171 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
171
Décisions totales
383 581
Ordonnances
297 247
Avec résumé IA
Avocat : HUARD
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de l'Isère d'accueillir M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 13 mars 2024, dans une structure d'hébergement adaptée. Constatant l'absence d'offre d'hébergement malgré la décision de la commission et l'urgence persistante, le juge a assorti cette injonction d'une astreinte de 80 euros par jour de retard à compter d'un délai de deux mois suivant la notification de l'ordonnance. La solution retenue applique les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au droit à l'hébergement opposable.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de l'Isère d'accueillir M. et Mme A dans une structure d'hébergement adaptée. Les requérants avaient été reconnus prioritaires par la commission de médiation le 18 avril 2024, mais aucune offre ne leur avait été proposée. Le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 80 euros par jour de retard à compter d'un délai de deux mois suivant la notification de l'ordonnance.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de convoquer M. C, ressortissant rwandais, à un rendez-vous sous cinq jours, dans un délai maximal d'un mois, pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, M. C justifiant de nombreuses tentatives infructueuses pour obtenir un rendez-vous en ligne depuis mai 2024, sans opposition du préfet. La demande de délivrance immédiate d'un document de séjour avec autorisation de travail a été rejetée comme excédant l'office du juge des référés. L'aide juridictionnelle provisoire a été accordée.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a condamné l'État à verser une provision de 2 300 euros à M. B, reconnu prioritaire pour un hébergement d'urgence par la commission de médiation de l'Isère le 6 septembre 2023. La carence fautive de l'État, qui n'a pas proposé d'hébergement dans le délai légal de six semaines, engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant, contraint de dormir dans la rue malgré une grave maladie. Cette solution s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision, a condamné l'État à verser une provision de 12 250 euros à Mme B, reconnue prioritaire pour un hébergement d'urgence. La carence fautive de l'État, qui n'a pas exécuté la décision de la commission de médiation dans le délai légal de six semaines, engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante et ses quatre enfants mineurs, contraints de dormir dans la rue. Le juge a appliqué les dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative et du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé provision, a rejeté la demande de Mme A, reconnue prioritaire pour un hébergement d'urgence. La requérante sollicitait une provision de 8 700 euros en réparation du préjudice subi du fait de l'absence d'hébergement dans les délais légaux. Le juge a estimé que la créance n'était pas sérieusement contestable, car Mme A avait refusé une première proposition d'hébergement et ne s'était pas rendue disponible pour une seconde. En conséquence, la responsabilité de l'État n'a pas été engagée sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné l'État à verser une provision à M. B. La carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation du 5 avril 2023, qui lui imposait de proposer un hébergement dans un délai de six semaines, a engagé sa responsabilité pour la période du 15 mai 2023 au 4 juin 2024. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment les articles L. 441-2-3 et R. 441-18.
Le Tribunal administratif de Grenoble a condamné l’État à verser 500 euros à Mme D B pour la carence fautive à lui proposer un hébergement, malgré une décision de la commission de médiation de l’Isère du 7 mars 2022 la reconnaissant comme prioritaire et urgente. Le préfet, tenu d’agir avant le 18 avril 2022, n’a orienté la requérante vers un hébergement que le 5 août 2022, engageant sa responsabilité sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a évalué le préjudice moral et les troubles dans les conditions d’existence à 500 euros, déduction faite d’une provision de 250 euros déjà versée.
Le Tribunal administratif de Grenoble a condamné l'État à verser 5 400 euros à M. D, reconnu prioritaire pour un hébergement d'urgence par la commission de médiation de l'Isère le 7 mars 2022, en raison de la carence fautive du préfet à lui proposer une solution dans le délai imparti. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, pour troubles dans les conditions d'existence subis du 19 avril 2022 à la date du jugement. Le montant alloué tient compte de la situation de rue persistante du requérant, mais aussi de sa contribution au préjudice en raison de son maintien irrégulier sur le territoire français. La somme de 2 500 euros déjà versée à titre de provision a été déduite de l'indemnité totale.