136 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
136
Décisions totales
383 581
Ordonnances
262 303
Avec résumé IA
Avocat : CABINET JEANTET AARPI
Avocat : JEANTET ET ASSOCIES
Avocat : SCP BOUTET-HOURDEAUX;CABINET JEANTET ET ASSOCIES;CABINET LPA-CGR AVOCATS
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de l'Earl Pom Roussillon, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour un préjudice de plus de 4 millions d'euros. La société exploitait une installation de cogénération au gaz naturel et reprochait à l'État une carence fautive dans la mise en œuvre du complément de rémunération prévu à l'article L. 314-18 du code de l'énergie, ainsi qu'une rupture d'égalité et une atteinte au droit de propriété. Le tribunal a jugé que les fautes alléguées n'étaient pas établies et que la responsabilité sans faute de l'État ne pouvait être engagée, faute de préjudice grave et spécial. La demande a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET JEANTET ASSOCIÉS
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de la société Engie Pv Puy de la Bessade, qui demandait l'annulation des décisions implicites de rejet du préfet de la Corrèze concernant ses demandes de permis de construire un parc photovoltaïque. Le tribunal a considéré que la décision explicite de rejet intervenue postérieurement s'était substituée à la décision implicite, rendant les conclusions dirigées contre cette dernière irrecevables. Il a également jugé que la motivation de la décision explicite était suffisante au regard de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme. Enfin, le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation en refusant les permis, le projet étant situé sur des terres agricoles et forestières, en méconnaissance des objectifs de protection des espaces naturels et agricoles prévus par le code rural et le code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de l'association Commission de Protection des Eaux de Franche-Comté, qui contestait le refus du préfet du Jura de mettre en demeure la société TotalEnergies Renouvelables France de déposer une demande de dérogation à l'interdiction de destruction d'espèces protégées pour un projet de parc photovoltaïque à Mantry. Le tribunal a jugé que la décision attaquée du 8 février 2023 était confirmative du permis de construire délivré le 1er août 2022, rendant la requête irrecevable pour tardiveté. Il n'a pas examiné le fond des moyens relatifs à la méconnaissance des articles L. 411-2 et L. 171-7 du code de l'environnement.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé l'arrêté du 30 août 2024 par lequel le maire de Floressas avait refusé un permis de construire à la société SOL2304 pour des ombrières photovoltaïques. La juridiction a jugé que la décision était insuffisamment motivée, car elle ne précisait pas quelles pièces manquaient au dossier, en méconnaissance de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l'erreur de fait, estimant que la société n'avait pas fourni l'ensemble des pièces exigées par les articles R. 431-9 et R. 431-10 du code de l'urbanisme. En conséquence, la solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour vice de motivation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de la société SOL2304 contestant le refus du maire de Sérignac de lui délivrer un permis de construire pour des ombrières photovoltaïques. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté, le jugeant suffisamment motivé en droit et en fait. Sur le fond, il a considéré que le projet devait être apprécié au regard des articles L. 111-27 et L. 111-28 du code de l'urbanisme, qui exigent que les installations photovoltaïques soient nécessaires à l'exercice effectif d'une activité agricole significative. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais l'analyse des moyens soulevés (erreurs de fait, de droit, et d'appréciation) est en cours.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS KMA SERVICES, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les années 2016 à 2018. La société, soumise à une taxation d'office, n'a pas démontré le caractère exagéré des rectifications, notamment en critiquant la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires et le taux de charge forfaitaire de 80 % retenu par l'administration. Le tribunal a considéré que la charge de la preuve incombait à la requérante, qui n'a pas établi le défaut de réalisme économique de la méthode employée. La décision s'appuie sur les articles L. 193 et R. 193-1 du livre des procédures fiscales.
Avocat : CABINET JEANTET ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Electron, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour un préjudice financier de 6 617 000 euros. La société invoquait la carence de l'État à mettre en œuvre un mécanisme de complément de rémunération pour la cogénération, prévu à l'article L. 314-18 du code de l'énergie, et se fondait sur la responsabilité pour faute (méconnaissance du principe de confiance légitime et du droit au respect des biens) ainsi que sur la responsabilité sans faute (rupture d'égalité devant les charges publiques). Le tribunal a estimé que les fautes alléguées n'étaient pas établies et que la responsabilité sans faute ne pouvait être engagée, faute de préjudice grave et spécial. La solution retenue est donc le rejet de l'intégralité des demandes indemnitaires et des frais de justice.
Avocat : CABINET JEANTET ( AARPI )
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de la société Marguery, qui sollicitait la condamnation de l’État à l’indemniser pour un préjudice financier de plus de 5 millions d’euros. La société invoquait une faute de l’État pour n’avoir pas précisé les conditions d’attribution du complément de rémunération prévu à l’article L. 314-18 du code de l’énergie, ainsi qu’une rupture d’égalité devant les charges publiques. Le tribunal a jugé que les fautes alléguées n’étaient pas établies et que la responsabilité sans faute ne pouvait être engagée, faute de préjudice grave et spécial. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.