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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

593 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

593

Décisions totales

383 581

Ordonnances

260 118

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : JACEffacer tout
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2401482

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé l'arrêté du 17 septembre 2024 par lequel le préfet de la Guadeloupe avait refusé un titre de séjour à Mme A, ressortissante haïtienne, et l'avait obligée à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision fixant Haïti comme pays de destination était illégale, en raison de la situation de violence généralisée et du conflit armé interne qui y sévit, exposant la requérante à un risque réel de traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, l'ensemble de l'arrêté préfectoral a été annulé.

Avocat : CHEVRY ADMINISTRATEUR CAB ME URGIN JACQUES

23 septembre 2025• 1ère Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403271

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant après renvoi du Conseil d’État, a annulé la décision du directeur du centre hospitalier du Forez refusant de communiquer à l’association Commission des citoyens pour les droits de l’homme le registre des pratiques d’isolement et de contention pour 2020 et le rapport annuel correspondant. Le tribunal a enjoint la communication de ces documents, sous astreinte, après occultation des données identifiantes des patients et des personnels de santé, mais sans occulter les mentions relatives au début, à la fin et à la durée des mesures. Cette solution s’appuie sur l’article L. 3222-5-1 du code de la santé publique et le droit d’accès aux documents administratifs prévu par le code des relations entre le public et l’administration.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : JACQUOT

22 septembre 2025• JU 9ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2327795

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Life Paris contestant l'arrêté du préfet de police du 22 novembre 2023 suspendant l'activité de diffusion de musique amplifiée de son établissement "Paillettes". La société invoquait notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance du contradictoire, l'absence de mise en demeure préalable, une erreur de fait et une disproportion de la sanction. Le tribunal a jugé que la requête relevait d'un contentieux de pleine juridiction en application des articles L. 171-8 et L. 171-11 du code de l'environnement, et a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la mesure de suspension.

Avocat : CABINET JACQUES-ALEXANDRE BOUBOUTOU (SELUR)

19 septembre 2025• 3e Section - 2e Chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2403271

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de la commission de médiation DALO du Var de le reconnaître comme prioritaire pour un logement social d'urgence. Le juge a estimé que la commission n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que la situation de M. B, notamment au regard de ses conditions de logement et de ses ressources, ne justifiait pas une urgence avérée au sens des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. Par conséquent, les conclusions en annulation, injonction et indemnisation ont été rejetées, de même que la demande au titre des frais de justice.

Avocat : JACQUET JÉRÉMY

12 septembre 2025• 1ère Chambre - Juge Unique
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502595

Le Tribunal administratif de Nancy, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par la préfète de Meurthe-et-Moselle, était sollicité pour ordonner l'expulsion de deux ressortissants bangladais (M. A et Mme C) d'un logement d'hébergement pour demandeurs d'asile, suite au rejet définitif de leurs demandes d'asile. La juge des référés a constaté que les intéressés avaient quitté les lieux le 29 août 2025 pour intégrer un nouveau logement. En conséquence, elle a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête préfectorale, devenue sans objet, et a admis les défendeurs au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : JACQUIN

9 septembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524435

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de fonctions de neuf mois (dont trois avec sursis) infligée à une cadre de santé de la Ville de Paris. La requérante invoquait l'urgence liée à la privation de rémunération durant son congé pour maladie professionnelle et plusieurs moyens de légalité (incompétence, défaut de motivation, erreur de droit et de fait, disproportion). Le juge a estimé qu'aucun de ces moyens n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : JACKOW

29 août 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2108453

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné deux requêtes de la société Capax Immobilier. La première contestait un arrêté de sursis à statuer de deux ans sur une demande de permis de construire, pris par la commune de Pornic sur le fondement de l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme, en raison d'un projet de travaux publics. La seconde requête visait l'annulation du refus de permis de construire subséquent, la société invoquant notamment la naissance d'un permis tacite. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant notamment que le sursis à statuer était légal et que le refus de permis était fondé sur des motifs valables, dont le risque d'inondation et l'absence d'intégration paysagère. Les demandes de la société Capax Immobilier ont donc été rejetées, et celle-ci a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune de Pornic au titre des frais de justice.

Avocat : AFANE-JACQUART

29 août 2025• 1ère Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2202921

Le Tribunal administratif de Rouen a examiné la requête de l'association CCDH visant à faire constater le non-respect par le Nouvel Hôpital de Navarre des règles encadrant l'isolement et la contention. La juridiction a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que le courrier du 28 avril 2022 ne constituait pas une décision faisant grief. Les conclusions en annulation et en injonction ont donc été écartées, le tribunal s'appuyant sur les dispositions du code de justice administrative.

