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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

292 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

292

Décisions totales

383 581

Ordonnances

296 557

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : JAMAEffacer tout
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2201880

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme B contestant un titre de perception de 19 406,50 euros émis par la direction des finances publiques pour le recouvrement d’indus d’indemnités journalières de sécurité sociale et de rémunération. La juridiction a relevé d’office son incompétence pour connaître des conclusions relatives au recouvrement des indemnités journalières de sécurité sociale, ces litiges relevant du tribunal judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Par ailleurs, le tribunal a constaté l’irrecevabilité des conclusions concernant l’indemnité de conseiller à la formation continue, la rectrice ayant déjà procédé au retrait partiel du titre de perception sur ce point. En conséquence, le tribunal s’est déclaré incompétent pour statuer sur la partie de la créance relative aux indemnités journalières et a rejeté le surplus des conclusions comme irrecevables.

Avocat : JAMAIS

4 juillet 2025• 8ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2109292

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté préfectoral du 28 juillet 2021 enregistrant une installation de production d’enrobés exploitée par la société Pas-de-Calais Enrobés à Sains-en-Gohelle. Les requérants contestaient notamment l’insuffisance du dossier d’enregistrement, le défaut d’évaluation environnementale, et l’absence de prise en compte des avis des communes. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés, y compris ceux relatifs aux capacités financières et aux prescriptions techniques, n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les articles L. 512-7-3 et R. 512-46-4 du code de l’environnement, ainsi que sur l’arrêté ministériel du 9 avril 2019.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : JAMAIS

4 juillet 2025• 1ère Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2505453

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de suspension présentée par Mme et M. A, qui contestaient un permis de construire modificatif délivré par le maire de Wattignies à leur voisin. Le juge des référés a estimé qu'aucun des moyens invoqués, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence ou la recevabilité de la demande.

Avocat : JAMAIS

3 juillet 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2109091

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la sanction disciplinaire d'exclusion temporaire d'une journée infligée à une manipulatrice en électroradiologie du CHU de Lille. La requérante contestait des faits de modification frauduleuse d'un logiciel de facturation via son matricule, soutenant avoir été victime d'une usurpation d'identité. Le tribunal a jugé que l'administration n'apportait pas la preuve que l'agent était à l'origine des faits reprochés, les éléments présentés (matricule visible, absence de preuve de connexion directe) ne permettant pas d'établir sa responsabilité. En conséquence, la décision du 1er juin 2022 a été annulée pour défaut de matérialité des faits.

Avocat : JAMAIS

26 juin 2025• 4ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2109711

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande de M. B A, professeur, visant à obtenir l'annulation du rejet implicite de sa demande de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa pathologie. La rectrice de l'académie de Lille soutenait que la requête était irrecevable, la décision contestée étant un simple classement pour dossier incomplet ne faisant pas grief. Le tribunal a rejeté cette fin de non-recevoir, considérant que la demande de l'agent portait sur le fond de la reconnaissance de la maladie professionnelle. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, estimant que l'administration avait méconnu les dispositions des articles 47-2 et 47-5 du décret n°86-442 du 14 mars 1986 en n'instruisant pas complètement la demande et en la classant sans avoir sollicité l'avis de la commission de réforme. Il a enjoint à la rectrice de réexaminer la demande de M. B A dans un délai de deux mois.

Avocat : JAMAIS

17 juin 2025• 8ème chambre
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2403788

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme A pour contester un titre de recettes de 55,98 euros émis par l’établissement public de santé mentale des Flandres, relatif à la facturation de copies de son dossier administratif. En cours d’instance, l’établissement a retiré ce titre de recettes le 22 avril 2025. Le tribunal constate donc un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, il condamne l’établissement à verser 800 euros à Mme A au titre des frais exposés.

Avocat : JAMAIS

12 juin 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2514338

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A D, ressortissant vénézuélien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 23 mai 2025 lui refusant l'admission sur le territoire français au titre de l'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la violation de la confidentialité de la demande d'asile, jugeant que le ministre et ses agents habilités peuvent légalement accéder aux informations de l'OFPRA. Il a également considéré que l'examen du ministre ne s'était pas écarté du cadre du caractère manifestement infondé de la demande, prévu aux articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.

Avocat : DJAMAL ABDOU NASSUR

5 juin 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2514337

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C, ressortissant guinéen, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 23 mai 2025 lui refusant l'entrée en France au titre de l'asile. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la demande d'asile était manifestement infondée au sens de l'article L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du manque de crédibilité des déclarations du requérant sur les persécutions alléguées. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : DJAMAL ABDOU NASSUR

27 mai 2025• 8e Section - MESD
CAA59Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-24DA01347

Avocat : JAMAIS

21 mai 2025• 3e chambre - formation à 3
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2206182

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme A, infirmière cadre de santé, contestant la sanction de blâme qui lui a été infligée par le centre hospitalier d'Arras pour des propos jugés inappropriés envers des étudiants. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requérante, tant sur la légalité externe (compétence du signataire et motivation de la décision) que sur la légalité interne. Il a estimé que les faits reprochés constituaient une faute de nature à justifier une sanction disciplinaire et que le blâme n'était pas disproportionné. En conséquence, la demande d'annulation des décisions des 9 juin et 26 septembre 2022 a été rejetée, de même que les conclusions accessoires. La décision s'appuie notamment sur l'article 81 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 relative à la fonction publique hospitalière.

