonnances

262 866

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : HUEffacer tout
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2501053

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe annule l'arrêté du 22 novembre 2023 portant obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la décision du 5 octobre 2025 fixant le pays de renvoi. Le tribunal juge que le délai anormalement long de près de deux ans entre l'OQTF et son exécution, imputable à l'administration, a révélé une nouvelle décision d'éloignement. Cette solution est fondée sur la jurisprudence relative au changement de circonstances de fait ou de droit.

Avocat : MATHURIN KANCEL

29 janvier 2026• 2ème Chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600088

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de M. A... qui sollicitait l’exécution d’une précédente ordonnance ordonnant le réexamen de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la délivrance imminente d’une carte de séjour temporaire, attestée par le préfet, établissait la mise en œuvre effective de l’injonction initiale. Les textes appliqués sont les articles L. 521-4 du code de justice administrative et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : MATHURIN KANCEL

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
29 janvier 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2412726

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de la SCI Le Castellas contestant l'arrêté du maire d'Aix-en-Provence du 14 novembre 2024, qui retirait un permis de construire tacite et opposait un sursis à statuer. Le tribunal a jugé que le sursis à statuer, fondé sur l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme, était légal car le projet de la SCI, compromettant l'exécution du futur plan local d'urbanisme, justifiait cette mesure. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice, et la SCI a été condamnée à verser 2 000 euros à la commune.

Avocat : SELARL ANDREANI-HUMBERT

29 janvier 2026• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2406807

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule le refus implicite du préfet de l'Isère de délivrer un titre de séjour "membre de famille d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire" à Mme B..., ressortissante guinéenne. La décision est fondée sur l'article L. 424-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car Mme B. justifie d'un mariage antérieur à la demande d'asile de son époux, d'une communauté de vie effective et de la naissance de deux enfants. Le tribunal enjoint à la préfète de délivrer la carte de séjour dans un délai de deux mois, sans astreinte.

Avocat : HUARD

29 janvier 2026• 1ère Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2408899

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme B..., ressortissante albanaise, contestant le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour étudiant et une attestation de prolongation d'instruction. Le tribunal a constaté que la délivrance en cours d'instance d'une attestation de prolongation rendait sans objet les conclusions relatives à ce refus, mais a rejeté l'exception de non-lieu à statuer pour le refus de titre de séjour. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour, estimant qu'elle méconnaissait l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, Mme B... justifiant suivre des études et disposer de moyens d'existence suffisants. Il a enjoint à la préfète de délivrer le titre de séjour dans un délai de deux mois et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre de l'aide juridictionnelle.

Avocat : SCHURMANN

29 janvier 2026• 1ère Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509566

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 27 août 2025 lui retirant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen, estimant l'arrêté régulier en la forme. Sur le fond, il a jugé que la préfète avait légalement retiré le titre de séjour sur le fondement de l'article L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la fraude caractérisée par l'absence de résidence habituelle en France de M. A..., et que les décisions subséquentes étaient justifiées. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, appliquant notamment les articles L. 432-5 du CESEDA et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : SCHURMANN

29 janvier 2026• 1ère Chambre
TA83Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502883

Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par l’Association Place Publique d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du maire de Cogolin de dresser un procès-verbal d’infraction et de prendre un arrêté interruptif de travaux concernant des travaux irréguliers sur un stade synthétique. Par un acte enregistré le 15 novembre 2025, l’association s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 28 janvier 2026, le président du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée.

Avocat : HUMBERT-SIMEONE

28 janvier 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2407374

Le Tribunal administratif de Paris annule la décision implicite par laquelle le préfet de police a refusé de délivrer une carte de résident à un ressortissant soudanais bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le requérant justifiait de quatre années de résidence régulière en France et remplissait les conditions de l’article L. 424-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le préfet, qui n’a pas produit d’observations, a fait une inexacte application de ce texte. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

28 janvier 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505813

Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté le désistement d’office de Mme B..., qui contestait le refus implicite de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. La requérante n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande adressée à son conseil sur le fondement de l’article R.612-5-1 du code de justice administrative. En application de cet article, elle est réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement par ordonnance.

Avocat : SCHURMANN

28 janvier 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2404835

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, était saisi par M. A... de trois requêtes dirigées contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour, puis contre l'arrêté du 7 octobre 2025 lui refusant un titre, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a constaté que la décision implicite de rejet avait été implicitement abrogée par l'arrêté du 7 octobre 2025, entraînant un non-lieu à statuer sur les deux premières requêtes. Sur la troisième requête, le tribunal a examiné les moyens soulevés par M. A... tirés du défaut de motivation et de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et les a rejetés. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les requêtes n° 2404835 et 2501068, et a rejeté la requête n° 2511526.

