6 500 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
6 500
Décisions totales
383 581
Ordonnances
267 717
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme F, qui demandait la condamnation de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) pour la cessation du versement de l'allocation pour demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que les demandes d'asile déposées ultérieurement pour ses enfants constituaient des demandes de réexamen, et non une prolongation de son propre droit. En application des articles L. 551-13 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le versement de l'allocation avait légitimement pris fin après le rejet définitif de sa propre demande d'asile. Aucune faute de l'OFII n'ayant été retenue, la demande indemnitaire a été rejetée.
Avocat : HUARD
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. C, ressortissant malgache, contestant la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour en qualité d'étudiant. La préfète de l'Isère soutenait qu'aucune décision implicite n'était née, l'instruction étant toujours en cours. Le tribunal a écarté cette fin de non-recevoir, rappelant que le silence gardé pendant quatre mois sur une demande de renouvellement fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est que la requête est recevable et que la décision implicite de rejet est illégale, car elle méconnaît l'article L. 422-1 du même code, M. C justifiant du caractère sérieux de ses études et de moyens d'existence suffisants. Le tribunal annule donc la décision implicite de rejet et enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. C dans un délai de deux mois.
Avocat : HUARD