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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

896 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

896

Décisions totales

383 581

Ordonnances

254 236

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : JASEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503191

Le Tribunal administratif de Paris annule la décision implicite de rejet du préfet de police refusant de délivrer une carte de résident à M. A, ressortissant guinéen, père d’une enfant mineure reconnue réfugiée. La solution retenue se fonde sur l’article L. 424-3, 4° du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui impose la délivrance de plein droit de cette carte aux parents d’un enfant réfugié mineur. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois, ainsi qu’une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail sous sept jours. L’État est condamné à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais d’instance.

Avocat : TOUJAS

6 juin 2025• 6e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512442

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant palestinien, qui contestait le refus de l'OFII de lui octroyer le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que la situation de vulnérabilité du demandeur avait été examinée. Il a également écarté le moyen tiré d'une incompatibilité avec le droit européen, jugeant que le refus total des conditions matérielles d'accueil est prévu par l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : JASLET

6 juin 2025• 8e Section - MESD
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2428197

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme B pour contester les décisions du préfet de police ayant clôturé l’instruction de sa demande de titre de séjour et classé celle-ci sans suite. Après l’introduction du recours, le préfet a rapporté sa décision et repris l’instruction de la demande, rendant les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. La demande de frais de justice a été rejetée.

Avocat : TOUJAS

5 juin 2025
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2200759

Le Tribunal Administratif de Pau a examiné les requêtes de M. et Mme B et consorts, qui demandaient l'annulation de deux décisions du maire de Vielle-Saint-Girons refusant des permis de construire pour la réalisation de deux bâtiments à usage d'habitation sur une parcelle située en bordure littorale. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, jugeant que les refus étaient légaux. Il a estimé que le projet, situé dans la bande littorale des 100 mètres, méconnaissait les dispositions de l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme, car il ne s'intégrait pas dans un espace déjà urbanisé et ne constituait pas une extension limitée de l'urbanisation. La solution retenue est fondée sur les articles L. 121-8 et L. 121-16 du code de l'urbanisme, relatifs à la protection du littoral.

Avocat : TEJAS AVOCATS PARIS

4 juin 2025• CHAMBRE 3
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2501865

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme D E C épouse B, ressortissante libyenne, qui contestait l'arrêté du préfet des Yvelines du 24 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en se basant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et les conventions internationales applicables.

Avocat : JASLET

2 juin 2025• Reconduites à la frontière
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2501864

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. C, ressortissant libyen, qui contestait l'arrêté du préfet des Yvelines du 24 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales applicables.

Avocat : JASLET

2 juin 2025• Reconduites à la frontière
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2309479

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Seine-Saint-Denis classant sans suite sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, M. A a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 2 juin 2025, constatant qu’aucun obstacle ne s’y opposait. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à prendre acte de la volonté du requérant.

Avocat : TOUJAS

2 juin 2025• 11ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308836

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté du 11 août 2023 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a prononcé son expulsion du territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut d'examen, et a jugé que la mesure d'expulsion était légalement fondée sur l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace grave pour l'ordre public constituée par sa condamnation à 14 ans de réclusion criminelle pour violences ayant entraîné la mort d'un mineur. La décision a également été considérée comme ne méconnaissant ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les autres dispositions invoquées.

Avocat : JASLET

30 mai 2025• 4ème chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500676

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. D, qui a subi une chirurgie vasculaire au CHU de Dijon en mars 2024 et présente des complications graves (paraplégie, syndrome des loges). La mesure d’expertise a été jugée utile sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, sans opposition des parties. En revanche, la demande de provision de 7 000 euros a été rejetée, le juge des référés des expertises n’étant pas compétent pour statuer sur une telle demande.

Avocat : JASPER AVOCATS

23 mai 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308989

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 25 août 2023 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A, demandeur d'asile. Le tribunal retient que l'OFII, qui n'a pas produit de mémoire en défense, est réputé avoir acquiescé aux faits exposés par le requérant, notamment l'absence de preuve d'un entretien de vulnérabilité et d'une procédure contradictoire préalable, en méconnaissance des articles L. 522-1 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution est fondée sur le défaut de respect des garanties procédurales prévues par ces textes.

