5 373 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
5 373
Décisions totales
383 581
Ordonnances
260 868
Avec résumé IA
Avocat : SELARL VALADOU JOSSELIN & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral du 14 janvier 2026 suspendant son permis de conduire pour six mois. Le juge estime que le requérant n'a pas soulevé de moyen créant un doute sérieux sur la légalité de la décision, celle-ci étant fondée sur une infraction avérée à l'article L. 235-1 du code de la route (conduite après usage de stupéfiants). La requête est rejetée sans instruction contradictoire, conformément à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, au motif qu'elle apparaît manifestement mal fondée.
Avocat : JOSSEAUME
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... visant à annuler plusieurs arrêtés d'éloignement pris par le préfet de police. La juridiction a estimé que les décisions étaient régulières, suffisamment motivées et que l'auteur des arrêtés était compétent, notamment en raison d'une délégation de signature. Elle a également jugé que le préfet avait correctement apprécié la situation individuelle de l'intéressé et le risque pour l'ordre public, en application des articles L. 611-1, L. 611-2 et L. 612-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DJOSSOU
Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant en référé, a modifié une précédente injonction en raison de son inexécution par l'administration, constituant un élément nouveau au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. Le juge a complété l'injonction initiale en assortissant l'obligation de réexaminer la demande de titre de séjour du requérant et de lui délivrer une autorisation provisoire de travail d'astreintes financières. Il a également ordonné la substitution du préfet compétent (Hauts-de-Seine) en tenant compte du nouveau domicile de l'intéressé.
Avocat : CABINET MARTIN JOUVIN
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la SARL Format XXL communication contestant trois arrêtés. Le premier, du 14 mars 2023, ordonnait la mise en conformité d’un panneau publicitaire sous astreinte, le second liquidait cette astreinte, et le troisième infligeait une amende administrative. Le tribunal a jugé que le panneau, situé hors agglomération au sens du code de la route, violait l’interdiction de publicité de l’article L. 581-7 du code de l’environnement, et que les faits étaient matériellement établis. En conséquence, les arrêtés préfectoraux et municipal ont été validés, et les demandes d’annulation et de décharge des sommes ont été rejetées.
Avocat : JOURNAULT
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'arrêté du 25 janvier 2023 par lequel le maire de Ploumoguer s'était opposé à la déclaration préalable de Mme A... pour la pose d'une palissade et d'un portail. La décision a été jugée insuffisamment motivée en droit, en méconnaissance de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme, car elle se bornait à des visas généraux sans préciser les articles fondant l'opposition. Le tribunal a également annulé la décision implicite de rejet du recours gracieux. La commune de Ploumoguer a été condamnée à verser 1 200 euros à Mme A... au titre des frais de justice.
Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante, Mme B..., qui retirait sa demande d'annulation du refus de renouvellement de son contrat de travail par la commune de Puteaux. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, il n'est plus statué sur le fond de l'affaire.
Avocat : CABINET ALEXANDRE MAJOREL
Avocat : JOSEPH MANDROYAN
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., de nationalité sénégalaise, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 23 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son absence d'attaches familiales en France et de son insertion sociale et professionnelle insuffisamment établie. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Avocat : MAHJOUB
Le Tribunal administratif de Nantes statue sur un recours en excès de pouvoir contre l'ajournement d'une demande de naturalisation. La juridiction constate un désistement d'office de la requérante, faute d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée. Elle donne donc acte de ce désistement par ordonnance, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administratif.
Avocat : COJOCARU
Le Tribunal administratif d'Amiis a rejeté la requête de Mme A... B..., ressortissante ivoirienne, visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que la requérante n'apportait pas d'éléments suffisants pour établir que cette mesure portait une atteinte disproportionnée à sa vie familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni que le renvoi vers la Côte d'Ivoire l'exposerait, elle ou ses enfants, à des traitements inhumains ou dégradants contraires à l'article 3 de la même convention.