Avocat : SCHURMANN

28 janvier 2026• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513404

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision du 28 novembre 2025 par laquelle la préfète de l'Isère a refusé le regroupement familial sollicité par Mme B... épouse D... pour son époux, après avoir retiré une décision favorable antérieure. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de l'atteinte grave et immédiate à la situation personnelle et familiale de la requérante, séparée de son conjoint. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de la décision du 28 novembre 2025 et enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de quinze jours.

Avocat : HUARD

28 janvier 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513418

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant la demande de titre de séjour de M. A... C..., ressortissant péruvien et parent d'un enfant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de délivrer une attestation de prolongation d'instruction avec autorisation de travail sous 48 heures, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de réexaminer la demande dans un délai d'un mois.

Avocat : SCHURMANN

28 janvier 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513638

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. B... de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, après que la préfète de l'Isère a indiqué avoir pris une décision favorable à la délivrance de son titre de séjour. Le juge a prononcé l'admission provisoire du requérant à l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 800 euros à son avocat sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. La requête initiale, fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, contestait le refus implicite de renouvellement de la carte de résident au regard de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : HUARD

28 janvier 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600335

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l'Isère a refusé de renouveler le titre de séjour « conjoint de français » de Mme B..., ressortissante argentine. Le juge a retenu l'urgence, présumée pour un refus de renouvellement, et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'administration de délivrer un titre de séjour sous trois mois et, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail sous huit jours. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCHURMANN

28 janvier 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511686

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme A... visant à obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant à la préfète de l'Isère de réexaminer sa demande de titre de séjour. La requérante sollicitait également la liquidation de l'astreinte fixée par une ordonnance du 6 mars 2025. Le tribunal a constaté que la préfète n'avait pas pleinement exécuté l'injonction de réexamen, malgré la délivrance de récépissés. La solution retenue n'est pas explicitement formulée dans l'extrait, mais le juge a envisagé de liquider provisoirement l'astreinte à hauteur de 42 000 euros, dont une partie serait versée à des associations, indiquant un manquement persistant de l'administration. Les textes appliqués sont les articles L. 521-4, L. 911-4 et L. 911-5 du code de justice administrative, ainsi que le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SCHURMANN

28 janvier 2026
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504020

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B..., ressortissant roumain, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 17 septembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de circulation d’un an. Le requérant contestait la motivation de la décision et l’absence d’examen individualisé de sa situation, invoquant notamment une erreur de fait et la méconnaissance de son droit à la vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que l’arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait pu légalement fonder sa décision sur les dispositions des 1°, 2° et 3° de l’article L. 251-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, sans que les moyens soulevés ne soient fondés. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’État au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : DREVET HUBERT

28 janvier 2026• 4ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2404929

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 7 février 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a retiré sa carte de résident à M. A..., ressortissant tunisien. La juridiction estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en appliquant l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car la seule condamnation pénale entrant dans le champ de ce texte datait de plus de 23 ans et l'intéressé ne présentait plus de trouble à l'ordre public depuis 2010. Les autres condamnations invoquées ne relevaient pas des infractions limitativement énumérées par cet article.

Avocat : PEPIEZEP PEHUIE

27 janvier 2026• 5ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506764

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante marocaine, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour en tant que parent d’enfant français. La requérante n’a pas démontré la contribution effective du père de l’enfant, de nationalité française présumée, à son entretien et à son éducation, condition exigée par les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a également écarté le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, faute de preuve de la nationalité française du père. En conséquence, la décision de refus n’est entachée ni d’illégalité ni d’erreur manifeste d’appréciation.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

27 janvier 2026• 2ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2517891

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du préfet du Val-de-Marne du 26 novembre 2025 mettant en demeure Mme E... G... de quitter un logement à Orly. La requérante soutenait avoir été victime d'une escroquerie au bail et ne pas s'être introduite illicitement dans les lieux. Le juge a estimé que les moyens invoqués, tirés de la méconnaissance de l'article 38 de la loi du 5 mars 2007 et d'une erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

27 janvier 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513278

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 25 novembre 2025 par laquelle la préfète de l'Isère a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de Mme C... épouse B.... Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, la requérante ayant produit des documents (acte de naissance et titres de séjour antérieurs) suffisants pour permettre l'instruction de sa demande, conformément aux articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande et de délivrer un récépissé.

Avocat : HUARD

27 janvier 2026