5 373 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
5 373
Décisions totales
383 581
Ordonnances
261 580
Avec résumé IA
Avocat : JOUANNEAUX
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 28 décembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans, et un arrêté d'assignation à résidence du 2 janvier 2026. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, il a rejeté la demande d'annulation des deux arrêtés ainsi que les conclusions accessoires, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MAFEUGUEMDJO BLANDINE
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B... demandant l'annulation de l'arrêté du 11 juin 2024 du préfet des Yvelines suspendant son permis de conduire pour six mois pour conduite après usage de stupéfiants. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation, et de méconnaissance des articles L. 224-2 et L. 235-2 du code de la route. Il a jugé que la décision, fondée sur l'article L. 224-7 du code de la route, était légale et que l'absence de délai entre l'infraction et l'arrêté n'était pas un motif d'annulation.
Avocat : JOSSEAUME
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A... qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de l'Oise. Le requérant soutenait que l'administration ne pouvait exiger la copie intégrale de son acte d'état civil, ce document ne figurant pas selon lui à l'article 16 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, rappelant que cette obligation découle des articles 37-1 et 9 du même décret, applicables aux demandes de naturalisation. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
Avocat : SORRIAUX JONATHAN
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet du Bas-Rhin lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. Saisi d’un recours pour excès de pouvoir, le tribunal a estimé que les moyens soulevés étaient soit manifestement infondés (incompétence du signataire, insuffisance de motivation), soit inopérants (méconnaissance du contradictoire et de l’article L. 435-1 du CESEDA), soit non assortis de précisions suffisantes (violation des articles 3 et 8 de la CEDH et erreur manifeste d’appréciation). La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.
Avocat : DJOSSOU
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la société IPAC. Celle-ci sollicitait une injonction visant à empêcher le ministre de l’éducation nationale de reconduire, pour l’année 2026-2027, les critères d’éligibilité à la Charte Erasmus+ excluant certains établissements privés. Le juge a estimé que la demande, qui tendait à prévenir l’adoption d’un acte administratif futur, ne justifiait pas d’un péril grave et imminent, condition nécessaire pour faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative dans le cadre de cette procédure.
Avocat : CABINET VEIL JOURDE
Le Tribunal administratif de Versailles annule la décision du préfet des Yvelines du 7 février 2024 retirant l’épreuve théorique du permis de conduire de M. B..., au motif qu’elle ne mentionnait pas les prénom et nom de son signataire, en méconnaissance de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de l’intéressé dans un délai de deux mois.
Avocat : JOSSEAUME
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... D..., ressortissant tunisien, contestant les arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine du 3 janvier 2026 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de trois ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur des actes, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, notamment au regard de l'état de santé du requérant, n'étaient pas fondés. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais d'instance.
Avocat : MAFEUGUEMDJO BLANDINE
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'annulation du refus implicite de renouvellement de sa carte de résident. Le juge a constaté que le préfet du Val-de-Marne avait délivré un titre de séjour valable de 2024 à 2034 avant même l'introduction de la requête, rendant celle-ci dépourvue d'objet dès son dépôt. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable.
Avocat : KPONDJO
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. A... contestant la suspension de son permis de conduire pour 7 mois. Le juge unique écarte les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut de procédure contradictoire, en se fondant sur les articles L. 224-2 du code de la route et L. 121-2 du code des relations entre le public et l’administration. La décision est confirmée en raison de l’urgence liée à un excès de vitesse de 56 km/h au-dessus de la limite autorisée, constituant un danger grave et immédiat.
Avocat : JOSSEAUME
Avocat : SELARL VALADOU JOSSELIN & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Rouen a constaté le désistement d’office de M. A... B..., qui contestait le refus du préfet de l’Eure d’enregistrer sa demande de titre de séjour. Le requérant n’a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois imparti, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. Aucune des conclusions de la requête n’a donc été examinée au fond.
Avocat : MUKENDI NDONKI JOSEPH
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement d'office de M. A..., qui contestait la suspension de son permis de conduire pour cinq mois par le préfet d'Eure-et-Loir. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir, le tribunal avait invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Faute de réponse dans le délai imparti, M. A... est réputé s'être désisté. L'ordonnance constate ce désistement pur et simple sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : JOSSEAUME
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B... pour contester des retraits de points et l'invalidation de son permis de conduire. En cours d'instance, le ministre de l'intérieur a retiré les décisions contestées et rétabli le solde de points à sept. Le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : JOSSEAUME
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet du Loir-et-Cher suspendant son permis de conduire pour quatre mois. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi il serait réputé s’être désisté. Aucune confirmation n’ayant été reçue dans le délai imparti, le tribunal a donné acte du désistement d’office de la requête.
Avocat : JOSSEAUME
Suspension du permis de conduire. Tribunal administratif de Melun. Désistement d'office de la requête de M. A... faute pour son conseil d'avoir confirmé le maintien des conclusions dans le délai imparti, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Avocat : JOSSEAUME
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. A... d'une requête contestant la décision 48SI du 8 mai 2025 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le permis de conduire de l'intéressé était redevenu valide avec un capital de douze points. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet, conduisant à un non-lieu à statuer. L'Etat a été condamné à verser 1 000 euros à M. A... au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : JOSSEAUME
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Marne refusant de restituer son permis de conduire à M. A..., âgé de 93 ans. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas satisfaite, les seules allégations relatives à l’âge et aux difficultés de déplacement du requérant étant insuffisantes pour caractériser une atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée sans examen du moyen tiré de la méconnaissance de l’article R. 221-1 du code de la route.
Avocat : JOSSEAUME
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la société Dalkia d’une demande de provision de 1 181 343,25 euros fondée sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative, dans le cadre de l’exécution d’un protocole d’accord conclu avec le centre hospitalier Le Cateau-Cambrésis. La société requérante s’est ensuite désistée purement et simplement de l’ensemble de ses conclusions. Le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation n’a donc été prononcée.
Avocat : CABINET JOFFE & ASSOCIES (SELARL)
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de la société Hammadi, qui contestait la décision de l'OFII du 16 juin 2023 lui imposant une contribution spéciale de 19 700 euros et une contribution forfaitaire de 2 124 euros pour l'emploi d'un étranger sans titre de travail, ainsi que les titres de perception correspondants. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de méconnaissance du contradictoire, et a jugé que les sanctions n'étaient pas disproportionnées. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles tendant à la décharge des sommes et à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués sont principalement le code du travail (article L. 8253-1) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 822-5).
Avocat : MAHJOUB