Avocat : CABINET FRANCOIS JACQUOT

28 août 2025• 3 ème Chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501575

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sierra-léonaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la situation personnelle et familiale de la requérante ne justifiait pas une exception. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : JACQUIN

26 août 2025• Chambre 3
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505775

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, qui demandait la désignation d’un expert médical sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative pour évaluer ses préjudices suite à un accident de service. Le juge a estimé que la mesure d’expertise était prématurée et dépourvue d’utilité, car une procédure d’expertise était déjà en cours à l’initiative de l’employeur, Grenoble Alpes Métropole, pour déterminer la consolidation de l’état de santé du requérant. En conséquence, la demande a été rejetée, y compris les conclusions accessoires relatives aux frais d’expertise et aux dépens.

Avocat : GERMAIN-PHION JACQUEMET

21 août 2025
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502463

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. C E, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour d’un an et assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’accord franco-algérien, mais le tribunal a estimé que la décision était légale et proportionnée. La solution retenue confirme la validité des mesures d’éloignement et de surveillance, en application des articles L. 611-1, L. 731-1 et L. 732-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : JACQUIN

14 août 2025• Reconduites à la frontière
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502367

Le Tribunal administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B qui demandait la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. Le juge constate que, postérieurement à l'introduction de la requête, la préfète de Meurthe-et-Moselle a pris une décision portant obligation de quitter le territoire français. La mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, sans que soit caractérisé un péril grave, ce qui interdit au juge de faire droit à la demande.

Avocat : JACQUIN

8 août 2025
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2501316

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête en référé de Mme A, ressortissante comorienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet de Mayotte de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, faute pour la requérante de justifier de tentatives réitérées et infructueuses pour obtenir un rendez-vous via la plateforme dématérialisée. Il a également relevé que la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse, la précédente demande de titre ayant été clôturée pour caractère incomplet. La décision rejette l'intégralité des conclusions de la requête, y compris la demande de frais irrépétibles.

Avocat : MOREL JEAN JACQUES

4 août 2025
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505605

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme E F, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légalement motivée et prise par une autorité compétente. Il a estimé que Mme F n'avait pas justifié d'un motif légitime pour avoir déposé sa demande d'asile plus de 90 jours après son entrée en France, et que sa situation de vulnérabilité n'était pas établie. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et au titre des frais de justice ont été rejetées.

Avocat : JACQUIN FLORIANE

1 août 2025• Reconduite à la frontière
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2400153

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. B A, ressortissant comorien, qui contestait l'arrêté du 8 novembre 2023 du préfet de Mayotte lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'insuffisance de motivation, estimant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. Il a jugé inopérant le moyen tiré de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, car l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) n'est pas applicable à Mayotte. Enfin, le tribunal a examiné le moyen fondé sur l'article L. 423-23 du CESEDA et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais la solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : MOREL JEAN JACQUES

30 juillet 2025• 3ème chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500758

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête en référé-suspension de M. A, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale". La solution retenue est le rejet pour défaut manifeste de fondement, car le recours principal en annulation avait déjà été jugé irrecevable. Le juge s'est fondé sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article R. 222-1.

Avocat : MOREL JEAN JACQUES

29 juillet 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2504369

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé de M. B, ressortissant algérien, qui demandait d'enjoindre à la préfète de l'Essonne de délivrer un avis nécessaire à l'instruction de sa demande de visa de retour. Le juge a estimé que le silence gardé par les autorités consulaires pendant plus de deux mois sur cette demande avait fait naître une décision implicite de refus, conformément au code des relations entre le public et l'administration et au décret du 23 octobre 2014. En conséquence, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La condition d'urgence invoquée par le requérant n'a donc pas été examinée.

Avocat : ADJACOTAN DOSSOU

26 juillet 2025
CAA69Décision• excès de pouvoir

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY01480

Avocat : SCP GERMAIN-PHION & JACQUEMET

17 juillet 2025• 7ème chambre - formation à 3
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2507852

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 20 décembre 2024 par laquelle le maire de Villecresnes a placé Mme B, adjointe technique territoriale d'animation, en disponibilité d'office pour raison de santé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de démarches suffisantes auprès de France Travail pour obtenir des revenus de remplacement, et que les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance des articles L. 514-1 et L. 826-3 du code général de la fonction publique, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : JACQUEZ DUBOIS LAURE

16 juillet 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2203859

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les requêtes de Mme E... contestant le refus du syndicat mixte de gestion du canal Berry de lui accorder la protection fonctionnelle. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision du 3 octobre 2022, considérée comme une simple décision d’attente ne faisant pas grief, et a également déclaré tardives les conclusions contre la décision implicite de rejet née le 4 octobre 2022. Sur le fond, le tribunal a rejeté les demandes d’annulation des arrêtés des 28 octobre 2022 et 15 février 2023, estimant que les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le défaut d’impartialité, les vices de procédure liés à l’enquête interne et l’absence de reconnaissance d’un harcèlement moral ou sexuel, n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de Mme E..., sans qu’il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens. Les textes appliqués incluent le code de justice administrative et le décret n° 2020-256 du 13 mars 2020 relatif à la

Avocat : DE CASTELBAJAC

8 juillet 2025• 5ème chambre