5 373 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
5 373
Décisions totales
383 581
Ordonnances
261 940
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant son recours contre la suspension de son permis de conduire. La juridiction applique les dispositions du code de justice administrative (articles R. 222-1 et R. 222-16) relatives à la constatation des désistements. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond du litige.
Avocat : JOSSEAUME
Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé une sanction disciplinaire (avertissement avec annulation d'épreuves) infligée à une étudiante pour fraude. La juridiction a jugé que la décision de l'université était insuffisamment motivée, car elle ne précisait pas clairement quelles épreuves étaient concernées par les faits reprochés et par l'annulation. Le tribunal a fondé sa décision sur le non-respect des exigences de motivation prévues à l'article R. 811-39 du code de l'éducation.
Avocat : SCP JOUBERT DEMAREST MERLINGE
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné une expertise préventive à la demande de la commune de Saint-Trivier-de-Courtes. Le juge a estimé utile de faire constater l'état des immeubles voisins avant des travaux de démolition, afin d'établir un état des lieux de référence. Cette décision s'appuie sur les articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, qui permettent au juge des référés de prescrire toute mesure d'expertise utile.
Avocat : PUJOL
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par la SCEA A... et M. B... A... d’une demande de condamnation de la commune de Maël-Carhaix au paiement d’un solde d’indemnité pour apports complémentaires minéraux azotés, en exécution d’une convention d’épandage de boues d’épuration signée le 23 décembre 2006. La commune a opposé plusieurs fins de non-recevoir, notamment le défaut d’intérêt à agir des requérants et l’absence de conciliation préalable prévue par la convention. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour les parties d’avoir respecté la procédure de conciliation obligatoire stipulée à l’article 8 de la convention, sans examiner le fond du litige. Cette solution est fondée sur les principes généraux du droit des contrats administratifs et les stipulations contractuelles.
Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. E... tendant à l'annulation du permis de construire délivré le 29 mai 2024 par la maire de Rennes à la SCCV Marbeuf pour un immeuble de 37 logements. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment celui tiré de l'incompétence du signataire, en raison d'une délégation de signature régulière, et ceux relatifs à la méconnaissance du plan local d'urbanisme (PLU) de Rennes Métropole. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code général des collectivités territoriales.
Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Rennes (3ème chambre) a rejeté les requêtes de Mme G..., M. C... et M. H... tendant à l’annulation du permis de construire délivré le 29 mai 2024 par la maire de Rennes à la SCCV Marbeuf pour un immeuble de 37 logements, valant permis de démolir, situé boulevard Marbeuf. Les requérants soulevaient notamment des moyens tirés de l’incompétence du signataire, de l’insuffisance du dossier de demande et de la méconnaissance du plan local d’urbanisme et des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l’urbanisme. Le tribunal a jugé ces moyens non fondés, sans faire droit aux demandes subsidiaires d’application des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l’urbanisme. Les demandes au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la suspension de son permis de conduire pour dix mois. Le juge a estimé que l'arrêté préfectoral était régulier, notamment en ce qui concerne la compétence du signataire, la motivation suffisante et la légalité de la procédure malgré l'absence de contradictoire, justifiée par l'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 224-2 du code de la route et L. 121-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : JOSSEAUME
**Sujet principal** : Recours en annulation contre une décision de suspension administrative du permis de conduire pour un excès de vitesse supérieur à 40 km/h. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Versailles (formation de jugement unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme la légalité de la suspension de quatre mois prononcée par la préfète. Il écarte les moyens de l'usager, notamment ceux relatifs à l'incompétence du signataire, au défaut de motivation et à l'absence de procédure contradictoire. **Textes appliqués** : Les articles L. 224-1 et L. 224-2 du code de la route (fondement légal de la suspension), ainsi que les articles L. 121-2 (1°) et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration (dispense de procédure contradictoire en raison de l'urgence inhérente à ce type de mesure).
