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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

896 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

896

Décisions totales

383 581

Ordonnances

253 769

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : JASEffacer tout
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2507384

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi en référé suspension par la société B.B.M., exploitant l'hôtel-restaurant "Le Caribou", contre un arrêté du maire de Villard-sur-Doron du 11 avril 2025 ordonnant la fermeture administrative de l'établissement. Le juge des référés a examiné la condition d'urgence, que la société justifiait par l'impact financier immédiat de la fermeture en pleine saison estivale, et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a notamment relevé que la fermeture avait été prononcée avant l'avis de la commission de sécurité et sans mise en demeure préalable, soulevant des questions sur le respect des articles L. 143 et R. 143-5 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais l'analyse porte sur les pouvoirs de police du maire fondés sur les articles L. 2212-1 et suivants du code général des collectivités territoriales.

Avocat : JASTRZEB-SENELAS

31 juillet 2025
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2510091

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine clôturant la demande de titre de séjour de M. C. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas établie, la demande de changement de statut (de "visiteur" à "étudiant") constituant une première demande de titre de séjour dont la délivrance n'est pas de plein droit. Par conséquent, la requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : TOUJAS

25 juillet 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520988

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision implicite du préfet de police refusant de délivrer une carte de résident à un ressortissant afghan réfugié. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'intéressé étant en situation irrégulière et risquant de perdre une promesse d'embauche et ses allocations sociales. Il a également retenu un doute sérieux sur la légalité de la décision, le requérant ayant droit à la carte de résident en application des articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : TOUJAS

25 juillet 2025
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2511474

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A, ressortissant ivoirien, comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour, mais le tribunal estime qu'aucune décision faisant grief n'est née. En effet, pour les titres de séjour non éligibles au téléservice, comme la demande d'admission exceptionnelle au séjour, le dépôt doit se faire par comparution personnelle en préfecture, ce que M. A n'a pas fait. Le simple dépôt d'un dossier sur la plateforme "démarches simplifiées" ne constitue pas une demande de titre au sens des articles R. 431-3 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : TOUJAS

24 juillet 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2209446

Le Tribunal administratif de Melun annule la mise en demeure adressée le 1er avril 2022 par le maire de Villeneuve-Saint-Denis à l'indivision C, qui lui enjoignait de prendre des mesures pour faire cesser les nuisances sonores liées à la circulation de moto-cross sur une voie privée. Le tribunal juge que cette décision, qui constitue une injonction faisant grief, est entachée d'une erreur de droit : le maire ne peut, sur le fondement de ses pouvoirs de police municipale (articles L. 2212-2 et L. 2213-1 du code général des collectivités territoriales), imposer des mesures sur une voie privée non ouverte à la circulation publique, la responsabilité des troubles incombant à la commune. La solution retenue est l'annulation de la mise en demeure, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Avocat : TEJAS AVOCATS

24 juillet 2025• 2ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2203207

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 10 mai 2021 maintenant l'ajournement de deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant la décision signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Sur le fond, il a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insuffisance des ressources de l'intéressé, qui dépendait principalement de prestations sociales, conformément à l'article 48 du décret du 30 décembre 1993. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

Avocat : TOUJAS

23 juillet 2025• 2ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504584

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur une demande de suspension d’un refus implicite de renouvellement de titre de séjour, a rejeté la requête de Mme B. Le juge a estimé que la condition d’urgence, nécessaire à l’application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie, car le préfet avait délivré à l’intéressée des attestations de prolongation d’instruction valables jusqu’en janvier 2026, ce qui faisait échec à la présomption d’urgence. La requérante n’a donc pas obtenu la suspension de la décision contestée.

Avocat : JASLET

18 juillet 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2207164

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par l'association Mobilité réduite Ile-de-France d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de refus du maire de Pontcarré de lui communiquer les arrêtés municipaux relatifs aux places de stationnement réservées aux personnes handicapées. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par la commune, jugeant que la requête, bien que présentée avant la naissance de la décision implicite de refus, avait été régularisée en cours d'instance. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de refus au motif que les documents sollicités, qui constituent des documents administratifs communicables, n'avaient pas été transmis à l'association, en méconnaissance des articles L. 311-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint à la commune de communiquer les arrêtés demandés dans un délai de deux mois et a mis à sa charge une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : TEJAS AVOCATS

17 juillet 2025• 8ème chambre, JU
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507589

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de police l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et prise par une autorité compétente, et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 611-1, L. 542-2 et L. 542-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'obligation de quitter le territoire français et de la fixation du pays de destination.

