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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

761 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

761

Décisions totales

383 581

Ordonnances

255 295

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : HUEffacer tout
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2501346

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a été saisi par Mme A..., adjointe technique, d'une demande de provision de 40 000 euros sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Cette demande vise à obtenir une indemnité complémentaire pour les préjudices patrimoniaux et personnels non réparés par sa pension d'invalidité, suite à un accident de service reconnu imputable et à sa rechute consolidée avec un taux d'incapacité permanente partielle de 15 %. Le tribunal a rappelé que la rente d'invalidité répare forfaitairement les pertes de revenus et l'incidence professionnelle, mais n'exclut pas une indemnisation complémentaire pour d'autres préjudices. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les dispositions du code général de la fonction publique et du code des pensions civiles et militaires de retraite.

Avocat : HUON SARFATI

5 décembre 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510696

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Engie Energie Services. Celle-ci contestait la procédure de passation d'une concession de service public pour le réseau de chaleur de Tourcoing, en soulevant notamment des irrégularités dans les méthodes de notation et une méconnaissance des obligations de transparence. Le tribunal a estimé que les moyens invoqués, tirés de l'irrégularité des sous-critères et de la dénaturation des offres, n'étaient pas fondés. La demande de la société Engie a donc été rejetée, sans qu'il soit fait droit à ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MCDERMOTT WILL & SCHULTE AARPI

5 décembre 2025
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301396

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. B... contestant la décision « 48 SI » du 3 avril 2023 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre sept retraits de points, car ceux-ci avaient été restitués à M. B... avant l'enregistrement de sa requête, rendant ces conclusions sans objet. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de notification des décisions de retrait de points, rappelant que cette notification n'affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité et le délai de recours.

Avocat : HOLLET DIDIER & HUGUES NICOLE

4 décembre 2025• 3ème chambre - Juge Unique
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2400055

Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme A... pour contester le retrait d’une subvention et un ordre de recouvrement émis par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). En cours d’instance, l’Anah a annulé les décisions attaquées, rendant la requête sans objet. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a rejeté la demande de frais d’instance présentée par la requérante.

Avocat : SCP FERRETTI HUREL LEPLATOIS

4 décembre 2025• 3ème chambre JU
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508169

Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 26 novembre 2025, a procédé à la liquidation de l'astreinte prononcée le 31 janvier 2024 à l'encontre du préfet de l'Isère, qui n'avait pas exécuté l'injonction d'héberger M. B... avant le 31 mars 2024. La préfète sollicitait cette liquidation en raison de l'inexécution persistante, mais il a été établi que M. B... avait été contacté le 14 janvier 2025 pour une proposition d'hébergement pérenne, à laquelle il n'avait pas donné suite. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal a fixé le montant de l'astreinte à 4 500 euros, à verser au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

Avocat : HUARD

26 novembre 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2301833

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. F..., ancien capitaine de gendarmerie, contestant le refus du ministre des armées de réviser sa pension militaire d'invalidité pour aggravation de son état de stress post-traumatique et d'attribuer de nouvelles pensions pour plusieurs autres infirmités. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre la décision initiale du ministre étaient irrecevables, celle-ci ayant été remplacée par la décision de la commission de recours de l'invalidité (CRI) du 15 février 2023. Sur le fond, après avoir examiné les preuves médicales, le tribunal a considéré que le ministre n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en maintenant le taux de 60% pour l'infirmité n°1 et en refusant l'attribution de pensions pour les autres infirmités, faute de lien suffisant avec le service. La requête a été rejetée dans son intégralité, sur la base des dispositions du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre.

Avocat : HUON CHRISTIAN

26 novembre 2025• 4ème Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402894

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme G... E..., agent territoriale, et ses ayants droit d'une demande d'indemnisation des préjudices résultant de sa maladie professionnelle reconnue imputable au service. La juridiction a rejeté les conclusions à fin d'annulation de la décision de rejet de la réclamation préalable comme irrecevables. Sur le fond, statuant en plein contentieux, le tribunal a limité l'indemnisation de Mme E... à 42 436 euros, celle de son conjoint à 5 000 euros et celle de ses enfants à 1 000 euros chacun, en application des principes de la responsabilité sans faute de l'employeur public et des dispositions du code général de la fonction publique.

Avocat : HUON SARFATI

21 novembre 2025• 4 ème Chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2305255

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SARL Sakura du Paradis, qui contestait l'arrêté du 24 octobre 2023 du préfet d'Eure-et-Loir ordonnant la fermeture administrative de son restaurant pour manquements aux règles d'hygiène. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, car l'arrêté avait produit des effets avant son abrogation le 22 novembre 2023. Sur le fond, il a jugé que la fermeture était justifiée par les manquements constatés lors des contrôles des 20 juin et 18 septembre 2023, fondés sur les articles L. 233-1 du code rural et de la pêche maritime et L. 521-5 du code de la consommation. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées, faute de lien de causalité entre la faute alléguée et le préjudice invoqué.

Avocat : HUSSON

21 novembre 2025• 3ème chambre
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2520269

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, est saisi par la société Gesprisa Inversiones SICAV SA d’une demande de versement d’intérêts moratoires et de capitalisation de ces intérêts. Le juge constate que le litige concerne un refus opposé par le service des impôts des entreprises étrangères, dont le siège est situé à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis). En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, il estime que le tribunal administratif de Montreuil est territorialement compétent. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.

