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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

695 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

695

Décisions totales

383 581

Ordonnances

261 989

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : ISSAEffacer tout
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600043

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B..., ressortissant roumain, contre un arrêté du préfet de la Meuse l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de circulation de trois ans. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir du préfet, jugeant que la notification par lettre recommandée à un détenu n'avait pas fait courir le délai de recours de sept jours. Sur le fond, il a annulé l'arrêté, estimant que les condamnations pénales de M. B..., anciennes et ayant donné lieu à des réductions de peine, ne caractérisaient pas une menace actuelle, réelle et grave pour un intérêt fondamental de la société, condition nécessaire pour fonder la mesure sur le 1° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ISSA

23 janvier 2026• Reconduites à la frontière
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600149

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant turc, contestant l'arrêté du préfet de Vaucluse du 6 janvier 2026 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de son entrée irrécente en France (février 2022), de l'absence de liens familiaux stables et de l'existence d'une précédente mesure d'éloignement non exécutée. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la Convention européenne des droits de l'homme.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BISSANE

22 janvier 2026• Reconduites à la frontière
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2401185

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C... B..., ressortissant congolais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant et n'était pas tenu d'examiner son droit au séjour au titre de son pouvoir discrétionnaire de régularisation. Il a également jugé que la présence en France depuis huit ans et l'absence de preuve d'insertion professionnelle ne justifiaient pas la délivrance d'un titre de séjour, d'autant que l'intéressé avait conservé des attaches familiales dans son pays d'origine. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SIDI-AISSA YASMINA

22 janvier 2026• 9ème chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600095

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. A... contestant l'interdiction de retour sur le territoire français (IRTF) de deux ans prise par le préfet de Meurthe-et-Moselle le 7 janvier 2026. Le tribunal a rejeté la demande de substitution de base légale de l'article L.612-8 vers l'article L.612-6 du CESEDA, car la décision d'IRTF n'était pas concomitante à une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, comme l'exige ce dernier texte. En conséquence, la décision attaquée a été annulée pour erreur de droit, le préfet ne pouvant légalement prononcer une IRTF de manière isolée sur le fondement des articles invoqués. L'État a été condamné à verser 1 200 euros à Me Corsiglia au titre des frais de justice.

Avocat : ISSA

20 janvier 2026• Reconduites à la frontière
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403984

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus implicite du préfet de l’Isère de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales à fin d’annulation et d’injonction, ne maintenant que sa demande de frais irrépétibles. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois rejeté la demande de frais présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

Avocat : MAÎTRE MICHAËL ZAIEM, AGISSANT EN QUALITÉ D’ADMINISTRATEUR PROVISOIRE, DU CABINET

19 janvier 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2313414

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 13 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif à l'état de santé, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, sans s'estimer lié par l'avis du collège de médecins de l'OFII. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

15 janvier 2026• 8ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2207022

Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision du 30 septembre 2021 par laquelle le préfet de la Sarthe a refusé le regroupement familial de Mme A... en faveur de sa fille. Le préfet avait estimé que les ressources de la requérante, d’une moyenne mensuelle de 1 177 euros, étaient insuffisantes pour un foyer de six personnes. Le tribunal relève une erreur de fait et d’appréciation, les revenus annuels de Mme A... pour 2019 et 2020 correspondant à une moyenne mensuelle de 1 494 euros, supérieure au seuil requis. En application des articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal enjoint au préfet d’accorder le regroupement familial dans un délai de deux mois.

Avocat : YAMBA-TAMBIKISSA

14 janvier 2026• 2ème Chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600110

Le Tribunal administratif de Paris, saisi par M. B... de deux requêtes en excès de pouvoir dirigées contre un arrêté du préfet de police lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et une interdiction de retour de deux ans, se déclare territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Versailles à la date des décisions attaquées, le juge applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission des deux dossiers au tribunal administratif de Versailles, seul compétent pour en connaître.

Avocat : SIDI-AISSA

14 janvier 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2402432

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite du préfet de Seine-et-Marne refusant la délivrance d’un titre de séjour à une ressortissante kosovare. La requérante avait sollicité la communication des motifs de ce refus dans les délais, sans obtenir de réponse, ce qui a entraîné un défaut de motivation de la décision implicite en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État a été condamné à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

14 janvier 2026• 3ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2537655

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... visant à suspendre la décision implicite du préfet de police refusant de lui délivrer un certificat de résidence algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant bénéficiait d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 29 mars 2026, régularisant provisoirement son séjour. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension.