Avocat : JAMAIS

19 mai 2025• 4ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2202891

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du garde des sceaux, ministre de la justice, prolongeant son stage d'adjoint administratif pour une seconde période de six mois. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation, se prévalant de son adaptation aux fonctions et de sa qualité de travailleur handicapé. Le tribunal a jugé que la décision, fondée sur des rapports faisant état d'insuffisances professionnelles persistantes malgré un changement de service et des formations, n'était entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation. La solution s'appuie sur les dispositions du décret n°2016-580 du 11 mai 2016 relatives au stage des fonctionnaires de catégorie C.

Avocat : JAMAIS

14 mai 2025• 3ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2106153

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme A, professeure, contestant la décision du 28 juin 2021 par laquelle la rectrice de l'académie de Lille a classé sa demande de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa pathologie dépressive. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que le motif de classement, fondé sur l'absence de transmission de documents réclamés, était insuffisant au regard des dispositions de l'article 47-2 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986, dès lors que Mme A avait fourni les pièces obligatoires (formulaire et certificat médical) avec sa demande initiale. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.

Avocat : JAMAIS

5 mai 2025• 8ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2310993

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du 31 août 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A C, ressortissante comorienne, en qualité de parent d'enfant français, et l'a obligée à quitter le territoire. Le tribunal juge que le préfet n'a pas établi le caractère frauduleux de la reconnaissance de paternité, malgré un signalement au procureur, en raison de l'absence de preuves suffisantes et de la production de justificatifs de versements et de liens affectifs par la requérante. La décision méconnaît les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DJAMAL ABDOU NASSUR

28 avril 2025• 7ème Chambre
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411352

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant comorien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de trois ans prononcées par le préfet de la Loire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation de la décision. Il a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni n'était entaché d'erreur manifeste d'appréciation, en raison de l'absence d'attaches familiales en France, de l'emploi obtenu sous couvert d'un faux titre de séjour, et de la persistance de liens dans son pays d'origine. Par conséquent, les décisions subséquentes d'éloignement et d'interdiction de retour ont été jugées légales.

Avocat : DJAMAL ABDOU NASSUR

15 avril 2025• 1ère chambre
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2501899

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant comorien, contestant l'arrêté du préfet du Finistère du 28 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans, et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'erreur de droit, fondé sur le souhait de M. A d'introduire une demande d'asile, était inopérant car la décision d'éloignement ne peut être exécutée tant que l'intéressé bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire en vertu de l'article L. 541-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux relatifs au refus de délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour, ont été écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes relatifs aux frais de justice.

Avocat : DJAMAL ABDOU NASSUR

11 avril 2025• Eloignement urgent
TA78Décision

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2500578

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 7 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence, de défaut de motivation et de défaut d’examen, estimant la décision suffisamment motivée et fondée sur une délégation de signature régulière. Elle a également jugé que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation, compte tenu de l’absence de garanties de représentation et d’attaches en France de la requérante. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : DJAMAL ABDOU NASSUR

25 mars 2025• 9ème chambre
TA78Décision

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2500801

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris du 27 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a également jugé que le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire était justifié, en application des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'usage d'un faux titre de séjour et de l'absence de garanties de représentation suffisantes.

Avocat : DJAMAL ABDOU NASSUR

24 mars 2025• 1ère chambre
TA95Décision

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2411951

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 12 juillet 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A B, ressortissant comorien, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la stabilité et de la pérennité de l'activité professionnelle du requérant depuis 2020. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination sont également annulées. Le tribunal rejette la demande d'injonction de délivrance d'une carte de séjour, mais ordonne la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour en application de l'article L. 614-16 du même code.

Avocat : DJAMAL ABDOU NASSUR

14 mars 2025• 6ème Chambre
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2400047

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant comorien, contestant l'arrêté du 29 décembre 2023 de la préfète du Loiret lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le refus de séjour était suffisamment motivé et que la préfète n'avait pas à saisir la commission du titre de séjour, car M. B ne remplissait pas les conditions de délivrance de plein droit d'un titre sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée récente en métropole et de l'absence de preuve de liens familiaux intenses et stables. La solution s'appuie sur les articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 611-3 du CESEDA, ainsi que sur l'article 8 de la Convention.

Avocat : DJAMAL ABDOU NASSUR

6 mars 2025• 2ème chambre
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2201630

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme A B contestant un titre de perception émis par la rectrice de l'académie de Lille pour un indu de rémunération de 9 149,90 euros. La requérante invoquait notamment un vice de forme, un défaut de motivation et l'illégalité de la décision de mise à la retraite rétroactive. Le tribunal a rejeté les moyens, en se fondant sur l'article 47 du décret du 14 mars 1986, qui prévoit le maintien du demi-traitement pendant la procédure d'admission à la retraite. Il a jugé que ce demi-traitement reste acquis à l'agent même en cas de rétroactivité de la mise à la retraite, et a donc rejeté la demande d'annulation du titre de perception.

Avocat : JAMAIS

4 mars 2025• 1ère Chambre