Avocat : ASHURST LLP

20 novembre 2025
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2503642

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser M. B... pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 2 mars 2022 et une injonction du tribunal du 31 janvier 2023. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, en raison de la carence fautive à exécuter la décision de la commission. Le tribunal a fixé l’indemnisation à 3 500 euros pour la période allant du 3 septembre 2022 au 14 mai 2024, date du relogement effectif, en tenant compte des troubles dans les conditions d’existence liés au maintien dans un logement inadapté.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

17 novembre 2025• Pole Social (JU)
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400578

Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné l'État à indemniser M. C... pour la carence fautive à lui proposer un hébergement adapté, suite à la décision de la commission de médiation du 14 avril 2022 le reconnaissant comme prioritaire. La responsabilité de l'État a été engagée pour la période du 26 mai 2022 au 8 janvier 2025, date d'une proposition tardive refusée sans motif valable. Le tribunal a appliqué les articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, retenant un préjudice lié aux troubles dans les conditions d'existence.

Avocat : HUARD

17 novembre 2025• Juge unique 1
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400677

Le Tribunal administratif de Grenoble a condamné l’État à verser 5 000 euros à M. C... pour le préjudice subi du fait de l’absence d’hébergement dans les délais légaux. La commission de médiation de l’Isère avait reconnu le caractère prioritaire et urgent de sa demande le 20 juin 2022, imposant une offre d’hébergement avant le 1er août 2022. L’administration n’a proposé une solution que le 16 juin 2023, engageant sa responsabilité pour la période intermédiaire. La solution s’appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : HUARD

17 novembre 2025• Juge unique 1
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400918

Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné l'État à indemniser Mme C... D... pour la carence fautive de l'administration à lui proposer un hébergement adapté dans les délais légaux. La commission de médiation de l'Isère avait reconnu le caractère prioritaire et urgent de sa demande le 10 octobre 2022, mais aucune offre adaptée ne lui a été faite avant janvier 2025. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour la période du 23 janvier 2023 à janvier 2025, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : HUARD

17 novembre 2025• Juge unique 1
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401481

Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné l’État à verser 200 euros à M. B... pour la carence fautive dans l’exécution de la décision de la commission de médiation de l’Isère du 27 avril 2023, qui l’avait reconnu prioritaire pour un hébergement. La responsabilité de l’État a été engagée pour la période du 8 juin 2023 au 11 août 2023, durant laquelle aucune offre adaptée n’a été faite avant une proposition tardive refusée sans motif légitime. La solution s’appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : HUARD

17 novembre 2025• Juge unique 1
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2517857

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à M. A..., débouté définitivement de sa demande d'asile par la CNDA le 20 janvier 2025, de libérer sans délai le logement du HUDA qu'il occupe indûment. La juridiction a retenu que son maintien dans les lieux, alors que le taux d'occupation du dispositif d'hébergement est de 99,3% au niveau national, compromet gravement le bon fonctionnement du service public de l'asile et constitue une situation d'urgence et d'utilité. Aucune circonstance exceptionnelle liée à sa vulnérabilité n'a été retenue pour faire obstacle à l'expulsion, le préfet étant autorisé à recourir à la force publique et à faire évacuer les biens meubles. La décision applique les articles L. 521-3 du CJA et L. 552-15 du CESEDA.

Avocat : THULLIER

17 novembre 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400812

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. C... d’une demande d’indemnisation pour le préjudice subi en raison de l’absence de proposition d’hébergement stable et adapté, malgré une décision de la commission de médiation du 9 septembre 2019 le reconnaissant comme prioritaire. Le tribunal a rappelé que la carence fautive de l’État à exécuter cette décision dans le délai imparti engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence. Il a estimé que l’offre d’hébergement temporaire en 2020 et le refus d’une proposition en 2021 ne déliaient pas le préfet de son obligation, et a condamné l’État à verser une indemnité à M. C... sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : HUARD

17 novembre 2025• Juge unique 1
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400921

Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné l’État à indemniser Mme A... pour la carence fautive du préfet de l’Isère, qui n’a pas exécuté dans le délai légal la décision de la commission de médiation reconnaissant le caractère prioritaire et urgent de sa demande d’hébergement. La responsabilité de l’État a été engagée pour la période du 18 mai 2023 à janvier 2025, durant laquelle aucune offre adaptée n’a été proposée, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé une somme de 5 450 euros en réparation des troubles dans les conditions d’existence subis.

Avocat : HUARD

17 novembre 2025• Juge unique 1
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2519845

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du ministre de l'intérieur interdisant à M. B... A... de conduire pendant cinq mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, chauffeur de poids lourds, n'a pas démontré la réalité d'un risque de licenciement. Surtout, le juge a considéré que la particulière gravité de l'infraction (excès de vitesse de plus de 40 km/h) faisait prévaloir l'intérêt public de la sécurité routière sur la situation personnelle et professionnelle de l'intéressé.

Avocat : CABINET HUGUES HOUNKPATI

14 novembre 2025
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512444

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance en référé, a été saisi par M. B..., reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation de Paris le 3 octobre 2024. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois, le juge a ordonné à l'État de lui attribuer un logement tenant compte de ses besoins et capacités, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. Cette décision est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui permet au juge d'enjoindre le logement ou le relogement des demandeurs reconnus prioritaires.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

14 novembre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2305328

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de Mme B..., qui sollicitait la condamnation du département des Alpes-de-Haute-Provence à l’indemniser pour le préjudice résultant de la fermeture prolongée d’une portion de la route départementale 111. Le tribunal a jugé que l’allongement de parcours et les difficultés d’accès à sa propriété, bien que réels, ne constituaient pas une sujétion anormale et spéciale excédant les charges normalement supportées sans indemnité, excluant ainsi l’engagement de la responsabilité sans faute de la collectivité. Il a également écarté le moyen tiré d’un défaut d’entretien normal de l’ouvrage public. En conséquence, les conclusions indemnitaires, ainsi que les demandes d’injonction et d’astreinte, ont été rejetées.

Avocat : SELARL ANDREANI-HUMBERT

14 novembre 2025• 5ème Chambre