Avocat : WISSAAD

14 janvier 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2402446

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne refusant de délivrer un titre de séjour à un ressortissant congolais. Le requérant avait demandé la communication des motifs de cette décision implicite, conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, sans obtenir de réponse. Le tribunal a jugé que ce défaut de réponse rendait la décision illégale pour défaut de motivation, sans examiner les autres moyens. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente, et a condamné l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

14 janvier 2026• 3ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2508357

Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné les requêtes de M. A..., ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet des Yvelines. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête dirigée contre la décision implicite de rejet, celle-ci ayant été remplacée par une décision expresse. Il a ensuite rejeté les conclusions en annulation de l'arrêté du 18 août 2025, estimant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A..., sans faire droit à ses conclusions aux fins d'injonction ou au titre des frais de justice.

Avocat : SIDI-AISSA

12 janvier 2026• 1ère chambre
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401725

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par Mme D... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer une carte de résident de dix ans. En cours d’instance, la préfète a informé le tribunal qu’un certificat de résidence algérien valable dix ans avait été délivré à la requérante le 5 mai 2025. Par ordonnance du 12 janvier 2026, le tribunal a constaté que la demande était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.

Avocat : ISSA

12 janvier 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2511213

Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de M. C... contestant l'arrêté du préfet des Yvelines du 15 septembre 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. C..., considérant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3§1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : SIDI-AISSA

12 janvier 2026• 1ère chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600222

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l’arrêté de la Consule générale de France à E... C... refusant la délivrance d’un passeport et d’une carte d’identité pour son fils mineur. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant s’étant lui-même placé dans la situation d’urgence qu’il invoquait en réservant des billets d’avion après le refus confirmé. La requête a été rejetée sans examen de l’atteinte à une liberté fondamentale, par application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : YAMBA-TAMBIKISSA

7 janvier 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2523800

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C... qui demandait la délivrance d'un récépissé et l'accélération de l'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution d'un arrêté préfectoral du 18 septembre 2025 ayant rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour et prononcé une obligation de quitter le territoire français. La condition d'urgence n'a pas été examinée, la requête étant irrecevable en raison de l'existence de cette décision administrative antérieure.

Avocat : LEMALEU TCHOUBOU RAISSA

5 janvier 2026
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505967

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de la SARL Lauviah Normandie. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour le lot n°3 d’un marché de réhabilitation de logements, attribué par la société d’économie mixte Mon Logement 27. Le juge a d’abord écarté l’exception d’incompétence soulevée par le pouvoir adjudicateur, estimant que le marché, soumis au code de la commande publique, relevait de la compétence administrative. Sur le fond, il a jugé que la méthode de notation contestée n’avait pas neutralisé le critère de la valeur technique et que l’offre de la société requérante avait fait l’objet d’un examen réel et individualisé, sans erreur manifeste d’appréciation.

Avocat : RIDEL STEFANI DUVAL BAISSAS

5 janvier 2026
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2503108

Le Tribunal administratif d'Orléans a examiné les requêtes de M. B..., ressortissant congolais, contestant un arrêté du 20 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire, ainsi qu'un arrêté du 15 décembre 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, estimant que le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire ne méconnaissaient ni les articles L. 434-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du CESEDA et de la directive 2008/115/CE relative au retour des ressortissants en séjour irrégulier.

Avocat : YAMBA-TAMBIKISSA

31 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403806

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme C... d’une demande d’indemnisation après une chute sur un chemin piéton. La requête a été rejetée par ordonnance pour incompétence de la juridiction administrative, au motif que le chemin en cause, situé sur une parcelle appartenant à une SCI privée, ne relevait ni du domaine public ni du domaine privé de la commune, et ne constituait pas un ouvrage public. La décision s’appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 2111-1 du code général de la propriété des personnes publiques.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

31 décembre 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403691

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme B... de ses conclusions en annulation et injonction, après qu'elle a obtenu satisfaction sur sa demande de titre de séjour. La requérante, qui avait contesté le refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler son titre de séjour et de délivrer une attestation de prolongation d'instruction, a maintenu sa demande de frais irrépétibles. Sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 800 euros à son conseil, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.

Avocat : MAÎTRE MICHAËL ZAIEM, AGISSANT EN QUALITÉ D’ADMINISTRATEUR PROVISOIRE, DU CABINET

30 décembre 2025