Avocat : JASLET

15 juillet 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2417483

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a estimé que la décision préfectorale était légale et proportionnée, ne portant pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D.

Avocat : TOUJAS

15 juillet 2025• 3ème Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2511046

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B A. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer pour déposer une demande de titre de séjour "talent - salarié qualifié". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de circonstances particulières nécessitant un rendez-vous rapide, s'agissant d'une première demande et non d'un renouvellement. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CUJAS

15 juillet 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2519118

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par M. A, ressortissant guinéen père d'enfants bénéficiaires de la protection subsidiaire. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que le préfet de police avait délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 8 octobre 2025, laquelle lui permet de justifier de la régularité de son séjour. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais d'instance.

Avocat : JASLET

11 juillet 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2302250

Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la demande de Mme B C, qui sollicitait l'indemnisation par l'ONIAM d'un préjudice résultant de sa contamination par le virus HTLV 1, qu'elle attribuait à des transfusions sanguines reçues entre 1983 et 1987. Se fondant sur l'article L. 1221-14 du code de la santé publique, le tribunal a estimé que, malgré l'absence de présomption légale applicable au HTLV (contrairement au VHC), les circonstances de l'espèce – notamment le jeune âge de la requérante lors de la découverte de la contamination – permettaient d'établir un lien de causalité avec les transfusions. En conséquence, le tribunal a condamné l'ONIAM à indemniser Mme C pour le préjudice spécifique de contamination subi.

Avocat : AARPI JASPER AVOCATS

10 juillet 2025• 6ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2314662

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 25 août 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant marocain. Le tribunal estime que le préfet a méconnu l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en se fondant uniquement sur l'utilisation d'une fausse carte d'identité pour justifier une menace à l'ordre public, sans établir de trouble actuel. La solution retenue est l'annulation de la décision pour erreur de droit, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Avocat : TOUJAS

10 juillet 2025• 5ème Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2510119

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... pour suspendre la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 3 février 2025 clôturant sa demande de carte de résident en tant que parent d’un enfant réfugié. La requérante s’est désistée de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction, désistement pur et simple dont le juge lui a donné acte. Mme A... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire. L’État a été condamné à verser 600 euros à son avocate au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : TOUJAS

7 juillet 2025
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2203446

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme B, victime indirecte d’une contamination transfusionnelle par le virus de l’hépatite C subie par son ancien concubin, afin d’obtenir réparation de ses préjudices auprès de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM). La requête, initialement présentée sans avocat, a été jugée irrecevable car elle tendait au paiement d’une somme d’argent par un établissement public de l’État, ce qui imposait, en vertu de l’article R. 431-2 du code de justice administrative, une représentation par avocat. Le tribunal a rejeté la requête pour ce motif de forme, sans examiner le fond du litige.

Avocat : JASPER AVOCATS

4 juillet 2025• 4ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2204205

Le Tribunal Administratif de Marseille, saisi par M. A d’une demande d’indemnisation pour un infarctus du myocarde survenu après une vaccination contre la Covid-19, a estimé ne pas être en mesure de se prononcer sur l’absence de lien de causalité au vu des éléments scientifiques et médicaux produits. En application des articles L. 3131-1 et L. 3131-4 du code de la santé publique, il a ordonné une expertise médicale avant dire droit afin de déterminer l’imputabilité des préjudices à la vaccination. La demande de provision de 10 000 euros a été réservée dans l’attente du rapport d’expertise.

Avocat : AARPI JASPER AVOCATS

4 juillet 2025• 7ème chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2411719

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour. Après avoir obtenu un titre de séjour en cours d’instance, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : TOUJAS

3 juillet 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2406759

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérien, contestant l’obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi prises par le préfet de la Haute-Garonne le 25 septembre 2024. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence, la signataire bénéficiant d’une délégation régulière, et a jugé que la décision ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, l’intéressé ne justifiant pas de liens privés et familiaux suffisamment intenses en France. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions à fin d’annulation, les textes appliqués étant le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que la Convention européenne des droits de l’homme.

Avocat : TOUJAS

2 juillet 2025• 7ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308993

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 25 août 2023 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a cessé le versement des conditions matérielles d'accueil de M. B C, demandeur d'asile. Le tribunal retient un vice de procédure, l'OFII n'ayant pas démontré avoir procédé à l'évaluation de la vulnérabilité du requérant via un entretien personnel mené par un agent formé, en méconnaissance des articles L. 522-1 et L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il enjoint à l'OFII de rétablir M. B C dans ses droits et de réexaminer sa situation.

Avocat : JASLET

27 juin 2025• 5ème chambre