Avocat : JOSSEAUME
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la société ISOLMONDEGO d’un recours en plein contentieux contre une amende administrative de 16 000 euros notifiée par le directeur régional de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités de la Nouvelle-Aquitaine. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la société à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi elle serait réputée s’être désistée. Aucune confirmation n’étant parvenue dans le délai imparti, le tribunal a donné acte du désistement de la société par ordonnance, conformément à l’article R. 222-1 du même code.
Avocat : JOLY
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la société NCI Ecole Paris et de l'association UNICUSANO comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal était la contestation du rejet par le ministre de la reconnaissance d'un diplôme italien de psychologie pour une étudiante. La juridiction a estimé que les requérantes ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant contre cette décision individuelle, qui ne les affectait pas directement. La solution est fondée sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative relatif au rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Avocat : CABINET VEIL JOURDE
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D..., un ressortissant algérien en séjour irrégulier, qui contestait une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour de douze mois. La juridiction a jugé que les décisions préfectorales du 17 avril 2025 étaient régulières, notamment en raison d'une motivation suffisante et d'un examen particulier de la situation personnelle du requérant. Elle a ainsi écarté les moyens tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, du défaut d'examen particulier et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : JOIE
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l’intérieur du 4 septembre 2025 invalidant le permis de conduire de M. A..., chauffeur VTC. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, malgré les conséquences professionnelles graves invoquées, en raison de l’intérêt public majeur de la sécurité routière face à un comportement réitéré de l’intéressé (trois infractions graves en sept mois). La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : DE ARANJO
Avocat : ZANATTA DOS ANJOS
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple des requérants de leur recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire. Il donne également acte du désistement de la commune de Favières de ses conclusions indemnitaires. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP DE NARDI-JOLY & LEBRETON
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation du refus d'un visa de long séjour. Cette solution est retenue car l'autorité consulaire a délivré le visa sollicité après l'introduction de la requête, rendant celle-ci sans objet. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative et condamne néanmoins l'Etat à verser 500 euros aux requérants au titre de l'article L. 761-1 du même code pour leurs frais.
Avocat : MAHDJOUB
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la suspension du permis de conduire de M. B... Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant n'a pas démontré que la perte de son permis portait une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle. En outre, la gravité des infractions (conduite en état d'ivresse et sous stupéfiants) justifie, au nom de la sécurité routière, le maintien de la mesure administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : JOSSEAUME
Le Tribunal Administratif de Melun rejette la demande de suspension du préfet de Seine-et-Marne visant deux délibérations municipales de Choisy-en-Brie portant sur l'exercice d'un droit de préemption. Le juge des référés estime que le moyen tiré de l'incompétence du conseil municipal est infondé, la délégation du droit de préemption à la commune étant établie. Concernant la participation d'une conseillère municipale apparentée au vendeur, le tribunal considère que cela ne suffit pas, en l'état, à créer un doute sérieux sur la légalité des actes au sens de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Avocat : SCP DE NARDI-JOLY & LEBRETON
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à une ressortissante camerounaise et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que la décision, en séparant l'enfant mineur de la requérante de son père français, méconnaissait l'intérêt supérieur de l'enfant garanti par l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Par conséquent, le refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement associées ont été annulés.
Avocat : MAFEUGUEMDJO BLANDINE
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme C..., ressortissante libanaise. Le juge a estimé que la condition d’urgence, pourtant présumée en cas de refus de renouvellement, n’était pas caractérisée en l’espèce, et qu’aucun moyen soulevé ne créait de doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : JOURDAIN DE MUIZON
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la requête de M. B... qui demandait une condamnation de l'État à des dommages-intérêts pour préjudice lié au traitement de sa demande de titre de séjour. La juridiction estime que cette demande indemnitaire, portant sur le fond du litige, excède la compétence du juge des référés saisi sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, lequel ne peut accorder qu'une provision. Par conséquent, les conclusions sont rejetées comme manifestement irrecevables en application de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : JOORY