Avocat : SORRIAUX JONATHAN
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé-liberté, rejette la demande de Mme A... visant à obtenir la restitution de sa carte de résident. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante dispose d'un visa de régularisation en cours de validité lui permettant de justifier de son séjour. Par conséquent, il n'est pas constaté d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Avocat : JOORY
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment car il était suffisamment motivé et avait été pris après un examen particulier de sa situation, et que la signataire agissait dans le cadre d'une délégation régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : GOUJON
Avocat : JOURDAIN DE MUIZON
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de Pôle emploi de l'inscrire sur la liste des demandeurs d'emploi. Le tribunal a jugé que la requérante, titulaire d'un titre de séjour étudiant, ne remplissait pas les conditions légales, car son autorisation de travail avait expiré avant la rupture de son contrat. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 5221-48 du code du travail, qui subordonne l'inscription des étudiants étrangers à la détention d'une autorisation de travail valide.
Avocat : BOURJOLLY
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de la SARL DEFA, qui sollicitait la condamnation de l’État à lui verser 268 752 euros pour des préjudices liés à la délivrance tardive de certificats d’économie d’énergie (CEE). La société invoquait des fautes de l’administration, notamment le non-respect de l’autorité de la chose jugée et une résistance abusive. Le tribunal a estimé que l’administration n’avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité, dès lors qu’elle avait finalement exécuté les jugements en délivrant les CEE demandés. Il a également jugé que les préjudices allégués (perte de chance, atteinte à l’image, frais d’avocat) n’étaient pas établis ou étaient sans lien direct avec les faits reprochés.
Avocat : SCP JOB-TREHOREL-BONZOM-BECHET
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme C... qui contestait l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation, décidé par le préfet de la Marne et confirmé implicitement par le ministre de l'intérieur. Le tribunal estime que le ministre a pu légalement se fonder sur le séjour irrégulier de l'intéressée pendant 16 mois, motif suffisant à lui seul pour justifier la décision. Il écarte l'argument de la requérante sur le caractère isolé de cette irrégularité, relevant qu'elle n'était pas exagérément ancienne. La solution est fondée sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent un large pouvoir d'appréciation au ministre.
Avocat : SCP BRÉAUD SAMMUT CROON JOURNÉ-LÉAU
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la demande d’annulation de la décision du 26 août 2024 par laquelle la commission de l’académie de Bordeaux a rejeté le recours des requérants contre le refus d’autorisation d’instruction en famille pour leur fille. Les requérants soutenaient notamment que leur enfant, inscrit au CEFOP (cours par correspondance), ne relevait pas du régime de l’instruction en famille, et que la décision était entachée d’incompétence, d’erreur de qualification juridique et de violation de la liberté de l’enseignement. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, considérant que l’inscription à un enseignement à distance ne dispensait pas de l’obligation d’autorisation prévue par les articles L. 131-2 et L. 131-5 du code de l’éducation, et que la décision était suffisamment motivée et proportionnée. En conséquence, le tribunal a rejeté les requêtes et les conclusions accessoires.
Avocat : DE ARAUJO
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière et à obtenir un titre de séjour. La juridiction estime que l'arrêté est suffisamment motivé et que la situation du requérant, ressortissant algérien, est exclusivement régie par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et non par les dispositions générales du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Elle considère que le préfet n'a pas méconnu les stipulations de cet accord ni les exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DUJONCQUOY
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, rejette l'opposition formée par M. C... et Mme D... contre une contrainte de la CAF de la Drôme portant sur des indus de prime d'activité, d'allocation logement, de prime exceptionnelle de fin d'année 2019 et d'aide Covid-19. Le tribunal juge la contrainte régulièrement motivée et notifiée. Il écarte la contestation du bien-fondé des indus de prime d'activité et d'allocation logement, faute de recours administratif préalable. La décision se fonde sur les articles R. 133-3 du code de la sécurité sociale et les textes relatifs aux prestations sociales.
Avocat : JOLIVET