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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 461 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 461

Décisions totales

383 581

Ordonnances

292 763

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : HUEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531011

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet de police refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A..., ressortissante ivoirienne. La condition d'urgence, nécessaire à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie car le préfet avait délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 6 février 2026, régularisant provisoirement sa situation. En conséquence, la requérante ne pouvait plus invoquer l'irrégularité de son séjour pour justifier l'urgence. La demande d'injonction et les conclusions relatives aux frais d'instance ont également été rejetées.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

25 novembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2520212

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer Mme B... sous quinze jours pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler. La requérante, titulaire d'un certificat de résidence algérien valable jusqu'au 28 novembre 2025, avait vainement tenté d'obtenir un rendez-vous en préfecture après avoir effectué son préenregistrement en ligne dans les délais légaux. Le juge a considéré que la carence de l'administration constituait une situation d'urgence et une mesure utile, en application des articles L. 431-1, R. 431-2, R. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : HUBERT

24 novembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504968

Responsabilité de l'État pour carence fautive de relogement. Le Tribunal administratif de Paris condamne l'État à verser 400 euros à M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation, pour les troubles dans ses conditions d'existence subis du 29 juin 2024 à la date du jugement. La responsabilité est engagée sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence d'offre de relogement dans le délai légal de six mois.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

24 novembre 2025• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529426

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision du 6 octobre 2025 par laquelle l'OFII a refusé à Mme A..., ressortissante sénégalaise demandeuse d'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal estime que l'OFII a inexactement appliqué l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne prenant pas suffisamment en compte la vulnérabilité de la requérante, mère isolée de trois enfants mineurs dont l'un est malade et sans hébergement stable. La décision est annulée pour erreur d'appréciation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

24 novembre 2025• 8e Section - MESD
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2533278

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C... tendant à la suspension d’une mise en demeure de payer et d’une saisie administrative à tiers détenteur. La juge des référés constate que la requérante n’a pas présenté de réclamation préalable à l’administration fiscale, conformément aux articles L. 281 et R. 281-1 du livre des procédures fiscales, condition obligatoire pour saisir le juge. En l’absence de cette démarche préalable, la requête est manifestement irrecevable et est rejetée sans instruction ni audience.

Avocat : CABINET ASHURST (LLP)

24 novembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2507125

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du 4 juin 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et l'absence d'examen réel de sa situation. Il a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait ni les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les textes précités et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SCHURMANN

24 novembre 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510780

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B... A... d'une demande d'injonction visant à étendre une décision de regroupement familial à son enfant. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a accordé le regroupement familial incluant l'enfant, rendant la demande sans objet. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a en revanche condamné l'État à verser 600 euros à M. B... A... au titre des frais de justice, l'administration étant considérée comme partie perdante.

Avocat : SCHURMANN

24 novembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511572

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A..., ressortissant congolais. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours.

Avocat : HUARD

24 novembre 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401509

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de lui accorder le regroupement familial pour son épouse. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, désistement auquel le tribunal a donné acte sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En revanche, le tribunal a rejeté la demande de M. A... tendant à la condamnation de l’État au titre des frais de procès, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

Avocat : HUARD

24 novembre 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2404458

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme C... Épouse A... de ses conclusions en annulation et injonction, après que la préfète de l'Isère a conclu au non-lieu à statuer. La requérante contestait un refus implicite de délivrance de titre de séjour. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi de 1991, l'État est condamné à verser 700 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle.

Avocat : HUARD

24 novembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2403692

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B..., ressortissant ivoirien, pour contester le refus de délivrance d'un visa de long séjour en qualité de conjoint de ressortissante française. La commission de recours contre les décisions de refus de visa a initialement rejeté son recours, puis a recommandé au ministre de l'intérieur de délivrer le visa, ce que ce dernier a refusé. Le tribunal a joint les deux requêtes et constaté que la commission ayant recommandé la délivrance du visa, il n'y avait plus lieu de statuer sur la première décision implicite de rejet. S'agissant de la décision du ministre de l'intérieur, le tribunal a annulé le refus de visa, estimant que le motif tiré du caractère complaisant du mariage n'était pas établi, et a enjoint au ministre de délivrer le visa dans un délai d'un mois. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : EHUENI

24 novembre 2025• 9ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2419610

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, née du silence gardé sur le recours préalable formé contre les refus de l’autorité consulaire française à Téhéran. Cette décision refusait de délivrer des visas de long séjour à plusieurs ressortissants afghans, membres de la famille d’un réfugié, dans le cadre de la réunification familiale. Le tribunal a jugé que la décision était entachée d’un défaut de motivation, en l’absence de réponse à la demande de communication des motifs dans le délai légal, et a ordonné au ministre de l’intérieur de délivrer les visas sollicités. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment l’article L. 561-2 relatif au regroupement familial des réfugiés.

Avocat : THULLIER

24 novembre 2025• 8ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506503

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 19 mai 2025 par lequel la préfète de l'Isère refusait un titre de séjour à M. A..., ressortissant malien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était insuffisamment motivé, car il ne se prononçait pas sur la demande de titre de séjour fondée sur l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en méconnaissance de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, avec injonction à la préfète de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et L. 423-23 du CESEDA.

Avocat : HUARD

24 novembre 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2507122

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour « étudiant » et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation. Il a jugé que la décision de refus était légalement fondée sur l'article 9 de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995, substitué à l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans que cette substitution ne prive le requérant de garanties.

Avocat : SCHURMANN

24 novembre 2025• 7ème Chambre
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2505879

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour en qualité d’étudiant. En cours d’instance, la préfète de l’Essonne a délivré le titre sollicité, valable du 18 juillet au 31 décembre 2025. Constatant que la demande était ainsi entièrement satisfaite, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.

Avocat : CABINET MARIE HUE

24 novembre 2025
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509728

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... contestant le refus implicite de regroupement familial pour sa fille. Le requérant invoquait une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 432-2 et L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas assortis des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé, faute de production de pièces justificatives. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement insuffisamment motivée.

Avocat : PEPIEZEP PEHUIE

21 novembre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2519044

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, désistement dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. En application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 1 000 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’aide juridictionnelle.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

21 novembre 2025
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500878

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les deux requêtes de M. B..., agent territorial de la commune de Barentin. La première contestait le refus de sa candidature au poste de responsable du service des sports, la seconde le refus de reconnaître un accident comme imputable au service. Le tribunal a jugé que la procédure de recrutement était régulière et que l'emploi correspondait à un besoin réel du service, écartant les moyens tirés de l'irrégularité de la procédure, de la sanction déguisée et de la discrimination. Concernant l'accident, il a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les dispositions de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique n'avaient pas été méconnues, les faits invoqués ne présentant pas de lien direct avec le service.

Avocat : HUON SARFATI

21 novembre 2025• 4 ème Chambre
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512232

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du 23 octobre 2025 par lequel la préfète de la Haute-Savoie l'a déclaré démissionnaire d'office de ses fonctions de conseiller municipal de la commune des Gets. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, relevant de la légalité externe, était manifestement infondé. L'autre moyen, relatif à une "situation confusionnelle", n'était pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : PLAHUTA

21 novembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519220

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D... contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Croatie. Le requérant, ressortissant russe, avait vu sa demande d'asile en France refusée au profit des autorités croates, qui avaient accepté de le reprendre en charge. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des règlements européens (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : THULLIER

21 novembre 2025• - Etrangers - 15 jours