Avocat : JASLET

22 mai 2025• 5ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308992

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 25 août 2023 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A, demandeur d'asile afghan. La juridiction a constaté que l'OFII, bien que mis en demeure, n'a pas produit de mémoire en défense et est ainsi réputé avoir acquiescé aux faits exposés par le requérant. En conséquence, le tribunal a jugé que la décision était illégale faute pour l'administration d'établir que le demandeur avait manqué à ses obligations, en méconnaissance des articles L. 551-16 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : JASLET

22 mai 2025• 5ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2206810

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande d'indemnisation de Mme E et de son époux suite à des complications survenues après la pose d'un stent Uventa au CHRU de Lille en juin 2015. Le tribunal a retenu la responsabilité du CHRU pour manquement à son obligation d'information sur les risques de l'acte, ce qui a fait perdre à la patiente une chance de 30 % d'éviter le dommage. Pour la part restante de 70 %, le tribunal a jugé que les conditions de l'aléa thérapeutique étaient réunies, engageant la solidarité nationale via l'ONIAM. La solution retenue applique les principes de la responsabilité administrative pour faute (défaut d'information) et la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades (articles L. 1142-1 et suivants du code de la santé publique).

Avocat : AARPI JASPER AVOCATS

21 mai 2025• 6ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512216

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. A visant à suspendre le refus de renouvellement de son titre de séjour par le préfet de police. Constatant que l'urgence était présumée pour un refus de renouvellement de titre de séjour et qu'aucune circonstance particulière n'était invoquée pour y faire échec, le juge a retenu que la condition d'urgence était remplie. Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision, le tribunal a relevé que le préfet s'était fondé sur une condamnation pour escroquerie, recel et port d'arme blanche, visant l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais a estimé que ce moyen était propre à créer un doute sérieux. La solution retenue est la suspension de l'exécution de la décision de refus de renouvellement du titre de séjour, avec injonction au préfet de réexaminer la situation et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail.

Avocat : TOUJAS

19 mai 2025
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2404302

Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme F sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à déterminer l'évolution de son état de santé et sa consolidation, en lien avec un aléa thérapeutique, en présence de l'ONIAM et de la CPAM. Le tribunal a rejeté les demandes de mise en cause des centres hospitaliers de Chauny et Saint-Quentin, estimant qu'ils n'étaient pas impliqués dans le litige. La demande de pré-rapport a également été rejetée, l'expert étant libre d'en établir un si nécessaire.

Avocat : JASPER AVOCATS

19 mai 2025
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2305453

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de permis de construire modificatif pour changer une grange en habitation à Crécy-la-Chapelle. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête le 3 mai 2024. Par ordonnance du 16 mai 2025, la présidente de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.

Avocat : TEJAS AVOCATS

16 mai 2025
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2200909

Le Tribunal Administratif de Caen a examiné les requêtes de la société hospitalière d'assurances mutuelles (SHAM) contestant deux titres exécutoires émis par l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) pour un montant total de 27 249,14 euros. Ces titres visaient à recouvrer, par subrogation, les indemnités versées à un patient du CHU de Caen et les frais d'expertise afférents, sur le fondement des articles L. 1142-14 et L. 1142-15 du code de la santé publique. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la SHAM, jugeant que l'ONIAM était compétent pour émettre ces titres et que la responsabilité du CHU était engagée en raison d'un manquement dans la prise en charge du patient. Il a également fait droit aux conclusions reconventionnelles de l'ONIAM, condamnant la société Relyens (venant aux droits de la SHAM) à lui verser les sommes réclamées, majorées des intérêts légaux et d'une pénalité de 15 % pour refus d'offre dilatoire.

Avocat : JASPER AVOCATS

16 mai 2025• 1ère chambre
CAA69Décision• plein contentieux

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY00488

Avocat : JASPER AVOCATS ASSOCIES

15 mai 2025• 6ème chambre - formation à 3
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2402257

Le Tribunal administratif de Caen a examiné les requêtes de Mme B épouse C, de nationalité tunisienne, contestant le refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement prises par le préfet du Calvados. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-tunisien. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et ne portaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les stipulations de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.

Avocat : TOUJAS

14 mai 2025• 2ème chambre
TA75Ordonnance

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512132

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à M. A, ressortissant guinéen. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant bénéficiait d'attestations de prolongation d'instruction valables jusqu'au 7 juillet 2025, lui permettant de séjourner régulièrement en France. Il a également considéré qu'aucun moyen soulevé n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La requête a donc été rejetée par ordonnance motivée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : JASLET

13 mai 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2301070

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. B, demandeur d'asile somalien, contre le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision initiale du 23 décembre 2022 était illégale, car elle n'avait pas été précédée de l'information prévue à l'article L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans une langue comprise par l'intéressé. En conséquence, la décision implicite de rejet du recours administratif préalable obligatoire a été annulée. Le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. B dans un délai d'un mois, sans toutefois faire droit à la demande d'astreinte.

Avocat : JASLET

13 mai 2025• 2ème Chambre